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fievi&la be ^lnuestigacian ^Juliana y 'fflebievaliBiha


Jliiblicaba por la


^flaioricensiB j^chola ^ul l ie l i ca


Num. 83


S U M A R I O


A. L L I N A R E S , Version francaise de la premiere partie pag. 121-138
de la Quadrature et triangulature du cercle


M.D. J O H N S T O N , Affatus: Natural Science as Moral pag. 139-159
Theologi/ (Part two)


M. C O L O M , Primer petit saplement al Glossari General pag. 161-171
Lul-lia


S O B E R A N A S / B A D I A , Manuscrits lullians de la Biblioteca pag. 173-193
de Catalumja. I


A. S O L E R I L L O P A R T , El nou manuscrit del Llibre pag. 195-200
de 1'Orde de Cavalleria i 1'edicid del text


F. D O M I N G U E Z R E C O I R A S , Sobre ediciones definitivas pag. 201-209
i/ otras inquisiciones. Glosa a una recension de
Josep Peramau


Resums dels articles pag. 211-212


Bibliografia lul-listiea pag. 213-215


Ressenves pag. 217-225


Cronica pag. 227-228


Index del vol. X X X pag. 229-237


Vol. X X X , Fasc . 2. P A L M A D E M A L L O R C A (Espafia). Aiio 1990




ESTUDIOS LULIANOS, revista fundada en 1957 por el Dr. Sebas-
tian Garcias Palou, se publica semestralmente.


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ISSN 0425-3752
Delfos, I. G. - Ctra. Cornella, 140 - 0S950 Esplngues de Ll. (Barcelona)




EL 3 0 ( 1 9 9 0 ) , 1 2 1 - 1 3 8


A . L L I N A R E S


VERSION FRANgAISE D E LA P R E M I E R E PARTIE
D E LA QUADRATURE ET TRIANGULATURE DU CERCLE


En publiant les Principes et questions de theologie (Paris, Ed. du Cerf,
1989), tires du De Quaclratura, de Lulle, le P. Prevost et moi-meme avons
pense qu'il etait inutile de procurer une traduction de la partie mathema-
tique de 1'oeuvre.


A cela nous avions plusieurs raisons, dont la premiere nous etait four-
nie par Lulle lui-meme. Si Ie titre initial de 1'oeuvre est bien, en effet, De
la quaclrature et cle la triangulature du cercle, le titre final retenu par l'au-
teur est celui de Principes de theologie. Sagissant d'un ouvrage publie
dans la collection "Sagesses chretiennes", il importait de mettre sous les
yeux du lecteur la theologie de Lulle et non ses connaissances mathemati-
ques. La demarche mathematique de 1'auteur n'est au fond qu'un pretexte
a presenter ses principes theologiques suivant un certain ordre, et rien de
plus. Cette demarche a ete resuniee dans mon introduction aux Principcs
et questions de tfieologie.


II apparait d'ailleurs que le propos mathematique de Lulle, outre qu'il
ne conduit pas a une conclusion fondee —il ne peut en etre autrement,
puisque le probleme de la quadrature du cercle est insoluble—, manque
de coherence. II manque de coherence en lui-meme et par rapport a la
demarche qu'il suit sur le meme sujet dans sa Nova geoinetria, ecrite vers
la meme epoque a Paris, tout comme le De quadratura. La comparaison
entre les deux demarches meriterait a elle seule une etude, mais il etait
inopportun de l'entreprendre dans mon introduction. Ce que celle-ci a
signale en revanche c'est que, dans le De quadratura, la demarche de
Lulle, en apparence coherente, ne l'est guere. II y a en effet chez lui con-
fusion entre le cercle, qui est une surface, et la circonference, qui est une
ligne. Parti dc 1'idee qu'un cercle, denomme "blanc", peut etre divise en
deux, en trois, en quatre parties egales, il passe allegrement a 1'idee que




1 2 2 A. LLINARfiS


le cercle peut egalement contenir des polygones dont le perimetre, augmen-
te d'une certaine "ligne mathematique", equivaut a la circonference du
cercle circonscrit. On passe ainsi de la notion de surface a celle de ligne.


Jajouterai que le De quadratura est pour 1'instant totalement inedit
en catalan, mais que, dans sa version latinc, la partio mathematique a ete
publiee. Nous avons donc pense que les curieux de mathematique me-
dievale pouvaient s'y referer. Toutefois, pour repondre aux bienveillantes
remarques de certains lecteurs, je publie la traduction de ces quelques
pages suivant un manuscrit catalan, puisque loeuvre a dabord ete ecrite
par Lulle dans sa langue natale.


Pour conclure, fespere que la publication du texte complet du De
quadratura, en catalan et en latin, ne tardcra pas trop. Je sais combien
on s'active a Majorque merne, a Barcelone aussi, et, bien entendu, au
Raimundus-Lullus-Institut de Freiburg, pour nous procurer les textes de
Lulle qui nous manquent encore.


TRADUCTION DU MS 607, HISP. 64, FOL. l-5v°


DE LA BAYERISCHE STAATSBIBLIOTHEK DE MUNICH


(lr°) Dieu de gloire, avec votre grace, votre verite et votre aide, nous
allons etudier la quadrature et la triangulature du cercle.


Pour etudier la quadrature et la triangulaturc du cercle nous utiliserons
la methode de YArt gdn6ral,x car ses principes generaux et ses regles aidcnt
a decouvrir les secrets de la nature.


Comme les mesures des lignes droites et celles des lignes courbes ne
se font pas de la meme facon, on ne peut mesurer les courbes avec un
compas, 2 comme les droites. Cest donc avec 1'imagination qu'il faut me-
surer mathematiquement 3 les droites et les courbes percues dans le sujet
concret. 4 Pour parvenir exactement a ce resultat, nous allons decrire qua-
torze cercles grace auxquels nous decouvrirons ce que nous desirons savoir.


1 Art Reneral, sans autrr pr^cision. alors que dans Ie Tractat d'astronomia, de la meme
epoque. Lutle se rifire a la Taula ficneral. Voir notre edition du Traitc iVttstrologie (Paris.
Stock, 1988) .


1 Lignes courbes = linees circulars. On nc peut mesurer une courbe, on doit la calculer.
* Mathematiquement = matematicalment.
' Le sujet concret ~ sobject vissible. II s'af?it du cercle sur lcquel portera le raisonnement.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E 123


Division du livre


Ce livre se divise en deux parties. La premiere concerne les quatorze
cercles, 1'etude de la quadrature et de la triangulature du cercle, 1'etude
de la triangulature du carre. 0


La seconde partie montre le profit que l'on peut tirer de ce qui a ete
connu dans la premiere partie. En effet, grace aux significations des me-
sures et des divisions des cercles en carres et en triangles, on peut con-
naitre les principes propres et particuliers des sciences selon la methode
de l'Arf gendral, voie et moyen de connaitre les principes particuliers des
sciences particulieres. Cest pourquoi u nous etudierons dans cette seconde
partie du livre les principes de la theologie, de la philosophie, du droit,
de la medecine, et d'autres sciences T dont les principes ont deja ete de-
couverts par les specialistes.


Quant a nous, nous voulons les decouvrir methodiquement 8 grace a la
signification des cercles et a l'Arf general, en indiquant ce que signifient
les figures et les divisions des cercles. Ces principes sont utiles dans la
mesure ou la connaissance de principes generaux appliques aux principes
particuliers permettra de mieux connaitre ces derniers.


Premiere partie


Premier cercle


Le premier cercle, blanc, est egal aux autres cercles, car les quatorze
cercles 9 sont egaux. Ce cercle blanc signifie qu'il peut contenir en lui-
meme toutes les figures et toutes les mesures des autres cercles. Cest
pourquoi 1 0 il represente une mesure generale divisible en plusieurs me-
sures particulieres. II represente une unite generale qui, mentalement, peut
etre comprise et connue en tant que preparation a 1'etude et a la decou-
verte des mesures particulieres qui decoulent d'une mesure generale.


* Cnrre = qundrangle, c'cst-a-dire un quadrilatere dont les cotes et les angles sont egaux.
• Cest pourquoi = i>er rad a"acd.
' Le propos initial de Lulle est ambitieux. En fait. les notions geometriques qu'il va


developper ne s'appliqueront qu'a la theologie.
". Methodiquement = per art.
" Les quntorze cercles = los .xiiii. cercles en quant figura circular.
1 0 Cest pourquoi = per amor d'acd: ce sera desormais 1'expression employee.




124 A. L L I N A R E S


Deuxieme cercle


Le deuxieme cercle est divise en deux parties par un diametre, 1 1 comme
on le voit. 1- Ces deux parties equivalent au cercle et le cercle equivaut a
elles deux, tout comme des parties equivalent a leur tout, tandis que le
tout equivaut a ses parties.


Ce cercle propose dans ce (lv°) traite signifie que la division operee est
d'abord celle de 1'unite en deux parties et qu'elle se fait en une seule
fois. Ainsi, le cercle blanc, par la nature du nombre et de la multiplica-
tion operee par division, 1 3 est d'abord divisible par une seule ligne avant
de letre par deux, afin que le nombre de deux parties soit avant le nom-
bre de trois ou de plusieurs parties.


Ce cercle est donc propose dans ce traite pour signifier que, de meme
qu'il est divisible en deux parties egales, le troisieme cercle l'est en trois
parties egales par trois lignes egales, car un diametre 1 4 du deuxieme cer-
cle equivaut a deux demi-diametres i r > du troisieme cercle. Ces demi-diame-
tres, auxquels s'ajoute un troisieme, divisent le cercle en trois parties egales.
Ainsi sopere une progression 1 0 qui, en utilisant d'abord une premiere ligne,
divise le cercle en deux parties, comme il apparait dans lc deuxicme cercle.


Troisieme cercle


Trois demi-diametres 1 7 divisent le troisieme cercle en trois parties ega-
les, qui, ensemble, equivalent au cercle, tandis que lui-meme equivaut a
ses trois parties, qui equivalent au tout, tout comme les deux parties du
deuxieme cercle, puisque les cercles sont egaux. Si un diametre du deuxie-


1 1 Diamatre = linea diemetral. Tout diametre partage le cerele en deujc dcmi-cercles.
u Comme on le voit = segoiis que en ell apar. La dcscription dc chacun dcs quatorze


cercles s'accompagne d'une figure marginale. Ici, nous avons reproduit les figures de la
publication de Hofmann.


" La multiplication operee par division = multiplicacid fcta pcr divisio. Formule cu-
rieuse, qui s'explique: on obtient deux; demi-ccrcles en divisant le ccrcle par un diametre.


" Un diametre = .i. na diametra.
1 5 Deux demi-diametres = dues (mijas diametrais linees). Les mots entre parcntheses ont


saute, mais figurent immediatement apres. Ces mijas diametrals linees sont des rayons = radis.
Mais ce mot ne figure pas dans le vocabulaire lullien, et probablement pas dans le voca-
buJaire du catalan medieval. En frangais, le mot rayon n'est attest^ que depuis le X V I ' siecle.


'* Progression = successiva divissid. 11 s'agit d'une progression arithmetique de raison
un, qui permet de diviser le cercle en deux, trois, quatre parties, puis d'y inscrire des po-
lygones de trois, quatre, cinq, six, sept, huit cfltes.


1 7 Demi-diametres = miges diametras.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E 125




126 A. L L I N A R E S


me cercle nequivaut pas a trois demi-diametres du troisieme cercle, c'est
parce que le troisieme demi-diametre du troisieme cercle a, dans ce cercle,
un sujet et un lieu propre, distinct du sujet des deux demi-diametres egaux
au diametre du deuxieme cercle . l s


Ce cercle est ainsi dispose pour signifier que, de meme que ses trois
parties, separees par les trois demi-diametres, lui sont egales, quatre par-
ties du quatrieme cercle lui sont egales aussi, puisque tous les cercles sont
egaux. II est signifie ainsi que la division en deux parties egales est de-
venue une division en trois parties egales par trois lignes, et que, par quatre
lignes, elle deviendra une division en quatre parties egales. Ainsi, pour
faire trois parties, trois lignes valent plus que deux, quatre plus que trois,
tandis que deux parties equivalent a trois, trois equivalent a quatre. 1 9


Quatrieme cercle


Le quatrieme cercle est divise en quatre parties egales qui, ensemble,
lui sont egales. Ce cercle est partage par deux diametres 2 ( 1 qui se coupent
l'un 1'autre en se rencontrant au centre. Ce centre est un point situe au
milieu des quatre demi-diametres et des quatre parties du cercle: c'est
un point mathematique, 2 1 invisible et imaginaire. 2- Ce point est le centre
invisible,-'' pour que les lignes et les parties puissent s'associer et se ren-
contrer dans 1'unite du sujet.


Dans ce quatrieme cercle nous commencons a demontrer et a prouver
que dans le cinquieme cercle il y a une ligne naturellc, tiree du cercle,- 4
qui equivaut a un cote du triangle. Quatre lignes egales partagent ce cin-
quieme cercle en quatre parties egales, 2 8 tout comme quatre lignes egales
divisent le quatrieme cercle en quatre parties egales; et de mcme que qua-


" Alors que lcs deux premiers demi-diametres equivalent au diametrc du deuxieme
cercle, le troisieme rayon n'appartient qu'au troisieme cercle.


** Si trois ou quatre rayons sont superieurs a deux ou trois. deux parties sont egalcs a
trois, puisque le eercle partage est toujours le meme.


" Diam^tres = linees diametres.
" Point mathematique = punt matamatich.
" Imaginaire ou imaginable = ymaginable.
" Invisible, et non indivisible (indivissible), comme l'indiquc le manuscrit.
** Une ligne naturelle tiree du cercle = .i.na Hnea natural que siu della materia del


cercle, c'est-k-dire un arc de cercle. II faudra admettre que celui-ci, appele plus bas linca
matdmutica, est de meme longueur que le cdte du triangle equilat^ral inscrit dans le cercle,
et que, ajoute au perimetre du triangle, il donnera une longueur egale a la circonference du
cercle. Cest la, bien entendu, un postulat discutable.


2 3 Quatre lignes, quatre parties egales: assertion inexacte et contreditc un peu plus bas.
Voir ci-dessous note 27.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E 1 2 7


tre ligncs du quatrieme cercle le divisent en quatre (2r°) parties egales qui
equivalent aux trois du troisieme cercle et aux deux du deuxieme cercle,
quatre lignes egales du cinquieme cercle divisent celui-ci en quatre parties
egales, qui equivalent aux divisions du deuxieme, du troisieme et du qua-
trieme cercle. Si elles ne leur etaient pas egales, 1'ordre de division du qua-
trieme cercle en parties egales serait interrompu, ce qui est impossible,
puisque le cinquieme cerclc est egal aux autres. Les quatre parties du cin-
quieme cercle, determinees par quatre lignes egales, equivalent donc aux
quatre parties du quatrieme.*26


Les quatre parties visibles, contenues dans le cinquieme cercle, ne
peuvent etre divisees en quatre parties egales, parce quelles ne le sont
pas, puisque le triangle, designe par la lettre A, est plus grand que chacune
des autres parties.- 7 Puisque les trois cotes du triangle ne divisent pas le
cercle en quatre parties egales, comme cela se voit, il faut que, comme
dans le quatrieme cercle, trois lignes et une autre, toutes egales, divisent
le cercle en quatre parties egales. Ainsi les trois cotes visibles du triangle
inscrit dans le cinquieme cercle partagent naturellement le cercle avec une
autre Hgne, mathematique. 2 8 Cest elle que nous recherchons et que nous
voulons connaitre, car, avec elle et les trois cotes du triangle, on peut
former un carre qui equivaudra aux quatre lignes dont il est question. Le
cinquieme cercle pourra etre carre,- 9 ce qui sera montre dans le onzieme
cercle.


Cinquieme cercle


Un triangle A est inscrit dans le cinquieme cercle. Celui-ci est ainsi
divise en quatre parties inegales, comme nous venons de le dire, puis-
que A est plus grand que chacune des autres parties.


(Que les trois c6tes de A et une ligne mathematique, egale a un cote


m Dcux changements se sont produits: 1) 1'apparition d'une "ligne mathematique", com-
plement du perimetre de la figure inscrite dans le cercle; 2) le passage de la notion de
cercle a celle de circonference, ellc aussi denommee cercle. De la quadrature du cercle on
est pass6 i\ celle de la circonference. rendue manifeste par 1'utilisation du compas, qui ne peut
mesurer d'aillcurs que des droites. Le mot circumferencia, pourtant atteste dans YArbre de
ciincia, XIV, ii, 11, 111, n'est pas employe ici.


2 7 Le perimetre du triangle inscrit est plus grand que chacun des trois arcs de cercle
sous-tcndus, mais il cst inferieur a la circonfercnce d-u cercle, et chacun des cotes est infe-
rieur a l'arc de cercle qu'il sous-tend.


m Ligne mathematiquc = linea matcmatica. II s'agit d'un arc de cercle variable suivant
lcs polygones inscrits dans le cercle.


" Pourra ^tre carre (du verbe "carrer" — trouver le carr£ equi\ alent a un cercle) = porra
esser quadrat.




1 2 8 A. L L I N A R E S


de A, divisent le cercle en quatre parties egales, c'est ce que nous allous
demontrer de la maniere suivante:


Avec un compas je prends quatre longueurs egales aux cotes de A, et
avec ces quatre longueurs je trace une ligne droite continue LM. Je supposc
que A est egal a trois parties du cercle dans iequel il est inscrit, que les
trois arcs de cercle equivalent a quatre parties du cercle, et que le cercle
entier equivaut a sept parties egales. Ceci pose, je fais ia demonstration
suivante:


Avec un compas je mesure le cercle de D qui contient un hexagone, 3 0
et je developpe six longueurs qui equivalent a son perimetre. Je suppose
alors que chacun des six arcs de cercle 8 1 exterieurs a D equivaut a une
septieme longueur. Avec cette longueur et les six cotes de lhexagone je
trace une ligne NO que je divise en quatre parties egales. Puis je mesure
LM et NO. Je constate qu'elles sont egales, et que, par consequent, sont
egales les partics dont elles sont composees. Avec les quatre parties de LM
je construis le carre P, et avec les quatre parties de NO je construis le
carre Q. Je constate que les deux carres sont egaux, tout comme LM
egale NO.


II est ainsi demontre que A est egal a trois parties du cercle et que
les trois arcs de cercle en valent quatre. Ainsi sept parties du huitieme
cercle ne valent que sept parties du cinquieme, comme cela apparait avec
1'egalite de LM et de NO et des deux carres P et Q. Le cinquieme cercle
equivaut donc a sept lignes egales qui divisent mathematiquement le cer-
cle en sept parties egales. De ces sept lignes je forme le carre P, dans lequel
le cercle a ete naturellement carre, ce qui apparait dans le onzieme cercle.


Nous avons donc prouve que l'on peut carrer le cercle, ce que nous
prouverons encore par la suite.


Dans le cinquieme cercle, le mode de division et de multiplication est
different de celui des cercles deux, trois et quatre, dont les parties etaient
determinees par des diametres qui se rencontraicnt au centre du cercle.
En revanche, dans A, B, C, D, E, F, cela se passe en dehors du centre. 3-
Les divisions des cercles deux, trois et quatre etaient egales. Avec le cin-
quieme cercle commencent les divisions inegales ct particulieres, puisque
le perimetre de A est superieur a l'un des trois arcs de cercle, comme le
perimetre de B est superieur a l'un des quatre arcs de cercle, et comme
il en est de meme pour C, D, E, F . De meme B est plus grand que A,


M Hexagone = hexagonum.
3 1 Six ares de ccrcle = sex lunulae. Equivalcnt catalan lunela: voir ci-dessous notc 39 .


Cela se passe en dehors du ccntre = de A, B, C, D, E, F, fit extra centrum. On est
passe de la quadrature du cercle a celle de la circonference. Voir ci-dcssus note 25.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E " 1 2 9


C plus grand que B, D plus grand que C, E plus grand que D et F plus
grand que E. Cest pourquoi on peut connaitre dans quelles figures les
principes sont generaux ou speciaux, c'est-a-dire individuels.) 3 3


On peut encore savoir comment la figure A, inscrite dans le cercle,
peut etre augmentee jusqu'a devenir egale au cercle. Ainsi, en multipliant
indefiniment les cercles et en les divisant progressivement comme sont
divises les cercles de A a F , on obtiendrait un cercle qui aurait tant de
points qu'il en serait plein. 3 4 Mais cela ne pourrait etre percu, parce que le
compas ne pourrait atteindre ces infimes parties.


Sixieme cercle


Un carre B est inscrit 3"' dans le sixieme cercle. II equivaut a quatre
parties du cercle, ce qui signifie que chacun de ses cotes en est le quart,
comme chaque cote de A en etait le tiers. Comme les quatre cotes de B
sont egaux, cela signifie qu'ils equivalent a quatre parties du cercle, de
meme que les trois cotes de A equivalaient a ses trois parties. Grace au
triangle et au carre on peut donc connaitre les mesures du cercle.


II est une autre fagon de signifier la progression du nombre. 3 6 En
s'accroissant d'une unite, le nombre passe de quatre a cinq, de cinq (2v°)
a six, etc. Puisqu'il en est ainsi, une ligne mathematique est en puissance
dans le sixieme cercle, egale a un cote de B et representant la cinquieme
partie du cercle. Cest cette ligne que nous recherchons et desirons con-
naitre: elle signifie que le septieme cercle peut circonscrire un pentagone 3 7
qui equivaut a cinq parties du cercle. Aussi est-il utile aux geometres de
connaitre les significations precedentes pour comprendre comment le cer-
cle blanc contient en puissance le triangle, le carre, le pentagone, 1'hexa-
gone, 1'heptagone, l'octogone. 3 8


II vient detre dit que dans ce sixieme cercle est en puissance une ligne
qui equivaut a un cote de B. Nous allons prouver d'une maniere concrete
qu'il en est ainsi.


** La partie entre parentheses manque dans le manuscrit catalan. Elle est traduite du
banuscrit latin Clm 10510, Bayerische Staatsbibliothek de Munich, fol. 3v"-4r".


** En multipliant indefiniment les ix>lygones inscrits (sous-entendu: toujours selon la
meme progression), on arriverait a faire coincider polygone et cercle.


*•' Est inscrit = esta en lo mig.
** Progression du nombre = per successio e per multiplicacio de nombre.
m Pentagone = cinqud angle.
" Hexagone = sextangle; heptagone = setangle; octogone = octangle. La designation des


polygones sur le modele du triangle est tres logique, puisqu'elle s'appuie toujours sur la
notion d'angle.




1 3 0 A. L L I N A R E S


Avec un compas je mesure et je trace une ligne NO egale aux quatrc
cdtes de B, augmentes dune longueur cgale a un cote et qui equivaut au
cinquieme du cercle. Ces cinq longueurs sont egales a NO, comme on peut
le verifier avec le compas. Comme NO est egal a LM, il est demontre que,
de meme que LM equivaut aux trois cdtes de A augmentes d'une qua-
trieme ligne, NO equivaut aux quatre cotes de B augmentes d'une cin-
quieme ligne.


II a ete prouve que la cinquieme ligne est la cinquieme partie du cercle,
materiellement tiree des quatre arcs de cercle, 3 0 et que B equivaut aux
quatre parties du cercle. Toutes ces mesures ayant ete considerees, apres
avoir mesure les quatre cotes de B et la cinquieme partie du cercle, 4 0 avec
ces mesures on trace LM et un carre qui equivaut a NO et a B, augmente
d'une cinquieme ligne. Ce carre est celui que nous recherchons, car le cer-
cle est carre en lui, et il equivaut aux carres P et Q. 4 1 Cest le carre de I. 4-


Septieme cercle


Le pentagone C est inscrit dans le septieme cercle. Nous allons re-
chercher la quadrature de ce cercle de la maniere suivante:


Par sa nature quinaire, le pentagone est divisible en cinq parties egales,
de meme que par sa nature quaternaire le carre est divisible en quatre
parties egales, que par sa nature ternaire le triangle 1'est en trois par-
ties, etc. Les polygones generaux, 4 3 mentionnes ci-dessus, sont divisibles
selon la division generale propre a chacun d'eux: le triangle est divisible
en trois parties, par triangularite, le carre en quatre par quaternite, le
pentagone, lTiexagone, etc. Chaque polygone general a donc sa division
propre et naturelle en parties egales, 4 4 le triangle en trois, le carre en
quatre, etc. Quand le triangle est divise en trois parties inegales, sa divi-


• Arc de ccrcle = luneta. Ce mot n'est pas atteste dans les oeuvres catalanes de Lullc
deja publiees, et n'est donc pas repertorie dans lo Glossari general luHia, de M. Colom Mateu.


4 0 Le texte est probablement altere, puisqu'on lit: mensurades les Aiii. linees dc B en
1'Wngle blanch, per co car no es tan agut com 1'angle de A, qui coci esser mesurat en la
superficies del cercle.


a Au lieu de Q, on lit C. Or, C est le pentagone du septieme cercle.
*• Le carre. de I, c'est-a-dire celui du treizieme cercle.
" Polygones generaux = generals angles. II s'agit du pentagone, du carre et du triangle,


qui viennent d'etre mentionnes. Tout trois sont r£guliers, . . . puisque chacun a des cfltes
et des angles egaux: le triangle est un triangle £quilateral. Les polygones reguliers sont des
figures de reference, donc generales.


'* Les polygones reguliers ont, par nature, des cAt£s et des angles £gaux: c'est ce qui
leur confere la generalite. Les polygones irreguliers ne le sont pas, par nature, mais par
accident.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E " 1 3 1


sion n'est pas naturelle. Seule la division en trois parties egales lui est na-
turelle. La division (3r°) inegale se fait accidentellement, par suite d'un
cmpechement provenant de mesures differentes qui requierent par nature
une autre division.


Les cinq arcs de cercle situes a 1'exterieur de C sont divises egalement
pour donner une mesure equivalant a la sixieme partie du cercle. II doit
en ctre ainsi pour que les parties obtenues par la plus grande et la plus
petite division soient egales. La plus grande division est celle du pentagone
en ses cinq cotes egaux; la plus petite est eelle des cinq arcs de cercle,
correspondant aux cinq cotes de C, en six parties egales.


Le septieme cercle equivaut donc a six longueurs egales, c'est-a-dire
aux cinq cotes de C, auxquels s'ajoute une sixieme longeur tiree des cinq
arcs. Grace a ces six longueurs, je trace une hgne continue, mesuree avec
le compas. Cette ligne equivaut a LM et a NO. Elle equivaut par conse-
quent aux quatre cotes des carres P et Q. II s'ensuit que le septieme cercle
se trouve carre par quatre parties egales qui equivalent aux six longueurs
ci-dessus.


Huitieme cercle


L'hexagone D est inscrit dans le huitieme cercle. II sous-tend six arcs
du cercle, comme A en sous-tend trois du cinquieme cercle, B quatre du
sixieme, C cinq du septieme. II faut donc que la progression se fasse par
une unite, ce qui fait quc trois est egal a deux augmente d'une unite, que
quatre est egal a trois augmente d'une unite, etc. D sous-tend donc six arcs
de cercle.


II sensuit que les six arcs de cercle renferment la septieme partie du
cercle, pour que la progression de la sixieme a la septieme se fasse par
1'addition dune unite. Le huitieme cercle equivaut donc a sept longueurs
egales, et ces sept longueurs equivalent au cercle. Je mesure les six cotes
de 1'hexagone avec le compas et je trace une ligne droite de leur longueur
totale, a laquelle fajoute une longueur tiree des six arcs. Je compare cette
ligne composee a LM et a NO et je constate qu'elle leur est egale. Elle
est donc egale aux carres P, Q et C.


Le huitieme cercle a ete carre, ce que nous avons prouve.




1 3 2 A. L L I N A R E S


Neavicme cercle


Dans le neuvieme cercle est inscrit 1'heptagone E, forme de sept cotes
egaux et qui sous-tend sept arcs de cercle, comme cela se voit. Que la
huitieme partie du cercle se trouve dans les sept arcs et que E equivaut
a sept parties, cest ce que nous prouvons de la maniere suivante:


II a ete dit que toutes les lignes, divisions et mesures des autres cercles
ctaient en puissance dans le cercle blanc, egal a tous les autres cercles.
Cela ne pourrait etre si la progression ne se faisait pas par unite entre D
et E (3v°), pour que le nombre soit plus grand en E que en D, afin que D
equivale a E et que les six arcs du huitieme cercle equivalent aux sept
du neuvieme cercle. En effet, la plenitude ne pourrait demeurer dans le
cercle si les parties n'etaient pas materiellement egales dans les carres P,
Q et G, et dans les lignes LM et NO. Mais comme D equivaut a E et quc
les six arcs de D equivalent a sept de E, le cercle blanc est plein de lignes
et de points, un point existant naturellement et materiellement en un autre
et une ligne en une autre. Le cercle blanc peut ainsi contenir tous les
points qui resultent de la rencontre des lignes, dans la mesure ou une ligne
est limitee par une autre. En raison de leur rencontre et de leur limitation,
un point est dans un point, une partie dans une partie, une ligne dans une
ligne, pour que le tout soit plein de parties continues.


II est donc prouve que le cercle est divisible en huit parties egales,
dont sept sont de E et la huitieme tiree des sept arcs. Les huit parties equi-
valent a une ligne de A ou de B, aux carres P, Q, F, G. Cela apparait si
on mesure avec le compas les sept cotes de E, auxquels on ajoute une
mesure egale a chacun, et si, avec les huit mesures, on trace une ligne
droite et continue qui equivaut a LM ou NO.


Dixieme cercle


Le dixieme cercle contient 1'octogone F. Pour prouver que le cercle
peut etre carre, nous allons prouver dabord que F equivaut a huit parties
du cercle et que des arcs peut etre tiree la neuvieme partie du cercle, ce
que nous prouvons ainsi:


Le cercle blanc contient en puissance le septieme, le huitieme et les
autres cercles. De meme notre cercle contient en puissance un autre cer-
cle qui contiendrait un enneagone 4 0 et neuf arcs, un autre cercle qui con-


, ; Ennt-agone = noven angle.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E DU C E R C L E " 1 3 3


tiendrait un decagone et dix arcs, 4 6 etc. jusqua ce que tous les points
remplissent le cercle. II faut qu'il en soit ainsi pour que le cercle blanc
puisse avoir en puissance un mode de progression. II s'ensuit necessaire-
ment que la huitieme partie du neuvieme cercle doit avoir en puissance la
neuvieme partie du dixieme cercle et que F est en puissance en E, pour
que la division du dixieme cercle soit en puissance dans les neuf parties
qui equivalent au cercle. S'il n'en etait pas ainsi, le neuvieme cercle, apres
avoir ete divise en huit parties, ne pourrait etre la matiere ni le sujet de
la division de F et des huit arcs, ce qui est impossible selon 1'ordre naturel.
II faut donc que F soit en puissance dans E et que huit cotes de F soient
en puissance dans les sept cotes de E. II ne pourrait en etre ainsi si le
dixieme cercle nequivalait pas aux huit cotes de F et a la neuvieme partie
tiree des huit arcs. II en est ainsi materiellement 4 7 et invisiblement de
1'unite et de la mesure, car (4r°) une unite en acte doit contenir progressi-
vement une autre unite en puissance. II est donc prouve que F equivaut
a huit parties egales du cercle, que ses huit arcs offrent la neuvieme par-
tie, que F est le sujet dans lequel un enneagone est en puissance, que les
huit arcs sont le sujet dans la matiere duquel sont en puissance les neuf
arcs du cercle qui contient 1'enneagone.


Ce qui vient detre prouve et demontre peut etre prouve concretement.
Avec un compas on peut en effet mesurer les huit cotes de F et, en v
ajoutant une ligne mathematique, former une ligne droite equivalant a
neuf parties et tres exactement egale a LM et a NO. Ces mesures doivent
ctre prises dans les angles blancs de F, non a la surface noire 4 8 du cercle,
car ces angles sont obtus, 4 1 1 alors que les angles du triangle sont aigus,
comme nous 1'avons vu a propos du sixieme cercle.


La circonference du dixieme cercle r > n est donc cgale a LM et a NO.
Elle est donc egale au perimetre des carres P et Q. II s'ensuit que le
dixieme cercle se trouve carre par le carre forme de neuf parties egales
au cercle.


Nous avons donc prouve la quadrature du cercle par les cercles decrits
plus haut et par les mesures qu'ils contiennent, en appliquant celles-ci
aux lignes LM et N O 5 1 et aux carres P et Q. Nous avons prouve ainsi la


** Un decagone et dix arcs = .1. altre qui sia de angle e que aia .x. lunetes.
" Materiellement = materialment. II fraudrait lire plutot: mathematiquement = matama-


ticalment, qui correspondrait mieux a invissiblement.
" Angles blancs = angles blanclts; surface noire = superficies negra. II s'agit peut-etre


des cfites de 1'octogone (designe au debut du chapitre par .viii. angle) et de la circonference
du cercle.


" Obtus = amples. Tout le passage qui precede est obscur.
8 0 La circonfcrence du dixieme ccrcle = la linca del .x.e cercle.
8 1 Lignes LM et NO = ,ii. linees longucs, parce qu'elles sont egales a un perimetre


augmente d'un arc de cercle.




1 3 4 A. L L I N A R E S


progression naturelle, materielle et secrete des nombres et des mesures,
par lesqueis un corps est plein de parties, imbriquees materiellement et
naturellement les unes dans les autres.


Onzieme cercle


Le onzieme cercle est carre et nous avons prouve sa quadrature: les
cotes des angles situes hors du cercle equivalent aux quatre arcs situes
hors du carre. 8 2 Cest pourquoi G, qui les represente, equivaut aussi bien
au carre qu'au cercle. Que les arcs et les cotes des angles de G soient egaux,
cela se voit. La quadrature du cercle a donc ete demontree de deux facons,
mathematiquement et concretement/''1


Le cercle de G signific que lcs mesures des cercles de A, B, C, D, E, F,
se reduisent aux quatre c6tes du carre G, qui equivaut au cercle, et que
les quatre mesures du cinquieme cercle equivalent aux cinq du sixieme,
aux six du septieme, aux sept du huitieme, aux huit du neuvieme, aux
neuf du dixieme, et vice-versa. II est ainsi montre que toutes les parties
de ces cereles sont 1'equivalent de cercles et de carres, ce qui indique
comment mesurer les unes grace aux autres. Une telle theorie est utile M
a la geometrie et a 1'astronomie: a la geometrie parce qu'on peut savoir
comment des (4v°) mesures sont en puissance dans d'autres; a 1'astronomie
qui pourra, par des mesures, connaitre les influences circulaires et quater-
naires, les unes egales aux autres. Nous pouvons en dire autant de 1'arith-
metique.


Avant de poser le cercle au milieu du carre il faut tracer le carre G,
et le diviser en croix par deux diametres pour trouver son centre, point
de rencontre des deux diametres. On posera le compas en ce centre et on
tracera un cercle equivalent au cercle de G.


Nous avons parle de la quadrature du cercle. Nous allons parler main-
tenant de sa triangulature, que nous recherchons comme suit.


M Pour comprendre cette phrase £nigmatique. il faut savoir qne, comme le montre la
figure inscrite en marge du manuscrit, le carre n'est plus incrit dans le cercle, et ses sommets.
donc ses angles, delwrdent du cercle. Mais il est tcmeraire de dire que ce qui. dcs crttes
du carr^, est hors du cercle, est £gal i ee qui, du cercle, cst hors du carre.


" Concretcment = seruualment.
" Utile, et non subtil, comme 1'indique le manuscrit.




Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E " 135


Douzieme cercle


Le douzieme cercle, designe par H, comprend un cercle et un trian-
gle. Ce cercle est triangule, comme cela se voit: les cotes des angles du
triangle qui debordent du cercle equivalent aux arcs de cercle situes hors
du triangle. 5 5 Cest pourquoi il est inutile de montrer autrement que le
cercle peut etre triangule, puisqu'il apparait aux sens: il n'y a pas a prou-
ver ce dont on a 1'experience. II convient toutefois d'expliquer comment
on peut trouver les mesures du triangle egal au cercle.


Nous prouvons celles-ci tout naturellement. Le cercle blanc signifie
qu'il doit contenir en puissance un triangle equilateral qui lui est egal,
comme il contient en puissance un carre 5 6 qui lui est egal, ce qu'a montre
le cercle de G et que nous avons prouve aussi. Le cercle blanc doit con-
tenir en puissance un triangle equilateral ou un carre, parce que, de meme
qu'il contient un carre, il contient aussi plusieurs quadrilateres particu-
liers, et que, en contenant le triangle equilateral il contient aussi plusieurs
triangles particuliers. 5 7 Le cercle peut en effet contenir narurellement des
figures triangulaires et des figures quadrangulaires.


II est manifeste que le triangle requiert naturellement des lignes plus
longues que le carre, car il differe plus 8 8 du cercle que le carre et il a
des angles plus aigus que celui-ci. Cest pourquoi il faut rechercher les
mesures d'un triangle egal au cercle, par les lignes les plus longues que
celui-ci peut contenir: ces lignes sont des diametres, comme cela apparait
dans le deuxieme cercle. Nous recherchons donc les mesures du cercle
avec les mesures les plus longues et nous faisons cette recherche de la
maniere suivante:


Les mesures les plus longues que peut contenir le cercle blanc, et
dont on fait un triangle equilateral 6 0 sont les cotes de A, comme cela se
voit. Comme un triangle equilateral requiert des mesures plus longues
qu'un carre, ainsi que nous 1'avons dit, de meme qu'un carre requiert qua-
tre cdtes egaux qui soient les plus grands possibles dans le cercle, un
triangle equilateral requiert trois (5r°) cotes plus grands que les cotes du
carre\ II faut que ce soit quatre diametres dont on fasse une ligne droite RS.


" Comme le carri, le triangle n'est plus inscrit dans le cercle, mais ses sommets debor-
dent du cercle. Les remarques de la note 52 peuvent donc s'appliquer egalement ici.


M Triangle equilateral = triangle general; carre = quadrangle general.
6 7 Quadrilateres particuliers = especiah quadrangles; triangles particuliers = specials (sic^


triangles.
" II differe plns = com sia pus dcssemblant.
** Un triangle equilateral = .1. triangle de .iii. linees dretes eguals.




1 3 6 A. L L I N A R E S


Divisee en trois parties egales, cette ligne equivaut au triangle equila-
teral H.


II est une autre raison necessaire pour laquelle le perimetre du triangle
equilateral60 doit etre egal a quatre diametres: c'est que, de meme que
toutes les mesures, du cercle de A jusqua celui de F, equivalent a quatre
lignes communes pour former un carre qui equivaut au cercle de G, comme
nous 1'avons demontre, elles equivalent aux trois c6tes egaux du triangle
equilateral, pour que trois et quatre correspondent par ordre, nature et
progression de nombre. C'est aussi pour que tout soit equivalent, afin que
des mesures naturelles, correspondant au meme cercle," 1 puissent etre na-
turellement egales. Cest encore pour que par quatre, longueur des diame-
tres,"- elles puissent former un triangle, comme elles forment un carre. II
en est de meme de la succession des cercles, du cercle blanc au cercle
de A. 6 8


Le triangle equilateral ne peut etre forme materiellement que de qua-
tre diametres: il ne peut etre forme de trois diametres seulement, car trois
diametres nequivalent pas a LM, qui equivaut a trois diametres et demi.
II faut que la ligne RS vale quatre diametres pour que la matiere du cercle
soit plus longue par le triangle que par le carre." 4 II ne peut s'agir de
lignes inferieures a quatre diametres, pour que RS et LM se correspondent
par progression ordonnee de nombre, comme nous 1'avons dit.


Apres avoir trouve les mesures du triangle equilateral, soit quatre dia-
metres qui equivalent a RS, on tracera le triangle avec ces quatre lon-
gueurs. On posera ensuite le compas au milicu du triangle pour tracer le
cercle egal au cercle blanc. Le cercle sera triangule, ce qui se voit.


Treizieme cercle


Le treizieme cercle, designe par I, signifie que le carre peut etre trian-
gule. Cela peut etre connu par ce que nous avons dit de la quadrature


• Le perim^tre du triangle equilateral = la linea de ueneral triantde.
" l Qui correspondent au m£mc ccrclc = qui no han mas A.na matvria de subicct. Le


sujet c'est le cercle, toujours le mgmc.
1 . 2 Longueur des lignes LM et NO = nombre de maiors linees, parce qu'ellcs sont equi-


valentes k un perimetre augmente d'un arc de ccrele. Voir note 5 1 .
1 . 3 On lit: de A tro al blanc cercle. Cest une erreur, puisqu'on cst parti du ccrcle blanc


pour aller d'alx>rd jusqu'au cercle de A, c'est-i-dirc jusqii'aiu prcmier ccrclc ou nn polygonc a
ete inscrit.


** On pcut comprendre que, pour obtenir unc longucur egale & la circonfcrence du
cercle, l'arc de eercle a ajoutcr au perimetre du triangle duit etre [ilus liing que celui qu'il
faut ajoutcr au perimctre du carre.




" Q U A D R A T U R E E T T R I A N G U L A T U R E D U C E R C L E " 137


et de la triangulature du cerele. De meme en effet que les perimetres
de A a F se ramenent necessairement a quatre longueurs egales, par suite
de 1'egalite du carre et du triangle, comme cela apparait en H ou quatre
diametres sont egaux a quatre longueurs egales du cinquieme cercle, cette
egalite est ]a meme en I, de sorte que les mesures peuvent etre egales
par (5v") le carre et le triangle, comme elles le sont par le cercle et le
triangle en II. Cela suffit a montrer que le carre peut etre triangule. Si le
cercle egal au carre peut ctre triangule, le carre egal au cercle peut etre
triangule.


Pour inscrire le carre dans le cercle il faut tracer d'abord le triangle, v
poser ensuite le carre, selon ce qui a ete montre en I.


Quatorziemc cercle


Tous les cercles sont pleins des parties du quatorzieme cercle, et il
cst plein d'eux. II est la figure generale qui resume les figures et les me-
sures des autres cercles. Lui-mcme les represente toutes, puisqu'il est com-
pose d'un cercle, d'un carre et d'un triangle, tous trois egaux.


Ce cercle signifie que toutes les lignes, figures et mesures, du cercle
blanc jusqu'au cercle de C, se rassemblent dans les nombres quatre et
trois: 0 5 le nombre quatre, comme dans le cercle de A, ou quatre cotes
forment le carre qui equivaut au cercle; et ces quatre cotes equivalent
au triangle dans lequel le cercle est triangule; le nombre trois, en tant
que les trois cotes du triangle sont lequivalent des quatre diametres qui
sont la maticre du triangle. Cest pourquoi toutes les mesures particulieres
se r^duisent k trois genres de nombres dans le cerclc K: le quatre, le trois
et le circulaire. Elles se ramenent au nombre trois parce qu'elles sont egales
au triangle equilateral; elles se ramenent au nombre quatre parce quelles
sont egales au carre; elles se ramenent au nombre circulaire par succession
de partie, comme toutes les mesures sont circulairement egales en puissan-
ce, selon la matiere et la nature, de meme que le cercle de A est egal a
celui de B, etc. et que le cercle equivaut au carre et au triangle, et reci-
proquement.


Ce cercle signifie comment un corps est naturellement plein de lignes.
de points, de mesures et de figures, et comment cette plenitude est repre-
sentee par les cercles et leurs mesures, dont le cercle de K est compose.
Ce cerclc rassemble ainsi toute 1'utilite des autres cercles, en recevant ce


** Les nombres quatre et trois = nombre quaternari e triangulari.




138 A. L L I N A R E S


que ehaque cercle apporte. On peut ainsi connaitre et savoir ce que nous
avons dit des autres cercles.


La premiere partie de ce traite, enrichissantc, conune cela est apparu.
est finie. Elle a montre aussi qu'il est utile de connaitre VArt general. Si,
en effet, grace a lui on peut connaitre la quadrature du cercle que les sages
anciens nont pu connaitre avec leur science, il est manifeste que l'Ar< ge-
nira], nouvellement invente, est utile, puisque, grace a lui, on peut acquerir
les connaissances qui nont pu etre acquiscs par la science des anciens.


Armand LI.INAHKS
Paris




EL 3 0 (1990) , 139-159


M . D . JOHNSTON


AFFATUS: NATURAL SCIENCE AS MORAL THEOLOGY


(Part two)


Part Two: Affaius as Moral Theology


The first part of theis study has reviewed the medieval physiological
and psychological doctrines regarding speech that Ramon Llull adapts in
his proposal of affatus. From this review, it is possible to see how LkuTs
arguments reorganize conventional Scholastic theories and to recognize
ccrtain difficulties in his collocation of speech among the external senses.
VVe can even point to at least two of those doctrines, the attribution of a
virtus vocalis to the motive power of the sensitive soul and the conception
of a "mental discourse" in the operations of the soul, as the principal bases
for Llull's proposal of affatus. Nonetheless, Anthonv Bonner has not un-
jusf.lv suggested that all this scientific lore bears only "marginal or secon-
dary interest" for understanding affatus.^'1 The non-"hoinologable" rela-
tionship between contemporary doctrines and Llull's proposal should con-
vince us that the sixth sense is not comprehensible simplv as a contribu-
tion to the natural science of the medieval schools. This is hardly unexpec-
ted: for Llull, these Scholastic theories explain at best how language works,
but not what purpose language should achieve. The latter question onlv
finds an answer through consideration of thc universal metaphvsico-moral
ends of being that Llull called first and second "intentions". 1 7- More than
any other element from his Art, the intentions define the eomprehensive
dynamic organization of all creatures to their Creator. 1 7 8 It is surely this


•» EL 25 (1981-83) : 280.
, ; * On LlulTs intcntions as principles of metaphysical and moral finality, see the author's


S)iiritual Logic of Hamon Llull 16-18.
, : * As Lohr aptly cxplnins in "Christianus arabicus. cuius nomcn RaimundlM Lullus".


Freiburger Zcitschrift fiir Philosophie und Theologic 31 (1974) : 57-88 (67-9).




1 4 0 M. D. JOHNSTON


contribution to the right ordinatio of creation that Tomas and Joaquim
Carreras i Artau recognized when they noted the "Anselmian" character
of affatus.17*


Llulls arguments regarding the proper uses of language cover a wide
range of ethical issues. In general, however, all his explanations of how
affatus achieves its first intention assume two fundamental moral ideals
of medieval Christian culture: the subordination of the material body to
the spiritual soul in human nature, and the general commandment of love
for God and neighbor. Many of the physiological and psvchological doctri-
nes analyzed above have already implicated these ideals. The remainder
of this study will review how Llull develops their consequences for the use
of language in his proposal of affatus. In reviewing these consequences,
we follow a suitably Lullian trajectorv from the many vitia linguae of the
bodv to the one virtus verbalis of the soul.


Subordination of the bodij to the soul


Virtuallv all of Llulfs basic assumptions about the nature of language
depend upon long-standing Western beliefs concerning the unequal na-
tures of the body and soul, which none of his Christian, Jewish, or Muslim
contemporaries would have questioned. Scripture offers ample instruction
concerning the conflicts of flesh and spirit.17*' By LIuH's day, Scholastic
analysis of the union of body and soul brought the whole apparatus of
Aristotelian metaphysics and psychology to bear upon questions of the
nature and origin of sensuality. Thus, Aquinas cites the Scriptural authori-
ties, but explains reason and will as the proximate, and sensation and
appetite as the remote, causes of sin.' 7" Llull offers an cxhaustive analvsis
of the psychosomatic dichotomv in the Libre de contemplacio, where it
embraces virtually all of the theological and philosophical issues that he
confronts in his career. Both the problem and the solution that the rela-
tion of body to soul poses for the use of language appear in Chap-
ter 155 devoted to "the concord and contrarity that cxist betwecn the
intellect and speech". 1 7 7 Llull's arguments thcre comprise a sort of account
of theological language that anticipates the role of affatus as a means for
serving G o d . 1 7 8


1 7 4 Ca I, 534 .
1 7 8 E.g. Gal. 5 .16-25 .


la .2ae.72,2 and 75 ,2 .
177 OE 2 : 446a-49b.
1 7 " Cf. Aquinas's preliminary questions la .1 ,9 and 13,1-12.




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E AS M O R A L T H E O L O C Y 141


The explicit point of departure for Llull's analysis, in this chapter as
elsewhere, is the strict separalion of speech from thought, which necessa-
rily exists by virtue of their disparate status as sensible and intelligible
beings. Speech pertains to the inferior realm of the sensible, exists outside
the soul and is less bound to it, and is therefore less disposed to demonstra-
te truth. The intellect pertains to the superior realm of the intelligible,
exists within the soul and is more bound to it, and is therefore better dis-
posed to demonstrate truth.1™ The innate imperfection of corporeal existen-
ce makes it impossible for the powers of hearing or speech to function
pefectly. 1 8 0 Finite words are incapable of "comprehending or attaining"
the infinite nature of God. 1 8 1 This last observation is a distinctly uncha-
racteristic concession to the traditional theologia negativa of the Pseudo-
Dionysian tradition, and contrasts especially with the function of naming
God that Llull later assigns to affatus in connection with the praises of
God expounded in his poem on the Cent noms de Deu. 1 8 - All these dis-
tinctions between the capacities of sensible communication and intelligi-
ble thought were already axiomatic for Prescholastic writers. 1 8 3 Llull's later
classification of affatus as a sense retains the association of language with
the body, and this supports his claims about the capacity of affatus to
move other senses to perceive delight.


Such arguments about the failings of corporeal communication align
the events in human linguistic development with the typology of sin in
sacred historv from the Fall to the Judgement. When LIull cites the weak-
ness of corporeal hearing as a reason for difficulty in understanding fo-
reign languages, his remarks evidentlv assume the Biblical explanation of
the diversitv of languages as the divine punishment for sin imposed at
Babel . 1 8 4 The limitations of corporeal hearing will not afflict the blcssed
in Paradise, since, according to accepted doctrines, they will enjoy the
perfection of the resurrected bodv. 1 8 5 Thus, the Liber de praedicatione


155.1-3 (OE 2 : 447a) .
— 39.9 , 125.12 , 16. and 227.25-6 (OE 2 : 180b, 375a-b, 673a) .
1 8 1 127.1-3 (OE 2 : 379b).
m ORL 19 : 75-17. On the use of affatus lo reeite the Cenf noms, see Medicina dc


peccat 3 .16 (lines 1525-7) (ORL 2 0 : 60) .
™* E.g. Ansclm Monologium 10, Opera omnia ed. F. S. Schmitt (Edinburgh: T. Nelson,


1946) 1: 1-87 (at 24-5) ; or Bernard of Clairvaux Sermoncs supcr Cantica 28 .2 , Opera omnia,
ed. C. II. Talbot, J . Leclerq, and H. M. Rochais, 8 vols. (Rome: Editiones Cistercienses,
1957-77) 1: 195-8.


Librc dc contemplacio 125.19 (OF. 2: 376a) . On this famous trope of linguistic his-
tory, see Claude-Gilbert Dubois, Mythe et langage au seizicme siccle (Bordeaux: Ducros,
1970) 17-65 and Serge Lusignan, Parler vulgairement: les intellectucls et la langue francaisc
aux XIII' et XIV siecles (Paris: J. Vrin, 1987) 49-90.


"* Libre de contcmplacid 127.5 (OE 2 : 374b). Cf. Bonaventure, Breiiloquium 7.7,




1 4 2 M. D. JOIINSTON


explains that the blessed who hear the voice of Christ in Paradise will
perceive the Verbum Dei as affatus.180 Speculation on the condition of
the resurrected and blessed had become a common topic of theological
debate in Llull's day, perhaps in response to Catharist claims, but also as
part of the disputes with Jewish theologian.s. ] s 7


Llull's accounts oi thc differcnccs bctwcen sensible speech and intelli-
gible understanding clearly treat their relationship as an ethical and not
simplv a psychological question. This perspective is evident in numerous
allusions to commonplace moral precepts and principles. Llull's acquain-
tance with these is hardly surprising. The correct use of speech is an
almost obligatory topic in all medieval literature on wisdom, courtesy,
chivalrv, Classical ethics, and moral theology. 1 8 8 Llulls writings notably
include many obvious references to the so-called "vices of the tongue".
These sins appear as a recognized hamartiological catcgory already in Pa-
tristic authorities and in the thirteenth centurv achievc the status of an
eighth capital sin, as in the Summa de vitiis et virtutibus of Cuillaume
Perrault. 1 8" Some authorities specificallv idcntify this eighth sin as lying,
and Llull gives particular notice to mendacity in Chapter 48 of the Libre
de contemplacio, explaining how the tongue serves both error and truth.1'"'
Especiallv pertincnt to LlulTs classification of speech as a corporcal sense
is the fashion in popular virtue and vice tracts of identifying each sin
with particular organs or parts of the body, which the "vices of the tongue"
already recognize. Analogical and schematizing associations of this sort
appear evervwhere in Llull's works. For example, the Li7;re de Sancta
Maria of 1290-92 notes that the mind maintains goodness in the extemal
senses and speech just as the soul maintains goodness in the body. 1 9 1 Dage-
nais sees in this passagc the first classification of speech among the senses
from any of Llull's writings, but it aheady appears in the Libre de con-


Operd 5 (Quaracchi: Collegium Sancti Bonaventurae, 1891) 199-291 (at 288-91) or Aquinas,
Sutnma contra Centiles 4 .86 , Editio Leonina manualis (Rome: Libereria Vaticana, 1934)
556-8 .


2 .B.1.40.2.4 (ROL 4 : 157) .
1 8 7 See laroslav Pelikan, Tlie Growth of Medicval Theolowj (600-1300), The Christian


Tradition: A History of the Development of Doctrine 3 (Chicago: Univcrsity of Chicago
Press, 1978) 240 , 252.


1 8 8 See the author's "The Treatment of Specch in Mcdieval Ethical and Courtesy Litera-
ture", Rhetorica 4 (1986) : 21-46.


"* See Morton Rloomfield, The Seven Deaclly SIIIV (East I.ansing: Michigan Statc Uni-
versity Press, 1952) 124. F. Domingurz Reboiras suggests that Llull must havc known
Guillaume's work (ROL 15: xxxiii).


1 M 48 .13-14, 19-20, 26 (OE 2 : 201b, 202ab). On the importanee of lying as intellcctual
deviation from the tmth, sec Trias Mercant, El pcnsitmicnto y la palabra (Palma. 1972) .
p. 6 1 .


m 15 (OE 1: 1198b).




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T H E O L O G Y 1 4 3


tetnplacid and therefore probably came from hamartiological schemes long
known to him. 1 9 2


Even though affatus might appear to mitigate the conflict between
corporeal language and spiritual mind, LlulTs attention to the faults of
the tongue certainly does not diminish after the discovery of affatus. The
sins of the tongue—from lying to discourtesy to scurrility—receive espe-
cially full exposition in the Metlicina de peccat of 1300. 1 9 3 He apparently
classifies speech as an eighth sin in his Mil proverbis of 1302. 1 9 4 His adop-
tion of this scheme of eight sins and his proposal of affatus during the
same period is probably not coincidental. When he notes that affatus is
the only sense "to lie against nature" and the one most obliged to spread
truth or that it most deviates from its end in lying, his remarks clearly
assume the role of mendacity as the paramount vice of the tongue. 1 9 5 The
Liber de virtutibus et peccatis of 1313 argues that lying through speech
betrays the truth of the mind, while pride and mendacity arise in the mind
but are signified through speech. 1 9" These vices do not undermine the
classification of speech as a sense, but rather provide premises for argu-
ments regarding recognition of affatus as a sense. For example, Llull argues
that since people exercise virtue and vice more through affatus than through
anv other sense, then affatus itself is a sense. 1 9 7 This appeal to the virtues
and vices as evidence in an argument about psychology neatly demonstra-
tes the fundamental contribution of moral categories to LIuIFs arguments
concerning the operations of body and soul.


Opposing this broad identification of speech with the defects of the
bodv and of thought with the excellences of the spirit is the equally an-
cient Western tradition of associating language and mind as /ogos. 1 9 8 The
long-established notion of the "language of the mind", discussed above, is
the perduring expression of this tradition. This association includes both


m "Origin and evolution o! Ramon LlulTs Theory of Affatus", Actes del Tercer CoHoqui
d'Estudis Catalans a Nord-Amcricd (Montserrat, 1982) : 120. Cf. Libre de contemplacio
39.6-12 (OE 2 : 180a-b).


m Cf. esp. 1.11 (lines 219-38) and 1.24 (lines 457-76) (ORL 2 0 : 11, 20) . The apo-
cryphal Art de confessio 2.2.1 (ORL 1: 310 . 311) written by a Valencia Lullist soon aftcr
LlulTs death offerts an equally concise sumary of moral ideals regarding speech. On this
work. see Josep Perarnau, "El luHisme, de Mallorca a Castella a traves de Valencia. Edieio
de l'Art abreujada dc confessio", ATCA 4 (1985) : 61-172 .


m This classifieation is at least implicit in the order of chapters 41-8 (ORL 14: 362-9) .
m See Arhre de sciencia 16 .3 .8 .39 .596 (OE 1: 894a) and Liber de praedicatione


1.C.3.8.C.1 (ROL 3: 388) .
"* 2 .8 .16, 4 .4 .4 .66 (ROL 15: 159, 277) .
m Libcr de forma Dei 5 .10 .98 (ROL 8 : 99 ) .
, M On this "phonocentric" and "logocentric" tradition, see Jacques Derrida, Of Cramma-


tology, tr. G. C. Spivak (Haltimore: Johns Hopkins University Press, 1974) 3, 11.




1 4 4 M. D . J O I I N S T O N


an idealized receptive relation of hearing to speech and an idealized ex-
pressive relation of thought to speech. Each of these relations plays a
major role in Llulfs model of affatus. The first, receptive rclation assumes
the anthropocentric view of vocal sounds as the prceminent object of
hearing, which appears in virtually all ancient and medieval authorities. 1""
Llull develojos similar arguments throughout his early writings. 2 0 0 The
Libre cle clemostracions offers two especially interesting analogical argu-
ments regarding this relation.- 0 1 First, vocal sounds are the most worthy
objects of hearing, because hearing is naturally proper to animals with
voices; since hearing is more worthy in rational than irrational animals,
humans most properly possess the power of speech. Second, sound could
not be a sensible species vvithout hearing: the cry or collision of bodies is
insufficient in itself to be a sensible species, just as length is insufficient to
be a body without width and depth; hence, just as form is the eomplc-
ment of the body, so hearing is the form that is the complement of sound
and the voice. Aristotle explains that thc actuahzation of the active sound-
ing object and of the passive hearing faculty both occur in the lattcr.-"-
Llull, applying the conventional definitions of active form and passive
matter, reverses the roles of sound and hearing, arguing that hearing is
the active form and sound the passive matter. This modification antici-
pates similar reversals of active and passive roles in affattis. Another step
toward Llull's new theory appears in the Libre cle Sancta Maria, which
explains that speech is nobler than hearing because it externalizes the
internal where hearing does the reverse. 2 0 3 As noted alreadv. the partici-
pation of internal and external is one of the major advantages that Llull
attributes to affatus. In all these arguments, the distinctions of form and
matter, active and passive, or internal and external are not simplv neutral
descriptive categories applied to observed natural processes, but universal
truths whose authority validates the idealized relation of association of
speech to hearing that Llull urges.


Similar arguments regarding the immediate appurtenance of spcech to
hearing apjiear thoughout LlulTs explanations of the new sixth sense.
Speech is the first kind of sound mentioned in the Liber cle affatu.-n* Othcr


"• Cf. Plato, Timueua 47C-E and 67A-C; Arittotle, De on. 2.8 419h3-21aC, ( C S p ,i20b5-6
which identifics voice with possession of a soid) or IIM. an. 4 .9 535a26-36h24- A Z
De magMro 4 .9-5 .12 ; Avicenna, De anima 2.3-4 (ed. Van Riet 1: 130-54)7 ' j 5 , „ . , „ . c . . , „ *>> a nd Vinccnt or Beauvais, bpeculum naturale 25.56-8.


•" E.R. Libre de contemplacid 125.2, 8 (OE 2 : 374b, 375a) .
•̂ 1 1.49 (ORL 15 : 48 ) .
" De an. 3.2 425b26-al .
"• 9 (OE 1 : 1183b).
"• LA 280 , 2 8 4 ; cf. SS 17, 122.




AFFATUS: X A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T H E O L O G Y 1 4 5


texts flatly aver that speech is the natural object of hearing and that
sound without voice is good for nothing. 2 0 3 Thus a strict relation exists
between affalus and hearing. For example, Llull argues that sound is an
active correlative element in hearing and a passive one in affatus; 2 0 0
affatus contracts sound to voice, hearing simply receives sound; 2 0 7 affatus
is an active sense that manifests the internal, while hearing is a passive
one that manifests the external. 2 0 8 As Perarnau well notes, this last claim
expressly invokes Llull's valorization of internally (i.e. essentially) generated
activity over externally (i.e. non-essentiallv) received passivitv. 2 0 0 It is ob-
viously inconsonant with his advocacy of sensus agens, which he ignores
in favor of defining a superior position for affatus. From this complemen-
tary, even if unequal, relationship, Llull deduces a common nature: be-
cause hearing needs speech, affatus must be a sense as wel l . 2 1 0 Hence,
they perform common functions: affatus and hearing both contribute to
apprehending the ens metaphysicum; 2 1 1 affatus and hearing are the only
two universal senses because only they can receive the objects of all the
other senses. 2 1 2 This last claim evidentlv ignores the diverse character of
the sensation caused by the different types of sense objects, which Aquinas
strictly distinguishes. 2 1 3 Instead, it simply claims the likeness between all
sensible species as the source of concepts for the mind to express in speech.
Pcrarnau suggests that Llull uses the term affatus to designate the capa-
city for vocal sounds common to both humans and animals and parlar or
locucio to designate the capacitv for language found in humans alone. 2 1 4
The traditional anthropocentric esteem for language as the preeminent ob-
ject of hearing tends to render such a sharp distinction superfluous.


Corollary to the idealized receptive relationship between hearing and
speech stands the idealized expressive relationship of speech to thought.
Regard for language as the superlative manifestation of mind virtually


*°" Liber de virtutibus et peccatis 4 .4 .4 .66 {ROL 15 : 278) and Proverbis de Ramon
184.13 (ORL 14 : 197) .


*» Ars mystica 4 .6 .358 (ROL 5 : 439) .
*" Metaphysica nova 2 .5 .2 .1.5 (ROL 6 : 39) .
*" LA 2 8 8 ; cf. SS 240-1 .
** "Lo sise seny" 79 .


Ars brevis 9 .6 .3 , Opera parva 1 (Ciutat dc Mallorca, 1744. Rprt. Opuscula 1, Hil-
deshcim: H. A. Gerstenberg, 1971) 58 .


«" Liber de ascenstt et desccnsu intellectus 10.2.10.101 (ROL 9 : 164-5K
»u Liber de uscensu et descensu intellectus 4.1.1 (ROL 9 : 60) .


la .78 ,3 .
*" "Lo sisd seny" 78-9. Hencc he sees an improper "lcap of logic" in the shifting ter-


minology of this passage of the vernaeular text: "Parlar es maior necessitat que odorar...
E encara per efatus los homens s'amen mes" ( S S 2271. However, the Latin text begins
with the gloss "Locutio alias fari" (LA 287) so that the shift from locutio to affatus is less
drastic.




1 4 6 M. D. JOHNSTON


defines the Western academic philosophical tradition. 2 1 5 It is a basic pre-
mise of LlulFs arguments in Chapter 155 of the Libre cle contemplacio.'iin
Hence, Llull avers that the sixth sense participates most with reason; 2 1 7
affatus is the denuntiator of the truth conceived in the mind; 1 > 1 N between
the conception of thought and hearing stands affatus;210 and affatus is an
image of the intellect, and hearing of the memory. 2 2 0


These idealized relations of speech to hearing and to mind necessarily
conflict with the definition of language as an impcrfect instrument of hu-
man corporeal nature. The language of the body and the language of thc
soul remain irreconcilable in Western Christian culture. The inadequacy
of specch to express thought truly is a favorite topic of Augustine. 2 2 1 Mo-
nastic writers on spiritual psychology develop it very broadly. 2 2 2 Llull
explains that this conflict creates error regarding many things, for it often
happens that the intellect comprehends one thing, and sjieech significs
another.2 2'* The solution to this dilemma lies in the superior soul rather
than the inferior body. The more powerful intellect must seek the tnith
that speech weaklv expresses. 2 2 4 Llull cites as a paradigmatic examrjle
the case of a wise man who understands the meaning signified in the
garbled words of a babbling infant. 2 2 5 This understanding is the work of
the "ears of the soul", which perceive the spiritual meanings signified bv
the material words and cries sensed in the body's sense of hearing. 2 2 0 As
noted above, these contemplative faculties were a cornerstone of spiritual


•* E.g. Aristotle, De interp. 1.1 16a3; Boethius, In De interp. ed. sec 1 (PL 4 0 : 394BC) ;
Aquinas la .91 ,3 ad 3.


*• 155.3 (OE 2: 447a) .
317 Proverbis de Ramon 262 .5 (ORL 14: 2 8 6 ) ; Liber de ascensu et descensu intcllectus


2.9.1 (ROL 9 : 422 ) .
Liber de Wscensu et descensu intellectus 3 .5 .5 (flOL 9 : 5 3 ) .


•" LA 287 ; cf. SS 217. Cf. Proverbis de Ramon 262 .6 (ORL 14 : 286 ) .
*» Proverbis de Ramon 262 .13 (ORL 14: 287) .
—1 E.g. De doctrina christiana 1.6.6, ed. William M. Green, Corpus Scriptorum Ecclr-


siasticonim Latinorum 80 (Turnholt: Brepols, 1955) 11 ; De matzistro 46 , ed. G. Weigcl,
Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum 77 (Vienna: Tcmpsky, 1961) 5 4 ; De ordinc
2.14 .39-19 .51 , ed. P. Knoll, Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinomm 63 (Vicnna:
Hoelder-Picther-Tempsky, 1922) 174-83. On thc parallels in LlulTs philosophy to Augus-
tinian linguistic ideas, see Sebastian Trias Mercant, El pensamiento y la palabra 40 , 53 ,
58-66.


"* See Gehl, "Mystical Language Models" (cf. n. 130 in Part I) . passim; Jean Leclercq.
The Love of Learning and the Desire for God: A Study of Monastic Culturc, tr. Catharine
Misrahi (New York: Fordham University Press, 1982) 259-60 ; Robert Javelet, Image ct
ressemblance au douzieme siecle de Sitint Anselme a Alain de Lille, 2 vols. (Strasbourg:
Universite de Strasbourg, 1967) 1: 4 0 1 .


155.5 (OE 2 : 447a) .
155.12, 29 (OE 2: 448a, 4491>).


**• 155.6 (OE 2: 447a-b).
••» 125.8 (OE 2: 375a) .




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E AS MORAL T H E O L O G Y 147


psychology from Augustine to the Prescholastics. 2 2 7 Llull devotes most of
Chapter 125 in the Libre de contemplacio to the vicissitudes of spiritual
hearing.


This interpretation of language through the internal senses is an axio-
logical process. For example, when speech states that God was crucified
and died, the intellect completely ignores the inferior meanings of speech
in favor of its own superior understanding of God's immortality. 2 2 8 Llull
notes that references to the arms, hands, or eyes of God are to be discoun-
ted in this way, where Aquinas explains such expressions specifically as
metaphors of God's functions. 2- 1' The intellect selects the true and leaves
the false meanings that speech signifies, just as the grain is whinnowed
from the chaff or good chosen over bad foods. 2 3 0 As noted already, these
naturalistic analogies bear demonstrative value for Llull. Here, they define
a universal natural intention toward the good or true. 2 3 1 This procedure
produces the Augustinian "inner word" of true knowledge by seeking the
first intention of oral or written language. 2 8 2 Understanding language be-
comes for Llull an exercise in spiritual allegory.


Llull perhaps attempts to reassert this application of spiritual allegorv,
which recalls the theologia antiqua of the Fathers, as an alternative to
the intricate grammatical and logical analyses of theological language
developed in the schools since the eleventh century. 2 3 3 He seems to im-
plicate the arts of the trivium in this conflict when he illustrates deviant
speech with the commonplace logical and grammatical problems of equi-
vocation, barbarism, and paranomasia. 2 3 4 These are specificallv "faults of
language" in the school tradition.2 3"' Among the Prescholastics, Richard


*" Sce the works cited above, 12. In Augustine, see esp. De Gen. ad litt. 12 .12 ;
among later authorities known to Llull, see esp. Richard of St. Victor, Ben\amin nuiior 3 .9,
Patrologia Latina 196 (Paris: J.-P. Mignc, 1880) cols. 63-202 (at 119C). Guibert of Nogent
applies the same distinction bctween physical perception and spiritual meaning to vision in
De pignoribus sanctorum, Patrologia Latina 156 (Paris: J.-P. Migne, 1880) cols. 607-80
(at 665BC).


Libre de contemplacio 155.9 (OE 2: 447b).
**• Lifore de contemplacio 155.11 (OE 2: 447b-448a). Cf. la .13 ,3 ad 3.


Libre de contemplacio 155 .12 (OE 2: 448a) .
2 3 1 This universal natural intention also plays a critical role in the relationship between


faith and understandin.^. It probably corresponds to the carly Scholastic theologians' category
of affectus or appetite for the good (see Minnis Medieval Theory of Authorship 121-2). In-
latcr writings Llull apparently identifies it with thc Scholastic category of syndaeresis, or
natural disposition to the good (sec the author's Spiritual Logic of Ramon Llull 124) .


«• Cf. De trinitate 9 .7 .12.
*" On these developments, see Gillian R. Evans, Old Arts and New Theology: The


Bcginnings of Theology as an Academic Discipline (Oxford: Clarendon Press, 1980) .
•** Libre de contemplaci6 155.17 (OE 2: 448b).
•** As explained by a logican such as Peter of Spain, Summule logicales 7 .24, ed.


L. M. De Rijk (Assen: Van Gorcum, 1972) 9 6 or a grammarian such as Alexander de




1-lS M . D . J O H N S T O N


of St. Victor severely contrasts the concern for correct languagc with the
pursuit of spiritual truth, suggesting that the two enterprises are funda-
mentally contrary. 2 3 0 Llull, however, readily assimilates these concems to
his own. He explains that the discord of literal and spiritual meanings
produces paralogistic argument, while the concord of literal and spiritual
meanings produces syllogistic argument. 2 3 7 His use of logico-linguistic
problems as moral exempla recalls the "grammatical metajmors" that were
tremendously popular in many genres of medieval Latin and vernacular
literature. 2 3 s His argments more broadly implv that correct use of philo-
sophical methods will alwavs vield theological truth. They offer a sujoerb
example of practical moralization in their correlation of logico-linguistic
and ethical disciplines through appeal to a common value or purpose.
These moral analogies are not transitive relationships: Llull's attention
to the "first intention" of speech ensures that ethical values readilv mora-
lize logico-lingustic doctrines, but logico-lingustic doctrines do not natura-
lize ethical values.


The concluding remarks on this corrective interpretation in Chapter 155
of the Libre de contemplacid explicitlv invoke the Pauline distinction
between literal and spiritual meanings, ahgning the former with speech,
the senses, and reason, and the latter with the intellect and faith. 2 3 " Llull's
arguments assume the fundamental Augustinian correlation between alle-
gorical interpretation and spiritual comprehension. 2 4 0 The conflict between
corporeal language and spiritual mind thus finds its resolution in the right
exercise of faith and reason. The relationship behveen faith and reason is
one of the most controverted issues in Llull's work and leads far beyond
the scope of our inquiry here . 2 4 1 W e will consider below the contribution
of affatus to the propagation of the Faith. For now it suffices to recognize
that the exercise of right understanding described in Chapter 155 of the
Libre de contemplacio and the proposal of speech as a sixth sense are
both solutions to the same problem, namely how to transcend the material


Villadei, Doctrinale 12 .2369, ed. Dietrich Rcichling, Monumenta Germaniae Pacdagogica
Bd. 12 (Berlin: A. Hofmann, 1893) 157.


"• Benjamin minor 4 6 (PL 196: 34) .
Libre de contemplacid 155 .22 (OE 2 : 448b).


" " See John A. Alford, "Thc Grammatical Metaphor: A Survcy of Its Use in the Middle
Ages", Speculum 57 (1982) : 728-60 and Jan Ziolkowski, Alan of Lille's Grammar of Sex:
The Meaning of Grammar to a Twelfth-Centurij Intellectual (Cambridge: Mcdieval Academy
of America, 1985) .


"• 155.25-7 (OE 2 : 449a) . Cf. 2 Cor. 3 .6 .
1 , 0 On this principle, see Graziano Ripanti. "L'allegoria o 1'•inteUectui figuratusn nel


De doctrinit rhristiana di Agostino", Revue des fltudes AuRustinienncs 18 (1972) : 219-32.
"» See the author's Spirilual Logic of Ramon Llull 296-308 .




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T H E O L O G Y 1 4 9


Love of God and neighbor


From the preceding discussion we can see how Ramon Llull's accounts
of language throughout his career strive to describe the means through
which it might best fulfill its first and second intentions. The Libre de
contemplacio explains that the purpose of hearing is to perceive different
languages, hear God's praises, and conduct commerce, law, or other hu-
man affairs; similarly, the purpose of speech is to glorify God and speak
the truth.- 4 3 Through oral communieation knowledge of the arts and scien-
ces flourishes.244 The Libre de Sancta Maria dramatizes especially well
the exercise of virtue in speech: the allegorical figures of Lady Prayer,
Lady Praise, and Lady Intention answer questions posed by a hermit re-
garding thirty qualities of the Virgin. They note, among many other things,
that the purpose of human ears and tongue, like that of the hands and
feet, is to praise God, but that no heart, mouth, or ear is capable of think-
ing, saying, or hearing fully the praises of the Virgin. 2 4 5 The comparative
analysis of the contribution of heart, hands, and mouth to the practice
of devotion was a commonplace of Prescholastic and monastic spiritual
literature, epitomized in Saint Bernards sermon De triplici custodia.-w
Dagenais has suggested that these comments from the Libre de Sancta
Maria anticipate the theological premises of affatus, but those premises
are scarcely peculiar to speech in Llull's work. 2 4 7 Another argument from
the Libre de contemplacio also anticipates the unique medium that lan-
guage gives to humans for honoring, knowing, and loving God. Llull care-
iully explains that words aie beautiful, pleasing, or noble according to
the relative beauty, pleasure, or nobility of their referents. It is better, he
avers, to speak of lions than of dogs, of princes than of barons, of popes
than of bishops, and so forth. Since God is the most beautiful, pleasing,


*" As Dagenais concludes in "Spceeh as the Sixth Sense—Ramon LlmTs Affatus", Actes
ilel Frimer CoHoqui d'Estudis Catalans a Nord-America, cd. Albert Porqueras-Mayo et al.
(Montscrrat: Publicacions de 1'Abadia, 1979) 157-69 (at 169).


39.7-9, 12 (OE 2 : 180a, b).
«« Libre de contemplacid 127.28 (OE 2 : 381b).
w 5 ,19 (OE 1 : 1173a, 1207b).
»<• "Dc triplici custodia manus. cordis ct linguae", Sermones de diversis 17, Opera, ed.


fj J J Talbot, J . Leclerq, and H. M. Rochais, 8 vols. (Rome: Editiones Cistercienscs. 1957-77)
6.1: 150-6.


»1? "Origin" (see n. 192 above), p. 120.


realm of mundane knowledge in order to attain the spiritual realm of
divine wisdom.- 4-




1 5 0 M . D . J O H N S T O N


and noble being, speech about Him is likewise so. 1 > 4 S Thus, the Libre de
meravelles also explains that God gave speech to humans so that they
would find pleasure in speaking words of praise about Il im.- 4 " These argu-
ments broadly recall conventional Scholastic teaching regarding the status
of beauty as a transcendental property of both material and spiritual
beings.- 5 0 At the same time, they assume the logocentric premise that
language and mind both attain the same object.


In all Llulls reforming and evangehzing projects, language is necessari-
ly the principal means of promoting universal understanding of Divine
Truth and thus of realizing the two great commandments of love for God
and for ones neighbor.- 5 1 The ramifications of these first and second inten-
tions of language comprise the basis for Llulls definition of the purposes
of his new sixth sense. Affatus bears the primary function of knowing,
honoring, and serving the Creator, and thc secondary function of knowing,
honoring, and serving Him through his creatures.-"'- The order of the first
five arguments in the second half of the second part of thc Liber de affatu
neatlv suggests thc range of functions that affatus serves: speech is ne-
eessary ior the "participation" of humans or animals, liberal arts, mecha-
nical arts, morality, and fulfillment of Providential history.-5'1


The primary purpose of affatus is, of course, to promote love for God.
Although all creatures serve the creator, only humans possess a dircct
orientation toward God, according to established doctrine. 2 8 4 This anthro-
pocentric assumption belies the attribution of affatus to both humans and
animals, but rightly corresponds to its primary moral theological function.
Given the jointly moral and metaphysical character of the Lullian inten-
tions, it is not surprising that Llull extends this conception of the j)urj)ose
of languagc into an argument about the status of affatus itself. Hence he
repeatedly calls affatus the "noblest" sense. 2 5 5 This judgement of valuc
seems irrelevant to physiological or psychological doctrine in a modcrn
view, but is common in Scholastic analvses of the senses. Aquinas explains


»•" 359.10-21 (OE 2: 1216a-1218a) .
»'• 57 (OE 1 : 405a) .
**" See Henri Pouillon, "La Bcaute, propriete transccndantalc chez les scholastiques


(1220-1270)" , Archives cTHistoire Doctrinale et Uttcrairc du Moyen Atse 15 (1946 ) : 263-329 .
M 1 Mt. 22.36-9.
"• LA 287 ; cf. SS 228. Comments like this tend to belie Tusquets's emphatic claim tliat


the treatise "nada diga acerca dc cmplcarla [cl Hablal con finalidad apoloizetica" ("Lcnguaje
como arKumento" —see n. 3 of Part. I—, p. 181) .


"* LA 290-1 ; cf. SS 310-35 .
•* Metaphxjsica nova 2.5.2.7 (ROL 6 : 39) . See the explanntion by Aquinas 2a.2ae.2.3.
«• Cf. LA 2 9 6 ; cf. SS 482-4 ; Arhre de sciencia 16.3.3.21 (OE 1: 865b) ; Liher de


praedicatione 2.B. 1.36.2.1 (ROL 4 : 141) ; Libcr dc asccnsu et descensu intetlectus 2.9.1
(flOL 9 : 42) .




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T I I E O L O G Y 151


in detail how vision is the noblest sense, because most spiritual.-n 1 1 None-
theless, LIull does not, like Saint Thomas, judge the senses' contribution
to the effective operation of the dual human corporeal and spiritual na-
ture, but instead evaluates their service to the purely spiritual first inten-
tion that governs all creatures. In his later De experientia realitatis Artis
Generalis, he claims that affatus and hearing have the greatest end or
purpose "objectively" because they speak and hear the greatest object,
God. 2 5 7 He especially insists that affatus is the corporeal sense best able
to "perceive" God, by naming Him. Llull repeats this claim more often
than any other regarding affatus, and in some texts it is virtually his only
comment on the sixth sense. In every case it is a chief justification for his
claim that affatus is the noblest sense. 2 5 8 Indeed, this function of "ap-
prehending" God is the paramount function of the sixth sense. 2 5 9 Naming
God enables affatus to realize the status of "pure signifier" and directly
serves the "philosophical anagogy" of Llull's whole project . 2 8 0


This fundamental connection between Llull's new sense and its preemi-
nent object almost compels association with the doctrine of Christ the
Verbum,-01 It provides him with a powerful basis for his most emphatic
claims regarding access to the Divine through language. The Proverbis
cte Ramon aver that in this world, participation with God is impossible
without speech and the Son of God has more concordance with affatus
than with any other sense act. 2 ( 5 2 The Liber de affatu declares that without
speech there would be no Incamation of the Son of God, sacraments, or
Day of Judgement. 2"' 1 Peramau suggests that this last statement refers to
the Annunciation.-'*14 However, the mention of the Last Judgement pro-
bably alludes to Revelation 21.3. The role of Christ the Verbum as Judge
and the verbal expression of the Judgement were standard catechetical


•"* la .78 ,3 .
" 5 .6 .8 .


E.g. LA 2 9 6 ; cf. SS 483 . Cf. Arb 3 .3.6, 16 .4 .9 .123 (OE 1 : 599a. 917b) ; Medicina
de peccat 3 .16 (lines 1519-21) , 4 .116 (lines 3406-7) (ORL 20 : 60 . 123) ; Liber de praedica-
tione 2.B. 1.36.2.1 (ROL 4 : 141) ; Metaphysica noca 2 .5.2.1.6 (ROL 6 : 3 9 ) ; Liber de dicina
existentia et agentia 4 .2 .6 .61 (ROL 8 : 131) ; Liber de possibili et impossibili 4 .2 .1 .6 .67
(ROL 6 : 442) .


*"* As Jaume Borras rightly noted over seventy years ago: "Un sesto sentido. el 'affatus'".
BSAL 15 (1915) : 19-26 (at 26) .


m On these functions see Jordi Llovet, "Ramon Llull: Nostalgia de la Uetra", De 1'amor,
cl desig i altrcs passions (Barcclona: Edicions 62, 1980) : 122-32, and Vicente Servera. "Uto-
pie et histoire", Cahicrs de Fanjeaux 2 2 (Toulouse, 1987) , p. 206.


•"' John 1.1.
"» 262 .15 ,17 (ORL 14: 287) .
•** LA 2 9 1 ; cf. SS 332 .
"** "Lo sise seny" 86 .




152 M. D. JOHNSTON


questions of the era. 2 " 6 For Llull, the Verbum comprises the whole of sa-
cred history from creation to glory. When he declares that affatus allows
knowledge of the past, the future, and God the glorious, he appeals to the
typology of the providential plan for the Old Age and the New. 2 m ) The
Liber de praedicatione explains that God became incarnate in order to
give through affatus the greatest glory to the blessed, who hear the voice
of Christ in Paradise. 2" 7 John Dagenais has suggested that Llull "saw in
the descent of his sixth sense from the conceptions of the rational soul to
the fleshly world of the senses, at the very least, a reflection of the incar-
nation of Christ". 2 " 8 Yet Dagenais also notes that the analogy betwecn
human language and the Divine Verbum had long been discouraged by
theological authorities. Even Vincent of Beauvais rehearses the established
opinions concerning its acceptable limits 2 t l 1 1 LlulTs typically analogical ar-
guments tend to obscure such limits. Moreover, since affatus presents thc
operations of the soul as "mental language", his remarks probably assume
the traditional doctrine that the soul exists for God to participate with
corporeal creatures, which he rehearses in his Li7;re de anima racional.-""
Llull could have found ample expositions of this doctrine in Prescholastic
authorites or in contemporary apologetic and didactic works. 2 7 1 Llulfs re-
ference to affatus as the instrument of the Eucharist ultimately suggests
that language shares in the Divine mystery, perhaps through some analogy
per contrarium with traditional doctrines regarding the symbolic value of
the sacraments. 2 7 2


Through affatus, the soul asserts its preeminence over the body in the
exercise of communication and knowledge. Llull recognized that his entire
proselytic and didactic project dcpended upon the cooperation of body
and spirit. His proposal of speech as a sense attempted to promote that
cooperation. Affatus does not downgrade language to the inferior function


M See Yves Letevrc, V Elucidarium et les Lucidaires: Contribution, par 1'histoire d'un
texte, a Vhistoire des croyances religicuses en France au moycn Ape (Paris: E. de Boccard,
1954) 458-9. F. Dominguez Reboiras has lately called attention to LlulTs cntechelical in-
terests (ROL 15: xxiii-xxxiv).


m Liber de ascensu et descensu intellectus 2 .5.2 (ROL 9 : 36) . Note the enrlicr version
of this same argumcnt in Libre de contcmplacio 125.17 (OE 2 : 375b).


** 2 .B.1.40.2.4 (ROL 4 : 157).
w "Speech as the Sixth Sense" (see n. 242 al>ove), p. 169.
•* Speculum naturale 27.7-8.
*>' 4 .12 .6 (ORL 2 1 : 232) .


E.g. Alcher of Clairvaux, De spirittt et anima 36-47 (PL 4 0 : 806-16) ; Aquinas, Summa
contra Cenliles 4 .42 ; Bonavcnture, Breviloquium 4 . 1 .


W Liber dc pracdicatione 2.B.1.30.2.1 (ROL 4 : 142). See the discnssion of thcsc doctri-
nes by Stock, Tlie Implications of Lileracy (see n. 133 of Part I), pp. 253-8, and Peramau*s
note ("Lo sisd seny" 86) .




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T H E O L O G Y 153


of material sensation, but rather helps insinuate the senses into the supe-
rior exercise of spiritual cognition. It gives to the soul a means for using
the material body to communicate spiritual knowledge, where the corpo-
real senses would otherwise allow only their use to receive material know-
ledge. An example from the Liber cle novis fallaciis of 1308 therefore corre-
lates affatus and the mind with the opposed operations of reason and
faith.-™ His promotion of affatus is thus a corollary to his preoccupation
with defining the relationship between faith (whose knowledge is self-
conceived, infused, or otherwise innate to the soul) and reason (whose
knowledge derives wholly from the senses). It is surely not coincidental
that Llull's major writings on the relationship of faith to reason all appear
in the same period that he advocates most zealously his new theory of
affatus?u


The capacity of affatus to promote love for God enables its second
preeminent function, promoting love for one's neighbor. The founding role
of speech in human society was a commonplace of Classical rhetorical
lore.2™ In the first place, affatus maintains the order of society as the me-
dium of human knowledge and learning. Language, both oral and written,
is essential to the translatio stuciii so often lauded and expounded by me-
dieval writers. 2 7" The propagation of knowledge in Western medieval cul-
ture unquestionably depended upon the "idea of the book", but still ac-
knowledged ancient habits of learning through oral communication. 2 7 7
The identification of direct speech and instruction was an established com-
monplace. 2 7 8 Llull often praises the role of affatus in the propagation of
the arts and sciences. 2 7 9 As speech, affatus is the de facto subject of gram-


•» 2.6.6.2 (ROL 11 : 34-5) .
*" E.g. Disputatio fidei et intellectus, Liber de convenientia fidei et intellectus in ob-


iecto, Liber de modo uaturali intellip.endi, Liber de fide sancta catholica, Liber reproba-
tionis, Liber de fallaciis, Disinttatio Raimundi et Averroistae.


The locus classicus is Cicero De inventione 1.2.2-3, ed. H. M. Hubbell (London:
William Heinemann, 1949) 5-7. Among the Fathers, Augustine especially perpetuated this
topos: see De ordine 2 .12 .35 and De civitate Dei 7 .14, ed. Bernhard Dombart and Al-
phonsus Kalb, 2 vols. (Leipzig: B. G. Teubner, 1929) (1955) 1 : 291-2.


"* On this venerable topos, see A. G. Jonkees, "Translafio studii: les avatars d'un theme
medieval", Miscellnnen Mediaevalia in memoriam Jan Frederik Niermeyer (Groningen: Uni-
versity of Groningen, 1967) 41 -51 ; Douglas Kelly, "Translatio studii: Translation. Adapta-
tion, and Allegory in Medieval French Literature", Philolo&ical Quarterly 57 (1978) : 287-310 ;
and Josef Worstbrock, "Translatio artium: Ober die Herkunft und Entwicklung einer kul-
turhistorisehen Theorie", Archiv fiir Kulturgeschichte 47 (1965 ) : 1-22.


*** On these developments, see now Brian Stock, The Implicdtions of Literacy and Jesse
M. Gellrich, The Idea of ihe Book in the Middle Ages: Language Theory, Mythology. and
Fiction (Ithaca: Cornell University Press, 1985) .


"* E.g. Aristotle, De sensu et sensato 1 4 3 7 a l 0 - 1 6 and the authorities compiled by
Vincent of Beauvais, Speculum naturale 25 .51 .


LA 290 ; cf. SS 318-21 . Cf. Proverbis de Ramon 170.2. 262 .20 (ORL 14 : 179. 2-87);




1 5 2 M. 1). JOHNSTON


questions of the eia,-" 0 For Llull, the Verbum comprises the whole of sa-
cred history from creation to glory. VVhen he declares that affatus allows
knowledge of the past, the future, and God the glorious, he appeals to the
typology of the providential plan for the Old Age and the New. 2 6 0 The
Liber cle praeclicatione explains that God became incarnate in order to
give through affatus the greatest glory to the blessed, who hear the voice
of Christ in Paradise. 2" 7 John Dagenais has suggested that Llull "saw in
the descent of his sixth sense from the conceptions of the rational soul to
the fleshly world of the senses, at the very least, a reflection of the incar-
nation of Christ" . 2 6 8 Yet Dagenais also notes that the analogy betwecn
human language and the Divine Verbum had long been discouraged by
theological authorities. Even Vincent of Beauvais rehearses the established
opinions concerning its acceptable limits. 2 0" Llull's typically analogical ar-
guments tend to obscure such limits. Moreover, since affatus presents thc
operations of the soul as "mental language", his remarks probably assume
the traditional doctrine that the soul exists for God to participate with
corporeal creatures, which he rehearses in his Libre cle anima racional."1"
Llull could have found ample expositions of this doctrine in Prescholastic
authorites or in contemporary apologetic and didactic works. 2 7 1 Llulls re-
ference to affatus as the instrument of the Eucharist ultimately suggests
that language shares in the Divine mystery, perhaps through some analogy
per contrarium with traditional doctrines regarding the symbolic value of
the sacraments. 2 7 2


Through affatus, the soul asserts its preeminence over the body in the
exercise ot communication and knowledge. Llull recognized that his entirc
proselytic and didactic project dcpended upon the cooperation of bodv
and spirit. His proposal of speech as a sense attempted to promote that
cooperation. Affatus does not downgrade language to the inferior function


"* See Yves Lefevre, UElttcidarium et les Lucidaires: Contribution, par Vhistoire d'un
texte. d Vhistoire des croijances relixicuses en France ait moycn Age (Paris: E. clc Boccnrcl,
1954) 458-9. F. Dominguez Reboiras hns lnlely called attcntion to LlulTs catcchclical in-
terests (ROL 15 : xxiii-xxxiv).


*" Liber de ascensu et descensu intetlectus 2.5.2 (ROL 9 : 36) . Notc the enrlicr vcrsinn
of this snme nrgumcnt in Libre dc contcmplacio 125.17 (OE 2: 375b) .


«" 2 .B.1.40.2.4 (ROL 4 : 157).
M "Speech ns the Sixth Sense" (see n. 242 nlxive), p. 169.
"» Speculum naturale 27.7-8.
1 : 0 4 .12 .6 (ORL 2 1 : 232) .
1 7 1 E.g. Alcher of Clnirvaux, De spiritu et anima 36-47 (PL 4 0 : 806-16) ; Aquinas, Summa


contra Gentiles 4 .42 ; Bonavcnture, Breviloqttium 4 .1 .
™ Liber de pracdicatione 2.B. 1.36.2.1 (ROL 4 : 142). Sce the discnssion of these doctri-


nes by Stock, The Implications of Lileracy (sec n. 133 of Part I), pp. 253-8, nnd Pcrarnau's
note ("Lo sise' seny" 86) .




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T H E O L O G Y 153


of material sensation, but rather helps insinuate the senses into the supe-
rior exercise of spiritual cognition. It gives to the soul a means for using
the material body to communicate spiritual knowledge, where the corpo-
real senses would otherwise allow onlv their use to receive material know-


J


ledge. An example from the Liber cle novis fallaciis of 1308 therefore corre-
lates affatus and the mind with the opposed operations of reason and
faith.-™ His promotion of affatus is thus a corollary to his preoccupation
with defining the relationship between faith (whose knowledge is self-
conceived, infused, or otherwise innate to the soul) and reason (whose
knowledge derives wholly from the senses). It is surely not coincidental
that Llull's major writings on the relationship of faith to reason all appear
in the same period that he advocates most zealously his new theory of
affatus™


The capacity of affatus to promote love for God enables its second
preeminent function, promoting love for one's neighbor. The founding role
of speech in human society was a commonplace of Classical rhetorical
lore . 8 7 8 In the first place, affatus maintains the order of society as the me-
dium of human knowledge and learning. Language, both oral and written,
is essential to the translatio studii so often lauded and expounded by me-
dieval writers. 2 7" The propagation of knowledge in Western medieval cul-
ture unquestionably depended upon the "idea of the book", but still ac-
knowledged ancient habits of learning through oral communication. 2 7 7
The identification of direct speech and instruction was an established com-
monplace. 2 7 8 Llull often praises the role of affatus in the propagation of
the arts and sciences. 2 7 9 As speech, affatus is the de facto subject of gram-


"» 2.6.6.2 (ROL 11 : 34-5) .
"* E.g. Disputatio fidei et intellectus, Liber de convenientia fidei et intellectus in ob-


iecto, Liber de modo naturali intelligendi, Liber de fide sancta catholica, Liber reproba-
tionis, Liber de fallaciis, Distmtatio Raimundi et Averroistae.


"* The locus classicus is Cicero De inventione 1.2.2-3, ed. H. M. Hubbell (London:
WUliarn Heinemann, 1949) 5-7. Among the Fathers, Augustine especially perpetuated this
topos: see De ordine 2 .12 .35 and De civitate Dei 7 .14, ed. Bernhard Dombart and Al-
phonsus Kalb, 2 vols. (Leipzig: B. G. Teubner, 1929) (1955) 1: 291-2.


" " On this venerable topos, see A. G. Jonkees, "Transiatio studii: les avatars d'un theme
medieval", Miscellanea Mediaevalia in memoriam Jan Frederik Niermeyer (Groningen: Uni-
versity of Groningen, 1967) 41 -51 ; Douglas Kelly, "Trarislafto studii: Translation. Adapta-
tion, and Allegory in Medieval French Literature", Philologicul Quarterty 57 (1978) : 287-310 ;
and Josef Worstbrock, "Translatio artium: Ober die Herkunft und Enrwicklung einer kul-
turhistorischen Theorie", Archiv fiir Kulturgeschichte 47 ( 1965) : 1-22.


*" On these developments, see now Brian Stock, The Impiicdtions of Literacy and Jesse
M. Gellrich, The tdea of the Book in the Middle Ages: Language Theory. Mythology. and
Fiction (Ithaca: Cornell University Press, 1985) .


"* E.g. Aristotlc, De sensu et sensato 1 4 3 7 a l 0 - 1 6 and the authorities compiled by
Vincent of Beauvais, Specutum naturale 25 .51 .


"• LA 2 9 0 ; cf. SS 318-21. Cf. Proverbis de Ramon 170.2 . 262 .20 (ORL 14: 179 . 2-87);




1 5 4 M . D . J O H N S T O N


mar, traditionally praised as the first of the arts of the trivium and foun-
dation of all learning. 2 8 0 Since Llull composed both a Rethorica nova and
Logica nova, it is tempting to imagine that his treatise on affatus served
as a sort of grammatica nova. At the same time, the distinction of a general
science of language, broader in scope than the trivium, was not unknown
among Western and Islamic authorities. 2 8 1 Affatus may have been LhuTs
attempt to define a scientia linguae suitable to his aims of universal evan-
gelism. As Tusquets has recently reminded us, Llull's own experience as
a missionary preacher and prolific writer must have instilled in him a
keen personal appreciation for both the capabilities and the limitations of
language. 2 8 2 Affatus, like Llulfs proposal to adopt Latin as a universal
language, attempts to advance the remedy given to the apostles: in a
typically Lullian move, one tongue will replace many. 2 8 3 The evangelism
and reform pursued through Christian communication comprises a sacred
parallel to the organization of secular society credited to speech. In the
Providential typology of old and new, affatus is the nova lingua.


LhnTs conception of the interactive roles of speech and hearing in
affatus, the internal exercise of these as "spiritual senses" in the "language
of the soul", and the sixth sense's status as a successor to the right inter-
pretation proposed in the Libre de contemplacio all suggest its possible
affiliation with the meditative reading developed in the centuries of mo-
nastic sacrum studium. In the era before the widespread adoption of silent
reading, the careful pronunciation, consideration, and meditation of texts
was an integrated experience that Jean Leclercq rightly dubbed "active


Liber de ascensu et descensu intellectus 2.5.2 (ROL 9 : 3 6 ) ; Ars mystica 4 .4 .261 (ROL
5 : 4 2 8 ) ; Metaphysica nova 2 .5 .2 .1 .6 (ROL 6 : 39) .


"* As Lola Badia notes, "Ramon Llull i la tradicio literaria", EL 28 (1988) : 121-38,
at 126. Cf. Isidore, Etymologiae 1 .5 .1, ed. W . M. Lindsay (Oxford: Oxford University
Press, 1911) .


3 3 1 E.g. Alfarabi, De ortu scientiarum 2, ed. Clemens Bacumker, Alfarabi uber den
Ursprung der Wissenschaften (De ortu scientiarum), Beitrage zur Geschichte der Philosophie
des Mittelalters Bd. 19 Hft. 3 (Miinster: Asschendorf, 1916) 20 . Cf. Rogcr Bacon, Opus
tertium 25-7, ed. J . S. Brewer, Opera quaedam hactenus inedita, Rerum Brittanicanim
Medii Aevi Scriptores 15 (London: Longman, Green, Longman, and Robcrts, 1859) 88-102.
Vincent of Beauvais summarizes AUarabi in Speculum doctrinale 1.45.


2 3 "Lenguaje como argumento" 170.
* M As Vicente Servera explains in "Utopie et histoire" (see n. 260 above) 199-200.


Tusquets suggests that Llull's proposals for a universal language grant speech a "logical and
epistemological, though not psychological" primacy over thought ("Lenguaje como argu-
mento" 175) . This is difficult to accept, given the association of natural language with
corporeal corruption and medieval viows of Latin as a model of universal grammar bascd
on variable metaphysical principles; on the latter question, see R. H. Robins, A Sliort History
of Linguistics (Bloomington: Indiana University Press, 1967) 7 6 and Le Grammaire Gdne-
rale des Modistes aux Idiologues, ed. Andr6 Joly and Jean Stefanini (Lille: Universite de
LUle, 1977) .




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T I I E O L O G Y 153


reading". 2 8 4 The stmcture of "vvord, text, and experience" established in
the monastic lectio divina also provided organizing values for the commu-
nity of religious at large, as the sermons of Bernard of Clairvaux reveal. 2 8 r '
Llull faces a universal community, embracing believers in need of reform
as well as infidels in need of conversion, and thus he develops a universal
medium of communication, the power of speech. His most detailed direc-
tions for using that medium appear in his Rethorica nova, which attempts
to provide an ars praedicandi based on the manipulation of words bearing
the Divine Dignities. 2 8" Although the Rethorica nova does not mention
affatus (probably because Llull had composed most of it in earlier years),
the publication of its Catalan and Latin versions in 1301 and 1303 cer-
tainly helped promote the same kind of naturally effective oral communi-
cation as affatus.


Most of LIull's explanations of how language promotes knowledge
concern, however, mental discourse rather than oral or written exercise
of the artes sermocinales. The Quaestiones per artem demonstrativam so-
lubiles already explains that the habit of knowledge is confected from
intelligible species verborum and the likenesses of the imagination. 2 8 7 The
Liber de ascensu et descensu intellectus gives the outstanding account of
this mental language. Vision judges that two rocks differ in species, and
because "affatus tmly predicates, and hearing truly hears, and the imagi-
nation tmly imagines this same thing, the intellect ascends to knowledge
with these truths and from this truly creates knowledge". 2 8 8 Thus the mind
grasps the ens metaphijsicum that exceeds the capabilities of mere sen-
sation and imagination. 2 8" Throughout this text, the faculties speak, doubt,
judge, insinuate, and so forth in a mental dialogue that offers a sort of
psychomachy of Scholastic disputation. 2 n o


*** Love of Learning 72-3. Sce Paul Saenger, "Silent Reading: Its Impact on Late Me-
dieval Script and Society", Viator 13 (1982) : 367-414 .


*** Stock, Implications of Literacij 403-54 and csp. 408 on lectio divina.
*"* See the authorVs "The Natural Rhetoric of Ramon Llull", Proceedings of the Illinois


Medieval Association 3, ed. David Wagner et al. (DeKalb, Illinois: Northern Illinois Uni-
vcrsity, 1986) 174-92.


*** Qu. 7 6 (MOG 4 : 90) . LlulTs remarks assume commonplace Aristotelian doctrine re-
garding the exercise and growth of habits; see the explanation by Aquinas la .2ae.52,2 .


™* "Affatus uere praedicat, et auditus ucre audit, et hoc idem imaginatio uere imaginatur,
intellectus ad scientiam ascendit cnm istis ueritatibus, et de hoc scientiam uere facit"
(2.8.2; ROL 9: 41) .


•» 2.5.6, 2 .10.6 (ROL 9 : 37, 44 ) .
**° Cabr£, Ortin, and Pujol (see n. 8 of Part I) note that this use of personificd ab-


stractions frequently occurs when Llull compares diffcrent levels of physical or metaphysical
rcality for moralizing purposes ("Coneixer e haver moralitats bones" 1461. Tusquets rcgards
this use of personified affatus as the most fully "scniiotic" argument in LlulTs apologetic
("Lenguaje como argumcnto" 204) . On the use of psychomachic personifications, see




1 5 6 M . D . J O H N S T O N


Affatus promotes not only the communication of Christian veritas, but
the exercise of caritas as well. Humans help, understand, or love each
other more through affatus than through any other sense. 2 1" Speech thus
contributes directly to realization of the supreme virtue. Llull explains
this function economically through analogical argumentation, where a
schoolman such as Aquinas traces a long series of causes that lead from
charity to justice to social virtue to the sins of the tongue. 2 1 ' 2 We have
aheady noted that LluiTs early writings abound in commonplace precejots
regarding the vices of speech. His accounts of the cardinal and theological
virtues in speech offer equally numerous parallels to doctrines from the
various genres of medieval moral literature. Guides to chivalry, widely
diffused in vernacular versions, would have been readily accessible and
may well have formed part of Llull's own courtly education. His own verv
popular contribution to this literature, the Libre de 1'orde de cavalleria,
nonetheless says little about courteous speech.21'-' His accounts of courtesy
in his proverb collections do include numerous precepts on polite sj)eech,
however. 2 1 1 4 The practical coincidence between affatus as charitable com-
munication and courtlv affabilitas as openness to dealing with all voersons
suggests the possible debt of Llull's neologism to the vocabularv of courtly
hterature. 2 1" 5 The virtuallv ubiquitous diffusion of ethical literature based
on Cicero, Seneca, and other Classical authors, especially as elementarv
school texts, make them even more probable resources for Llull's moral
ideals regarding speech. 2 9 8 A favorite topic in such writings is advice on
when to speak and when to keep silent, best-known as the maxim from


Carolynne Van Dyke, The Fiction of Truth: Structures of Meaning in Narrative and Dra-
matic Allegory (Ithaea: Cornell University Press, 1985) 15-63.


•» LA 287 ; cf. SS 228 and Proverbis de Hamon 262 .7 .11 (ORL 14: 287) .
M 2a .2ae .25 , l ; 5 8 , 2 ; 72-6 ; 110-16.
•* OE 1 : 513-45 .
M E.g. Mil proverbis 37 .2 , 4, 11, 12, 15 (OE 1: 1264) or Proverbis de Hamon 244.2-9,


20 (OflL 14: 267) .
2 9 6 On affabilitas see C. Stephen Jaegcr, The Origins of Courtliness: Civilizing Trcnds and


the Formation of Courtly Ideals—939-1210 (Philadelphia: University of Pennsylvania Prcss,
1985) 151.


m On this litcrature. see Robert Bultot, "Ln 'Chartula' et 1'enseignement du mepris du
monde dans les ecoles et les universit&s medi^vales", Studi medicvali 3 ser. 8 (1967) :
787-834 ; Gilles Gerard Meersseman, "Seneca mncstro di spiritualita nei suoi opuscoli apocrifi
dal XII al XV secolo". Italia medioevale e umanistica 16 (1973) : 43-135 ; and thc classic
studies of Philippc Delhaye, "Une adaptation du 'De officiis' au XII* siecle", Recherchcs
de theologie ancienne et medievale 16 (1949 ) : 229-58 and 17 (1950 ) : 5-28, "Deux
adaptations du 'De amicitia' dc Ciceron nu X I I ' siecle", ibid. 15 (1948) : 304-331 , "L'en-
seigncmcnt de In Philosophic Morale au XII" siccle", Medicval Studies 11 (1949) : 77-99.
and "'Grammntica' ct 'Ethien' au XII* siecle", Rechcrchcs dc thfologie ancienne et me-
diivale 25 (1958) : 59-110.




AFFATUS: N A T U R A L S C I E N C E A S M O R A L T H E O L O G Y 1 5 7


Ecclesiastes 3.7. 2 U 7 This counsel appears often in the precepts of proverb
collections, such as the widely disseminated Facetus.2ug It provides the
entire organizing theme for the little treatise by Albertano da Brescia,
De arte loquendi et tacendi.~M Llull devotes an entire chapter of the Libre
de contemplacio to this issue. 3 0 0 His remarks there reveal clear echoes of
Scriptural loci and such wellknown florilegia of Classical auctores as the
Moralium docma philosophorum attributed to William of Conches, 3 0 1 the
Pseudo-Senecan De verborum copia™2 or Martin of Braga's Formula vitae
honestae.'M:) Needless to say, LlulTs own proverb collections, the Proverbis
de Ramon and Mil proverbis, include numerous maxims on this and re-
lated topics regarding speech.


Affatus comprises, then, a dual system of caritas verbalis and veritos
verbalis, a medium for communicating the highest objects of desire and
knowledge alike. Through affatus, human beings separated materially
from each other and from God establish a spiritual link between themsel-
ves and their creator. Josep Perarnau, in his study of affatus, wonders
that Llull focusses so exclusively on relations of "intersubjective commu-
nication" among human beings alone or between humans and G o d . 3 0 4 From
LluH's perspective, of course, it would be foolish to speak, feel, imagine,
or consider any other.


Conclusion


To conclude this long inquiry, we will simply summarize the most
important aspects that we find in Llull's proposal of speech as a sixth
sense. To begin with, the conception of affatus depcnds above all on
its Lullian first intention of promoting love, honor, and knowledge of God,
and consequently, of one's neighbor. As a result, his accounts of affatus
assume a broad range of moral theological ideals concerning the subor-


m J . M. Vidal notes thc possible Biblical inspiration of LIuITs ideals concerning specch;
"A proposit dc Taffar"' , Affar 1 (1981) : 13-20 (at 19) .


m Ed. Carl Schroeder, Palaestra 86 (Berlin: Mayer and Miiller, 1911) .
m Ed. Thor Sundby in Della Vita e delle Opere di Brunetto Latini (Florence: Le


Monier, 1884) 475-506 .
m 210 (OE 2 : 618b-21a).
m Ed. John Holmberg (Uppsala: Alqvist and Wiksells, 1929) .
* a Ed. Jeannine Fohlen. "Un apocryphe de Seneque mal connu: le De vcrborum copia",


Mediaeval Studies 42 (1980) : 139-211.
* " Ed. Claude W. Barlow, Operd omnia (New Haven: Yale Universitv Press, 1950)


204-50 .
** "Lo sise seny" 55 .




1 5 8 M . D . J O I I X S T O N


dination of body to soul, the exercise of spiritual understanding through
the "language of the mind", the role of language in faith or reason, and
the virtues and vices of speech. Llull regards these moral ideals as neces-
sary consequences of the natural or artifical features in the language used
by humans and animals. Hence, his explanations of affatus also include
numerous details concerning the physiology of vocal sounds and the psy-
chology of sensation or cognition relevant to speech. Following his con-
viction that creation exists to manifest the Creator, he strives to organize
this scientific knowledge of how language functions in such a way that
it demonstrates the moral theological purposes that language ought to
serve. The "discovery" of affatus results from Llull's efforts to establish
a scientific model of human nature that displays the important role played
by oral and mental language in the pursuit of virtue and knowledge. The
gradual development of this process and his creative adapatations of con-
ventional doctrines make it difficult (and probably unnecessary) to pinpoint
anv single "source" or "precedent" for affatus. Nonetheless, the definition
of speech as a function of the motive power of the sensitive soul, a doctri-
ne developed in various fashions by many medieval authorities, might
easily have provided Llull with an inspiration for his discovery.


In order to understand best the arguments that Llull marshalls in de-
fense of his proposal, we must recognize that its moral truth takes prece-
dence over its scientific truth. Affatus demonstrates perfectly the "perva-
sive medieval willingness to submit empirical to devotional or interpreta-
tive necessities". 3 0 5 It is no less audacious than his idiosvncratic classifi-
cations of the vices and virtues or sacraments, 3 0 6 his "discoveries" of a
new theological virtue 3 0 7 and logical fal lacy, 3 0 8 or composition of new
plans for cxisting academic disciplines. 3 0 9 These discoveries did not depend
so much on Llull's new familiarity with previously unappreciated doctri-
nes from Western or Islamic leaming, but rather on the fundamental im-
petus of "evangelical allegory" and "philosophical anagogy" that informs
all his projects for moral and intellectual reform. 3 1 0 Even more tran the
use of idiosyncratic terminology or promotion of Latin as a universal
language, affatus helps achieve the "communicative" ideal inherent in


" * J . B. Allen, Ethical Poetic (see n. 5 of Part I) 192.
*°" See F. Dominguez Reboiras, ROL 15 : xlix-1, lxiii-iv.
" " The Liber de aequalitate potentiarum animarum in beatitudine of 1308 proclaims


the recognition of Wisdom as a virtue wrongly neglected by the ancicnt theologians (ROL
1 1 : 152) .


*°* The Logica noca of 1303 introduces Contradiction as a new fallacy unknown tti
Aristotle (see the author's Spiritual Logic of Ritmon IJull 264-82) .


** E.g. thc Metaphtjsica nova, Rethorica nova, Nova geometria, etc.
n ° See Vicente Servera, "Utopic et histoirc" (see n. 260 above).




AFFATUS: NATTJRAL S C I E N C E AS M O R A L T H E O L O G Y 1 5 9


Llull's entire enterprise. 3 1 1 Affatus fortifies the moral and ontological bond
between creation and Creator by facilitating the interaction of body and
soul that occurs in sensation and cognition. The sixth sense allows the
mind to "communicate" with material as well as spiritual objects by explain-
ing the processes of both expression and reception through the same phy-
siological and psychological means. In his new theory. Llull evidently
found the conjunction of sensitive and cognitive functions that his particu-
lar enterprise of natural theology required. Affatus thus provides at least
a partial solution to the fundamental problem of his entire philosophical
and theological project, from the contemplative schemes of the Libre de
contemplacio to the combinatory machinery of the Ars Generalis Utiima.
The ultimate interest of his affatus for us today may well be the insight
that it provides into the scope of medieval attitudes toward language. 3 1 2
Affatus shows us how doctrines from flelds as disparate as moral theology,
physiology, and logic might combine to define linguistic behavior. Llull's
proposal is especially remarkable as a Christian medieval solution for the
ancient pagan problem of the relationship beween eloquence and virtue:
it defines a mode of communication where the sacred and spiritual objec-
tives of Divine honor, love, and knowledge completely infuse the secular
and material exercise of human language.


Mark D. JOHNSTON
Iowa City, Iowa


*" As notcd by Tusqucts, "Lcnguaje como argumcnto" 172.
"* These cxtcnd well bcyond the purely academic or philosophical arguments surveycd


in a study such as Marcia Colish, Tlie Mirror of Language, 2nd. ed. (Lincoln: University of
Nebraska Press, 1983) .






EL 3 0 ( 1 9 9 0 ) , 1 6 1 - 1 7 1


M . C O L O M


PRIMER P E T I T SUPLEMENT AL GLOSSARI GENERAL LUL-LIA


Ja era cosa prevista: a mesura que anirien apareixent obres encara
inedites, originals o atribuides al poligraf mallorqui, ens trobariem davant
mots no registrats en el Glossari.1 Advertiem igualment —vegeu "Epi-
leg"— que, quan algii es decidis a fer una edicio estrictament critica de
les mateixes obres despullades quan Ilancarem el GGL, es multiplicarien
les variants grafiques i, fins i tot, lexiques si es tenien en compte diferents
codexs antics. Era tambe possible, encara que no tocassim aquest punt
concret, que es descobrissin mots usats en una accepcio lleugerament, o
totalment, distinta de les registrades en la nostra obra.


Ara, darrerament, 1'eminent luHista Antoni Bonner acaba de reeditar, en
dos magnifics volums, amb amples i erudites introduccions, notes esclari-
dores i epilegs, els segiients titols: Llibre del gentil e los tres savis (Gentil
en el GGL), Art demostrativa (Art en el GGL), Art breu (Breu en el GGL),
Felix o El libre de merevelles (Mer. en el GGL), Flors damors e flors d°en-
teHigencia (Int. en el GGL). I 1'encara inedit Comencaments de Medicina.


A aquest liltim titol es limita quasi de manera exclusiva el nostre petit
suplement.


Quant als altres titols reeditats per Bonner, que ha pogut tenir a la
vista diversos manuscrits i, fins i tot, intentar en algun obscur o dubtos
passatge, una assenyada restitucio de 1'original vertaderament lullia, decla-
ram que no ens hem sentit amb forces per a compulsar si absolutament
tot el material lingiiistic figura dins el nostre GGL. Certament no hi estan
recollides totes les variants grafiques. De totes maneres, en relacio a tal
aspecte, s'ha de tenir en compte allo que escriviem en 1'esmentat "Epileg":
"Cal doncs, que els possibles usadors del GGL posseeixin una certa ima-


1 D'ara endavant, citat GGL = Glossari General LuHia.




162 M. C O L O M


ginacio per a poder pensar que la grafia enreviscolada dun mot pot res-
pondre a una altra mes correcta del mateix mot, inclos dins cls nostres
[cinc] volums".


Observacions


Citam per pagines del segon volum —on es troben "Comencaments
de Medicina"— d'Obres selectes de Ramon Llull (Mallorca: Ed. Moll),
1989. Quan ens apartam de tal metode, ho advertim oportunament.


Sovint recollim simples variants grafiques per tal que el possible lector
sTiabitui a 1'anarquica ortografia medieval, encara tan llunyana de 1'actual
fixacio.


Per cortesia de Mr. A. Llinares podem incloure en el petit suplement
els mots luneta, octangle, setangle, sextangle, extrets del Libre de qitadra-
tura e triangulatura de cercle, inedit. Sigla: Qu. cercle.


A


A F I X A R - S E v. rcfl. Tornar fi, en sentit
110 material. £ n lo cor ell (el punt) safina
c s'assubtila aitant con pot con sia sim-
ple, 487 .


A G X U S CASTUS m. Llatinisme, agno-
cast, planta verbenacia, medicinal. Pcr aco
cove que si agntis castus es de compieccio
calda e seca, que la A hi sia en pw alt
grau que la B, 4 5 3 .


A I G U I E N C , - E N C A adj. De la materia
de l'aigua. Lo mitjd de D B en E es la
materia aiguienca e terrestria (sic) de D B,
424 . Veg ayguienc en G G L .


AIXAROP m. Variant per xarob (en G G L
axarob, exarob). Tu sabrds proporcionar
vertut e materia en los aixarops, 4 4 3 .


A L O N G A D A M E N T adv. D'una manera
allongada. E de un comencament en altre,
se poria parlar alongadament de metdfora,
de la qual te parlarem en sa distincio pus
alongadament, 419 .


A L T U M N E m. Ultracorreccio per autum-
ne. E acd meteix t'es significat dcl temps
d'altumne, 4 9 6 . Vcg. autumne, autumpnc
en CGL.


A N F O R I S M E ni. Alteracio, per un fals
prefix del mot aforisme, proposicio breu
que sintetitza una doctrina. Per Vanforis-
me e.l comencament natural damunt dit
pots haver conexenca de la diferincia u
la qual shan E G A, 4 3 3 - 4 3 4 . Veg. nota 4
al peu de 4 3 3 .
E T D H . : niot grec llatinitzat en aphorismus.


A X G U I L A f. Peix llarguer, semblant a
una serp, pertanyent a la familia dels mu-
renids. En les puccs, e en los polls, e en
les mosques, e en los virmens, e en les
anguiles, e en les altres coses semblants a
aquestes, 4 6 6 .
E T I M . : llati anguilla.


ARISTOLOGIA f. Alteraci6 del mot aris-
toldquia, genere de plantes herbacies me-
dicinals. Avicenna ha dit que aristologia




P R I M E R P E T I T S U P L E M E N T A L CLOSSAEI GENERAL LULLIA 1 6 3


cs en 3 de A e en 2 de B, 454 . Veg. nota 7
al peu de dita pagina.
E T I M . : greco-llati aristolochia.


A T E R M E N A C I O f. Acte d'atermenar, de
posar terme. E per ago pots coneixer los
dies de atermenacio o de mort, 474.
E T I M . : format damunt atermenar (Hati
aiterminare).


A T E R M E N A M E N T ni. Com 1'anterior,
accio d'atermenar o terminar. Per la qual
(figura) pots haver coneixenca de aterme-
nament de fehra e de mort, per lo qual
atermenament pots pronosticar en lo ma-
laute, 4 7 1 .


A U C E L L m. Naturalment, el mot aucell
cs troba registrat en el GGL. Solament


volem cridar 1'atencio sobre Vaucell vo-
lant per Vder te significa \a creu de Jesu
Crist, 487; i A v6s, Senyer Deus, sia glo-
ria e laor e benediccio per tots temps, qui
representats als nostres ulls corporals la
forma de 1a sancta creu, tota hora que.ls
\aucelh van volant per Vder, C o n t ,
cap. 109, v. 28 .


AVICENNA Nom amb el qual fou co-
negut, a 1'occident llati, Abii Ali al-Hu-
sayn ibn Sina, fil6sof i metge irani, mu-
sulma. Avicenna diu que en agnus castus
es A en 1 e B en 2... On Avicenna ha
errat segons los comencaments naturah,
453 . Mancant el nom en el GGL, no es
troba tampoc en la meva Onomdstica luliia-
na (Mallorea, 1977) .


B


BALSAMUS III . Llatinisme. En el text,
substancia resinosa, aromatica, usada en
medicina. Car Avicenna e Plateari se con-
corden quc bdlsamus sia 2 de A B, per
acd deven tenir que bdlsamus sia de qua-
litat calda e seca, e deven cncercar si en
Mlsamus es B en primer grau o en lo 2,
4 5 4 .


R O L L I R v. intr. Esser un liquid, 1'aigua,


tumultuosament agitat, formant-se bambo-
lles de vapor, produides per 1'elevacio de
Ia temperatura, pel foc. Con tu veus que
lo foc, qui es sots la olla, mou Vaigua qui
boll en la olla sens lo moviment de la
olla, adoncs per metdfora t'es significat
que, en aixi con lo moviment A B C D
se moven en lo cors dc la olla del foc qui
crema la lemja a Vaigua que boll..., 490 .
E T I M . : llati bullire.


c
C I U R 6 m. El mot es registrat en el GGL.
L'addui'm aqui per quant es comparada
la C (humiditat) del ciuro amb la de Yar-
gent viu. Lo ciuro e Vargent viu son jut-
jats a Ia C, la qual C es major en Vargent
viu que en lo ciuro, 4 4 3 .


C L U C A N T ger. de clucar. Esguarda la
'Vramuntana, clucant la un ull pcr co que
mills lcs pusqucs veer, 4 9 3 . Veg. clucar en
GGL.


G O G O M B R E m. Fruit oblong d'una cu-
curbitacia procedent de 1'India. E per aco
son en estiu los cogombres, e les cara-
basses, e les altres medecines qui han gran
quantitat de D C a mortificar A B en lo
temps d'estiu, 4 9 5 .
E T I M . : llati cucumere.


C O N F I T m. Confeccio, preparat d'un me-
dicament on entren diversos elenients. Si
tu metge, en alcun confit mescles E F, sa-




1 6 4 M. C O L O M


ber deus Ivs vcrtuts dc E F en qtte.s difc-
renciegen, 4 3 3 .
E T I M . : llati confectu (de conficere).


C O N T E S T l nom propi de persona. Avi-
ccnna lia dit c/ue fumtistcrre cs en 1 de D
e en 2 de B, e Contesti diu que cs fred c
sec, e Plateari lo posa en 1 de A e en
2 de B, 4 5 4 . Veg. en el mateix lloc la nota
historica 9.
No estant el mot registrat en GGL, man-
ca tambe en Onomctstica luHiana.
E I T M . : llati Constantinu.


C O N T l N U A f. Febre que dura molt de
temps, sense interrupcio. Veritat es que
continua es engendrada de fleuma, qui es
freda e humida, 439 .
Per a les diverses febres, vegeu en la ma-
teixa obra, Setena distincio de fehres
(vol. II, pags. 4 7 1 - 4 7 8 ) .


CONVERSO ( D E) expressio adverbial lla-
tina. Semblantment, mes de manera inver-


sa. Adoncs un tot cenc altrc tot, e de con-
verso, 4 7 4 .


C O T E D I A N A f. Febre persistent, que
dura sense interrupcio. Cotediana es febra
de tots dies, 477 . Veg. cotidid en GGL.
E T I M . : llati quotidianu.


C R E I X I M E N T m. Aceio de creixer. Per
lo qual creiximent mortifiqiies B en si
meteixa e en ta operacio que ha cn A, 4 9 5 .


C U R A f. Aecio daplicar, el metge, un
remei medicinal al malalt. Per co cor tu
has mcster enans a ctirar una cura quc
altra, per aco deus concordar alcuna altra
especie ab B e ah K, 437 . E «<•<) mateix
se segueix dels altres temps c de les altrcs
cures, 4 9 5 - 4 9 6 .


C U R A B L E adj. Que pot esser guarit.
E per acd ttt, metge, pots coneixer per
qual concordanca major o nicnor la ma-
lautia cs curahlc, 436 .


D


DESCORDANCIA f. Discordancia, man-
ca de concordancia. Cor natura desama
desolviment d'humors atrempades, no vol
sostenir en si descorditnciu cihtimors disso-
lutes, 4 1 8 . Veg. dcscordanca, descordansa
cn GGL.


D E S S E T num. cardinal. Setze mes u. En
el text usat com a ordinal. Lo qttal (punt)
es sentjor e t'es recelat a la E del tlesset
capitol, 4 6 3 .
E T I M . : llati vulgar decem-septem.


D I F E R E N T M E N T adv. De manera dife-
rent. Si en httmana espccie pot esser A B
C D en 4, c en 3, e en 2, e en 1 diferent-
ment per divcrsitat cVactu e de potdncia,
e de temps..., 459 . Veg. differentment
en GGL.


DIGERIR v. refl. Si digcrir significa trans-
formar, sembla ]X>ssible poder interpretar
correctament el verb usat per Llull. De lcs
nutts qtti.s digerien cn parts prdpies ele-
mentals (A. BONNEH, Obrcs selectes, vol. II,
pag. 9 1 , nota 27) .


D I S S E T num. cardinal. Variant de dcsset.
Segons que havem dit en lo disset capi-
tol, 4 7 2 .


D O C T O R m. Ensenyant, cientific. Avi-
cenna ha dit que argent vitt is en 2 o
en 3 de C D, en Plateari lo posa en 4
de C, c d'altres doctors lo posen cn 4
de C D, 454 .
E T I M . : llati doctore.




P R I M E R P E T I T S U P L E M E N T A L GLOSSARJ GENERAL LULLIA 165


E


E I X A R O P m. Xarop. E n la rail de Yar-
hre dcls graus t'6s signijicat metaforical-
ment... que al comencament de la malau-
tia faces enans sagnia que vdmit, e vdmit
que eixarops ni decoccio, 496 . Veg. exa-
roh en GGL.


E I X E M P L I m. Exemple. Per Veixempti
dainunt dit pots haver coneixenca de la
concordanca qui.s forma de E I M N o
de K F G H, 4 3 8 . Veg. exemple, exem-
pli en GGL.
Pel digraf ei- en el nostre mot, veg.
A. BONXEH, Obres selectes, vol. II, pag. 11,
nota 7.


E S C A M O N E A f. Planta asclepiadacia i
goina-resinosa purgant que se nobte . E la
escamonea se mou a la cdlera, 4 l 18. Veg.
ascamoncya en GGL.


ESPAI ni. Extensio aparentment buida
entre dos o mes cossos. En aixi se covc
esta especie dc mijd, qui es per tot Vespai
enclds enfre una extremitat e altra, 4 2 6 .
Veg. espay, spay en GGL.


E S P E R M A f. Producte de la secrecio dels
testicles. Per acd de la esperma, qtti ix
de Vhome e qne la fembra concep, ix e
neix un grau en actu, 464 .
E T I M . : grec sperma 'llavor'.


E S P E S S E I T A T f. Espessor, espessura. E
per la espesseitat de la materia los colps
no poden esser tan sovin ni tan prop la
un de Valtre, 484 . Veg. espessetat, spesse-
tat en G G L .


E S P E S S I T A T f. Qualitat d'espes. Per es-
pessitat de materia, 4 4 2 .


E X P I R I E N C I A f. Experiencia. Per expi-
riencia e per los senys corporals sabem
que..., 4 5 1 . Veg. experidncia en G G L .


E X P O N D R E v. tr. Exposar, explicar. La
segona branca es novellament atrobada a
expondre la primera artificialment e meta-
foricalment, 4 1 2 .
E T I M . : llati exponere.


F


F E B R A f. Elevacio anormal de la tem-
peratura del cos huma. Llull anomena set
espeeies de febre. Con les espdcies de fe-
bra sien inoltes e diverses, e cor nds ahreu-
jadament volem parlar en esta art, per
aco no tractam de febra mas de set es-
pdcics, co es a saber: de febra quartana
simpla. quartana dobla, tercana simpla,
tercana dobla, cotidiana, continua, aguda.
4 7 1 - 4 7 2 . Veg. febra, fehre en G G L .


F E M E N I m. Us substantivat del mot en
el segiient text: Item ha en la dita hran-
ca quatre flors, co is a sabcr: etat, calor,
diversitat de mascle e femeni, e fornui.
4 1 2 . Veg. femeni en G G L .


F R A R E m. Nom vulgar d'un estel, usat
precedit de 1'adjectiu Major. E per les
vint-i-quatre Ixores significades en la es-
pera, esguarda lo Major Frare, qui es es-
tcla decorrent entom a la Tramuntana...
E segons la drecera on te caurd lo Frare,
pords coneixer en qual hora est de la
nit... La estela qui es apellada Major
Frare neix al sol post mijant funy en la
casa on es jnny, 4 9 3 .
E T I M . : sembla que ha d'esser el llati fra-
trc. Foneticament no pot tenir res a veure
amb el llati feretrttm, com ens indicava
A . Llinares. Hauria de tractar-se d'una
niolt errada lectura feta de 1'original per
l'antic copista. Sabem particularmeut que




166 M. COLOM


el luHista A. Llinares no esta d'acord amb
la nota 2 6 que posa A. Bonner al text
que adduiiii. Nosaltres no tenim vot en
tal questio. Solament podem fer observar
que el mot frare no es estrany a la no-
menclatura estelar. Recordem "els set fra-
res", consteHacio de 1'Orsa Major. Veg.
DCVB, article FRAHE.


F U M U S T E R R E m. Nom de la planta
medicinal Fitmaria officinalis. Avicenna
ha dit qne fumiisterre es en 1 de D v
en 2 de B, 4 5 4 .
E T I M . : llati fumus terrae 'fum de la terra'.
Veg. en DCVB 1'article FUMISTERHA O F U -
MIS TEHHIS . E m sembla haver sentit a gent
vella mallorquina usar encara la defonna-
cio de 1'esmentat mot.


G


GRUIXA f. Dimensio d'un cos oposada
a amplaria i a altaria. La qual materia e
forma haurd aprcs resurreccio, e la qual
no-s consuma per aminvament de grossea
ni per crcixement de gruixa no muntiplica.
4 9 0 .
E T I M . : llati vulgar grossia, format damunt
grossus 'gros'.


G U A R N I M E N T m. Cota de malla (part
de 1'antic armament personal). En aixi com
en cadena o en lo guarniment de ferre Ics
uncs malles sc tencn ah les altrcs, 457 .
Veg. guarnimcnt en GGL.


IMAN f. (per ellipsi de pedra?). Varietat
de magnetita que te la virtut datreure el
ferro. Tu veus que la iman tira a si lo
ferre; e saps per que? Per co cor en la
iman es la terra pus prop a sa simplicitat
que en altra espdcie, 4 1 8 . Veg. asaman
en GGL.
E T I M . : llati adamante. £ s possible que el
mot femeni procedesqui d'una antiga falsa
separacio de 1'article: la iman per Vaiman.
Veg. en DCVB 1'article AIMA.NT, on es
recolleix el segiient text: Hun troc de pe-
dra aijmant.


I N C U R A B I L I T A T f. Estat d'incurable,


en referencia a una malaltia. Pcr los mi-
jans coneguts enfre A B pots coniixer la
malautia e la cura e la incurahilitat, 4 2 5 .


I N T R E M P A N C A f. Manca de tempran-
ca. Si tu has entes, tu entens que dc ma-
jors coses pot csser fcta major trempanca
e intrempanca, 4 4 8 . Veg. intempranca en
GGL.


IRAIXIBILITAT f. Irascibilitat. Per acd
t'es revelat con generacio se covi ah con-
cupiscencia e corrupcio ah iraixihilitat,
4 6 5 . Veg. irascihiiitat en GGL.


J U N Y m. Nom del sise mes de l'any.
La estela qui es apellada Major Frare neix
al sol post mijant juny en la casa dc jumj.
4 9 3 . Veg. juyn en GGL.


JUTJAT, -ADA part pass. de jutjar. Ad-
judicat, atribuit. Lo ciuro e Vargcnt viu
snn jutjats a la C, la qual C is major en
Vargent viu que en lo ciurd, 443 .




P R I M E R P E T I T S U P L E M E N T A L GLOSSARI GENERAL LULLIA 167


L


L A X A T I U , -IVA adj. Laxant, dit de les
medicines que provoquen o faciliten les
evacuacions intestinals. Per a$d t'es signi-
ficat metaforicalment que les herbes laxa-
tives sdn pus prop a la simplicitat dek
elements que les altres... Veri pot esser
curat ah medicines laxatives, 4 9 4 . Veg.
lacxatiu en GGL.


L O B R I G U I N A f. Llobreguesa, manca de
claror. Segons que pots veure en lo foc
qtie secots de la pera foguera a la lobri-
guina, en la qual lohriguina lo foc demos-
tra mills sa claror, 4 7 9 .
E T T M . : si la significaci6 sembla prou clara,
no aixi 1'origen del mot. Quant al sufix


-ina observem que es comparable al dels
mots com alhaina, brusquina, fosquina,
matisador de Ia intensitat. E l llati liibricus
no sabem que hagi estat productiu en ca-
tala. No obstant aixo, vegeu lobrego en
CcmoMiNES, Breve Diccionario Etimologico
de la Lengua Castellana, i A. Bonner en
la nota 2 de la pagina esmentada.


L U N E T A f. Arc de cercle. Provat avem
que la .v.na linea es la .v.na part del cer-
cle, la qual cove que sia de les .iiii. lu-
netes materialment e que totes .iiii. vdlen
la .v.na part del cercle, Qu. cercle, fol. 2 v.
E T I M . : diminutiu del Ilat. luna 'lluneta'.


M


MALENCONTC, -ICA adj. Melancolic,
cjue pateix melancolia. Del pols malenco-
nic, 4 8 4 . Veg. malencdlic en GGL.


M A L L A f. Cada una de les anelles que,
passades una dins 1'altra, formen la cade-
r>a; o tambe les mes petites que consti-
tuien el teixit de les cotes, cotes de malla,
dels antics guerrers. En aixi com en la
cadena o en lo guarniment de ferre les unes
anclles se tenen ab les altres, 457 .
E T I M . : llati mdcida 'forat de la xarxa de
pescar".


M A S C L E m. Oposat a femeni o femella.
Item ha en la dita branca quatre flors,
co is a saber: etat, calor, diversitat de
mascle e femeni. e forma, 412 . Veg. mas-
ctc en GGL.


M E L A N C O L I A f. Bilis negra. Per aco
forma's sensualmcnt la operacid de mclan-
ceitia cn la sohirana camhra. 472 . Veg.
malencolia en GGL.


M E L A N C O N I C , -ICA adj. Que pateix
melancolia. Adoncs son sots major mate-


'ria que la D B, aixi com en 1'home me-
lancdnic, 456 . Veg. malencdlic en GGL.


M E T A F O R A f. Us d'un mot que literal-
ment significa una determinada cosa, per
a designar-ne una altra que tengui alguna
semblanca amb aquella. Metdfora es signi-
ficant una cosa per altra, 4 8 5 . Per poder
saber amb quina amplitud empra Llull el
mot metdfora, cal llegir tota la Desena Dis-
tincio. De Metdfora (pags. 4 8 5 - 4 9 6 ib.).


M E T A F O R A L M E N T adv. De manera
metaforica. La rao per que en esta art la
primera hranca es entesa metaforalment
per la segona, is..., 417 . Veg. nota 3 7 a
la mateixa pagina.


M E T A F O R I C A L adj. Referent a la me-
tafora. Molts d'altres comcncaments po-
riem recontar segons esta art metaforical.
496 .




1 6 8 M. COLOM


M E T A F O R I C E adv. Llatinisme; metafd-
ricament. Com 1'arhrc carregat de fniita
te significa mctaforice qtie deges fer ho-
nes obres, 487 .


M U L T I T U D f. Gran quantitat. E 1'aigtta
sc dcmostra cn materia, cn aixi con fa en
lo vi on ha molta aigna, per la qual mnl-
titud la color del vi s'enclina a color blan-
ca, 479 . Veg. multitut en GGL.


N


N A T U R A L m. Naturalista, que coneix
les virtuts de les coses naturals, sobretot
referents a medicina. Si fn vols esser bon
tuitttral o hon metge, segons que damunt
es dit, cove..., 436 . Veg. el mateix mot
en GGL.


ETTM. : llati naturale.


N E G A M E N T m. Negacio. Qui la condi-
cio damtmt dita volia negar, negaria los
comcncaments naturals, per lo qual nega-
ment..., 414 .


o
O C T A N G L E m. Poligon de vuit angles.
Lo cercle hlanc ha en potencia iriangle,
qtiadrangle, qttintangie, sextangie, setan-
gle, octangle, Qu. cercle, fol. 2 v.


O F E G A T , -ADA part. pass. A'ofcgar.
Apagat, extingit. Home qui sia mahmtc
per repleccid, en lo qual sia ofegat lo foc
natural per sobrefluitat de viandes, fe set
parts..., 494 . Veg. ofegar en GGL.


O N Z E num. card. Deu mes u. E per
aco (la tereana) es pijor en lo cinc dia quc
en lo terc, e en lo nou que en lo set, e
en lo tretze que en lo onze, 4 7 5 . Veg.
onze en GGL.


ETIM.: Ilati vulgar undecc.


OPI m. Producte de la dessecacio de les
eabt ces del cascall, emprat com a analge-
sic. On si D se covengues mills ah vertut
que ab matiria, fora major en carabassa
que cn opi, e aco no 6s ver, con sia cosa
quc D sia en la carabassa en 2 grau e en
opi cn lo 3, 456 .
ETIM.: Ilati opium.


OPIUM El llati de 1'anterior. En la cara-
bassa 6s de major quantitat la materia
de D que en opium, per QO cor opium
es sec e fred, e carahassa 6s freda e hu-
mida. 456 .


P E C A R v. intr. Excedir (la quantitat o
mesura convenients). Una manera han cn
lo mesclament qui peca pcr cdlera. altra
en lo mesclament qtti peca per sang, 416 .
Veg. pecar 2 en GGL.


PERA f. Pera fogttera-. pedra que, ferida
amb un petit instrument de ferro, treu
una suspiia de foc. Segons que pots veer


en lo foc que secots de la pera foguera a
la lobrigttina, 479 . Veg. pera 2 en GGL.
i en el mateix C G L l'article foguer.


PES m. Determinada mesura convencio-
nal de ponderositat. En apres rit-li de la
oianda cada dia un pes, o dos, tro que sia
rctornat en lo primer estament, 4 9 4 . Veg.
pes en G G L .




PRIMEK P E T I T S U P L E M E N T AL C^LOSSARI CENERAL LULLIA 169


P L A T E A R I Nom propi de persona. Pla-
teari ha errat en co quc ha dita la qtiatitat
de la herha {agnus castus) en un grau me-
teix, 4 5 3 . Sobre a(|uest personatge vegeu
lu, nola 4 en 1'esmentada pagina. Mancant
c! nom en el GGL, no es troba tampoc en
Onomdstica ItiHiana.


P O L L m. Parasit liemipter de la familia
dels pediciilids, que es cria entre els ca-
bells del cap de les persones. En les puces,
c en los polls, e en les mosques, ... e en les
altres coses semhlants a aquestes, 466 .
Veg. en G G L /es variants poy, poyl.


PUOXOSTICAR v. intr. Preveure alld


que ha d'esdevenir, predir les coses fu-
tures. Per lo qual atermenament pots pro-
nosticar en lo malaute, 4 7 2 .
E T I M . : format damunt el llati prognosti-
ctim senyal de 1'esdevenidor'.


PURGACIO f. Accio o efecte de purgar.
E aquesta diversitat t'es significada en la
diversa ptirgacio que s'engendra per I'a-
jttstament de les letres damunt dites, 440 .
E T I M . : llati purgationes.


P U R G A M E N T m. Acte de purgar. E aixi
de les altres especies de purgament sem-
hlant a aquestes, 4 4 0 .


HACORDAR v. refl. T e rao A. Bonner
quau en la nota 5 0 (Obres selectes, vol. II,
Fdlix o et libre de meravelles, pag. 184)
diu que es crronia o que li sembla erronia
rjuant a la grafia i quant al significat. Re-
conec que, duit per la grafia, vaig iden-
tificar totalment ambdues coses, grafia i
significat. Jo seguesc pensant que la gra-
fia es erronia. Mancava nomes afegir al
mot rccordar del G G L una scgona accep-
cio: concordar-se, avenir-se una eosa aiub
una altra. Consult en el gran Dictionnairc
de la Languc Francaise. de Litre, 1'arti-
cle rccorder i entre les accepcions hi trob
la seguent: Se recorder avec quelqu'un, se
OONCOHDKH avec lui. Per raons semanti-
(pjes jo opin que el mot luHia ha desser
rccorda en un i altre cas. Naturalment, en
1'acccpcii) que hauria d'haver registrat el
C G L .


R E S P I R A M E N T m. Acte de respirar. de
fer entrar i sortir 1'aire. Lo qual respira-
ment tanca al foc son entrament, aixi con
la finestra tancada, qui tanca al vent son
entrament en Ja cambra, 496 .


R E T R A U R E v. intr. Esser oposat, no sem-
blar-se. E si la urina es blanca e espessa
c retrati a negror, adoncs se cove ah la B
la D en materia e descovcs ab C en ver-
ttit, 4 8 1 . Veg. retraure en GGL.


RODA f. La figura en forma de roda
que usa Llull per a explicar qiiestions re-
lacionades amb el seu sistema cientific. Si
d'aquestes letres componem los quadran-
glcs de la roda, 4 1 2 . Si tu fas de lauto o
d'altre metall o de paper, una roda, qui
ha'I nom damunt dit e qui es estrument
a coneixer les luires de la nit 4 9 2 . Veg.
roda en G G L .


S E C O D I R v. tr. Imprimir un moviment
sobtat a un cos per tal d'obtenir un efecte
determinat. Segons que pots veer cn lo
foc que secots de \a pera fogucra. 479 .
Veg. secudir en GGL.


S E T A N G L E m. Poligon de set anglcs.
Lo cercle blanc ha en potencia triangle.
quadrangle, quintangle, sextangle. setan-
gle, octanglc. Qu. cercle, fol. 2 v.




170 M. COLOM


S E X T A X G L E m. Poligon de sis angles.
Lo cercJe blanc ha cn potdncia trianglc,
quadrangle, qnintanglc, sextangle, setan-
gie, octangle, Qu. cercle, fol. 2 v.


S G B R E C O R R E R v. intr. Correr niassa
de pressa. Com vcus que 1'home o-I cavall
per sobrecorrer son tost ujats..., 4 8 9 .


S C B R E C U I T A M E X T m. Acte de cuitar
n.nb oxeos. E aixi clc les altres coses per
les quah natura s'ha trop a cuitar en ope-


radons, per lo qual sobrectiitament natura
no lui tan nohlc ordcnamcnt, 180.


SOBKEGKAN adj. Mes que gran. Porga
cdlera per co cor la cdlera de ton cors
qui es sohrcgran..., 4 1 8 . Veg. sobie gran
en GGL.


S O I U i K l M K l K . N C I A 1. K x c v s d'in!lut-n-
cia. En les cambres dc E D sc desordena
lo 4 giau simple natural de B per sobrein-
fluencia de tres punts de B e de tres de D,
4 7 3 .


T E X I B V. tr. Admetre com a ver o cert.
creure. Per acd devem tenir que hdlsamtis
sia de qualitat calda e seca, 4 5 4 . Veg.
tenir en GGL.


T E R R E S T R I A adj. Sembla fer l'ofici del
femeni d'un inexistent masculi terrestri.
Lo mijd de D B en E es la materia
aiguienca e terrdstria de D E qui^ mes-
clen per la concordanca de D B, 424 .
E T I M . : podria haver suggerit la falsa for-
ma femenina el neutre plural de terres-
tre: terrestria.


TRAXSICIO f. Pas a traves (d'alguna
cosa), canvi, mudanca. Co per qui en la


tercana la materia sobjecta a la B es massa
dessecada, es per co cor la D no hi pol
fer transicio ni passar no pot a la matdria
de la A, 4 7 6 .
E T I M . : Hati transitione.


T U R B I T m. Planta COnvolvulacia, de les
Indies, d'arrels tuberoses i purgants. Tur-
bit porga son contrari; e saps pcr qud?
Per co cor la A B del turbit tircn a si
la A B qtii s6n cmposts ab la fletima, 418 .
Rete co que pot de A B pcr fortificar co
que D C destruien ans que-l turhit be-
gttesses, Ib.
E T I M . : arab turbid.


V


V U X E L L m. Recipient, contenidor. E /ler
acd fa de la terra vaixell huit qui sia plc
de A C D, 457 . Urina de malencolia es
1>lanca e clara: blanca per la D, clara cor
Vaigtia es contenguda per la terra qui li
es vaixell, 4 8 1 . Veg. vaxell en GCL.


V E N T O S I T A T f. Gas que es forma dins
el ventre i es expeHit per 1'anus. Pttrgaci6
qui-s fa per decocci6 o per urina, ... o per
consumaci6 de males humors feta per di-


gcsli6 de calor nattiral. o per vcntositat.
4 4 0 .
E T I M . : derivat de vent.


V E K M E m. Cuc que es cria dins la
corrupcio dels elements. Pots entendrc la
gencracio, r/»i'.s fa de corrompci6, cn les
puces, e en los polh, e en les mosqucs, e
en los vermens, 400 . Veg. Vcrma, rerme
m GGL.




P R I M E R 1 ' E T I T S U P L E . M E N T A L CLOSSARI GENERAL LULLIA 1 7 1


V E S I B L A M E N T adv. De manera visible.
E pcr acd poin sentir color e materia vesi-
hlament, 4 8 0 .


\ '1\T-I -QUATRE nuin. card. Vint-i-tres


mes u, dues dotzenes, duracio de dia i nit.
E per aco es la E departida en vint-i-qua-
tre punts, per los quals te son significades
les vint-i-quatre hores del dia e de la nit,
489 .


M i q u e l COLOM, T . O . R .


Mallorca






EL 3 0 (1990) , 173-193
SOBEH ANAS/ BADIA


MANUSCRITS L U L L I A N S D E LA BIBLIOTECA
D E CATALUNYA. I


I. Introduccio


La Biblioteca de Catalunya posseeix tres manuscrits llatins medievals
amb obres de Llull que al segle XVII I formaven part del fons del con-
vent de Sant Francesc de Palma i que hom donava per perduts (Garcia
Pastor, 1965, 5-8). Aquesta recuperacio explica que el treball de descripcio
dels materials luHians de la Biblioteca de Catalunya que iniciem amb
aquest article els prengui com a objecte. Hem volgut afegir encara la
noticia d'un quart codex medieval lullia, prou acostat als altres tres pel
que fa al contingut, per be que de procedencia nord-italiana, que actual-
ment tambe pertany a 1'esmentada Biblioteca.


Des dels temps en que Salzinger preparava 1'edicio maguntina de les
obrcs del beat, a comencaments del segle XVIII , els lullistes saben que la
clau de la interpretacio i de 1'estudi de 1'opus daquest autor comenca per
la pacient recoHeccio i analisi de la massa ingent dels manuscrits i dels
impresos antics que ens lTian fet arribar (Gottron, 1905, 81-101). Dales-
hores enca ha plogut molt i les series lullianes catalanes i llatines de les
ORL i dels ROL han estat possibles precisament perque s'ha anat treballant
en 1'espes bosc de la transmissio textual.


Hi ha hagut fites esplendides en aquest terreny, com la publicacio,
cl 1927, del cataleg d'impresos de Rogent i Duran. No oblidem que en
epoca relativament recent, un dels qui han causat mes desassossec en el
sector romanic del gremi dels luHistes ha estat precisament un estudios
de manuscrits, aquell famos mossen Josep Tarre. que va aconseguir de posar
en dubte la datacio convencional de les grans obres literaries de Llull, del
Blaquerna a Lo desconhort, fent ballar el cap als historiadors mes experts
del seu temps, inclos Jordi Rubio i Balaguer (Tarre, 1941). 1


1 La qiiestio de la datacio del Bloquerna ha fet correr rius de tinta, com es ben sabut.




174 SOBERANAS/DADIA


Totes les empreses luHianes contemporanies s'han construit sobrc la in-
vestigacio documental. Aixi el fundador dels ROL, un dels erudits mes
tenacos dels temps moderns, Friedrich Stegmiiller, va reunir una colleccio
monumental de reproduccions de manuscrits luHians, conservada actual-
ment, com es sabut, al Raimundus-Lullus-Institut de la Universitat de Fri-
burg de Brisgdvia; vegeu les sevcs directrius metodologiques a Stegmuller,
1961. D'altra banda, la represa de les edicions catalanes, interrompudes
des de 1950, ara mateix es val en gran part de 1'obra iniciada per Stegmiiller
i de tots els qui treballen en orientacions paralleles, com Perarnau 1982-
1986. Aquest darrer estudios es qui iiltimament ha insistit mcs cn la valo-
racio del cami de 1'analisi documental que diem (Perarnau 1983); pero
no oblidem que les darreres grans sintesis luliianes, Platzeck 1964 i Bon-
ner 1989, fonamcnten la seva credibilitat en sengles catalegs dbbres de
Llull, cada cop mes rics i afinats, perque, obviament, el secret de 1'exit
consisteix en treballar per acumulacio.


Algunes de les obres contingudes en els quatre manuscrits que dcs-
crivim han estat ja publicades recentment als ROL, amb la qual cosa s'ajor-
na sine die la possibilitat que les seves variants puguin contribuir a la con-
feccio del text critic. Aquesta eircumstancia, pero, no afecta totes les obrcs
implicades en els nostres manuscrits (vegeu-ne la llista al final del treball)
i, en qualsevol cas, com ja hem dit, el que fem aqui es la feina documental
de coliocar unes peces retrobades en lenorme trencaclosques dels fons
luliians mallorquins, amb tot el que se'n pot deduir a proposit de la seva
factura material i dels seus copistes i posseidors.


La Biblioteca dels Franciscans de Palma es va constituir al scgle XVII
(Garcia Pastor, 1965, 3 i segs.): el primer cataleg conegut. d'una gran prc-
cisio bibliografica, es de 1715 i el va compilar el pare Rafael Bareelo; cs
pot consultar a Gottron. 1920-1922. Altres catalegs d'importancia mcnor
precedeixen el daltabaix de 1'exclaustracio de 1835 i el conseqiicnt desmem-
brament del fons del convent. 2 Bona part daquest llegat documental, tan-
mateix, va ser recollit pcr ITnstitrit Balear, rjue va acabar constituint JactuaJ
Biblioteca Piiblica de Palma. Daquests materials salvats del naufragi se
n'han fet diversos estudis: el de Jeroni Rossello de 1861. publicat a Alos-
Moner, 1935; el d'Obrador de 1901, publicat postum cl 1932; i el de Bohi-
gas, 1944. Tots aquests treballs i daltres de menors i d'inedits van ser
presos en consideracio per J . N. Hillgarth en la confeccio de la llista dels


Vegeu-ne el darrer resum a Bonner, 1986, 143-147; Soler, en priinsa, no descarla cncaia
dcl tol la dualitat dc composicio que Rubio va intuir en la novcHa.


1 Aixi es com, per exemple, cl manuscrit occita del Blaquerna va anar a parar a Paris
(BN, esp. 487) .




MANUSCRITS L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 175


manuscrits que, procedents dcl convent de Sant Francesc, van ser vistos a
la Biblioteca Piiblica de Palma a principis de segle, abans de desapareixer
en circumstancies que no han estat aclarides (Garcia Pastor, 1965, 5-8).
Es, doncs, gracies a la cura de diverses generacions de meticulosos biblio-
tecaris mallorquins, des dels temps del pare Barcelo als actuals de Jesiis
Garcia Pastor i Llorenc Perez, : i que hem pogut fer casar les descripcions
dels codexs perduts amb les caracteristiques materials i de contingut dels
exemplars de la Biblioteca de Catalunya que descrivim. Aixi, doncs, el
manuscrit niimero 1 dcls franciscans perduts del fons de la Biblioteca
Publica de Palma, que contenia diversos opuscles, a partir del Liber de
levitate et ponderositate elementorum, es actualment el BdC 3075; el nii-
mero 6, igualment misceliani, que comencava amb Ylntroductorium artis
demostrativae, es actualment repartit entre dos manuscrits, el BdC 3076 i
el BdC 118 (el darrer dels quals formava part dels fons de la biblioteca
barcelonina des dels temps de la seva fundacio; Masso, 1920-1921, 261-
262), 4 i, finalment, el numero 7, tambe misceHani, que comenca amb el
De praedestinatione, es el BdC 3078. Veurem, doncs, com es confirmen i es
completen les dades que teniem gracies a tres codexs que van entrar a la
BdC arran de la Guerra Civil (3075, 3076, 3078), 5 a banda d'un de proce-
dent de la coHeccio privada de Frederic Mares (3174), 6 que fins ara no
hem pogut fer casar amb cap descripcio conservada.


Entre les dades historiques que es dedueixen de 1'examen dels manus-
crits, cal posar en primer lloc una petita collita de noms de copistes i
posseidors antics. EI manuscrit 3075 es una copia catalana del XV d'un
original que en altre temps degue escriure un tal Joan de Borgonya; que
Iexemplar de la BdC no es el que sorti de les mans d'aquest personatge
es veu pcr la coHocacio enonia dcl colofo del Liber de levitate et pon-
dcrositate elementorum despres del final del Liber principiorum medicinae
(vegeu infra) i per les faltes de concordan^a de Yexplicit: "Ego Johannes...
incepit...et finit...".


El mateix podem dir dels altres dos copistes que figuren en el ms. 3078:


* Xo esmentem aqui el segon autor del llibre que citem a partir del primcr nom que
apareix en portada. Garcia Pastor, 1965, es a dir J . N. Hillgarth. autor de la important
introduccio que el precedeix, perque no es especilicament un "bibliotecari mallorqui": el seu
mimumental i espcrat cstudi sobrc cls lons de les bibliotcqucs que han existit a 1'illa. a
partir dc 1'endema de la eonquesta, es actualment cn proces d'impressio.


1 Aquest manuscrit va ser donat a la BdC personalment per Mateu Obrador l'any 1908 ;
vegeu mes avall.


1 Aquests tres manuscrits van scr registrats el 10 dc gener de 1939 i procedcixen d'uu
lliurament del P.O.U.M.. igualment com d'altres codcxs medievals actualment a la BdC. per
cxcmple, el 3080 . una SumtlM cle teologia moral del scgle XIV, el 2304 o el 2521 .


" Aquesta coHcccio va ingressar a la BdC l'any 1987.




176 SOBERANAS/DADIA


0 be tot es de nia dun tal Cabriel, o be d'una tercera ma que copia, sense
immutar-se, un probable error en un colofo signat per Lluis Britos.


De les notes marginals i d'altres inscripcions posteriors a la copia dels
tractats lullians s'apren que Hug Berard, un presbiter mallorqui del s. XVII ,
va posseir el manuscrit 3078. Aquest mateix personatge apareix esmentat a
Garcia Pastor 1965, 105-106 com a possessor i copista del manuscrit 1001
de la Biblioteca Piiblica de Palma, el qual va ingressar a la de Sant Fran-
cesc al XVII I procedent de la particular dell; la informacio sobre Berard
ens remet a Bover, 1888, I, niim. 121.


Tambe es pot comprovar que en els manuscrits 3076 i 3078 una ma-
teixa ma del s. XVII anota els folis de que constava cada tractat, i una
altra ma va tracar diversos comentaris als marges d'ambdos (cf. ff. 2, 8v,
30, e t c , del ms. 3076 amb ff. 1, 8, 40 v, e t c , del ms. 3078). Aqucstes dades
estableixen una dobla relacio entre els dos manuscrits. D'altra banda cs
clar que el manuscrit 3078 es un factici, fet al s. XVII o abans, ja que no
tan solament hi trobem tractats de molt diversa indole, sino tambe papers
1 mans diversos."


Finalment, pel que fa al manuscrit 3174, no ha cstat possible llegir els
noms dels possessors antics, segurament nord-italians,8 i nomes ens queda
la indicacio del nom dun francisca observant de la provincia de Brescia:
Juli Aresti.


II. Descripcions 9


Ms. 3075. R. Llull: Opera varia latina


S. XV. Llati. Paper, a excepcio del bifoli inicial que cs viteHa. 175 ff. -f- i
(ff. 2-2v, 88-89v i 119v, en blanc), 205 X 145 mm. Filigrana: tres turons
dins un cercle sobremuntat d'una creu (var. Briquet 11856 i 11859). Qua-
derns 1-, 2-9 1 0 , 1 0 8 1 , 11-12 1 0 , 13 1-, 14-18'°, 1 9 0 " 1 , amb reclams, encapcalats
per un caldero vermell, al centre del marge inferior de les respectivcs
darreres pagines. Per reforcar els quaderns per a la relligadura, duen a
l'interior i a 1'exterior de la part central dc cada plec unes tiretes de


7 A causn de les notes suara csmentadcs que compartcix amb el manuscrit 3 0 7 6 , sabcni
que al s. XVII almenys ja cs prescntava agrupat com ara.


" Essent el testimoni dcl XV, som lluny de les innovacions sobre luHisme nord-italia dc
Santi, 1986. Vegeu tambe Batllori 1979.


" Volem agrair al doctor Manuel Mundo 1'amubilitat amb que hn ates divcrses consultcs
a proposit de lcs dades que recollim aqui i a lcs senyorcs Mariona Chavnrriu i Heis Fnntaiials
la seva coHaboracio material.




MANUSCRITS L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 177


vitella. 33 linies. A ratlla tirada, a excepcio dels ff. 114-119, a 4 columnes.
Justificacio: 137 X 81 mm. Lletra gdtica mimiscula catalana, no cailigra-
fica, d'una sola ma. Rubriques, inicials, caplletres, calderons i una taula
(ff. 114-119), en vermell. Correccions al text i anotacions i senyals de lectura
als marges, de mans dels segles XV, XVI i XVII I (vegeu, per exemple,
ff. 20 i 22). Moltes taques d'humitat que no afecten la lectura del text,
pero han malmes, en alguns casos, el suport (vegeu, per exemple, f. 72).
Actualment, es sense relligar.


Foli segon { = f. 4) : "speram istam in qua sumus".
Signatura anterior: Ms. 2904.


I. (ff. 1-lv): Figures.
1. (f. 1): Figura que representa 1'arbre dels principis i graus de la


medicina, corresponent al Liber principiorum meclicinae. Al centre de la
figura circular, en vermell, negre i verd: "Arbor/de gradibus".


2. (f. lv) : Dues figures circulars en vermell, negre i verd: la primera
es la "prima figura" de YArs compencliosa medicinae; la segona, correspon
a la Spliera noctis del Liber principiorum medicinae.


I I . (ff. 3-19): De levitate et ponderositate elementorum.
F. 3, rubrica: "Deus in uirtute tue immense velocitatis Incipit liber


de leuitate et ponderositate elementorum."; r. 3, comenca el proleg: [ru-
brica] "De prologo. / AD requisitioncm medicorum Ciuitatis / neapoli-
tane. istum tractatum facimus in quo / sequimur modum artis inuentiue
et tabule / generalis [ . . . ] " ; r. 15, acaba el proleg: " [ . . . ] modum questio-
nes aliquas ad soluendum"; r. 15, comenga 1'obra: [rubrica] "De figura. /
Flgura ista in figuras .4. est diuisa secundum quod / sunt .4. elemen-
ta [ . - ] " ; f. 19, r. 7, acaba 1'obra: " [ . . . ] in ea flegma recipit ab ea / maio-
rem g[e]nerationem quam in aliquibus aliorum humorum" /


"Explicit tractatus iste per gratiam et adiutorium domini / dei virginis
gloriose domine nostre sancte marie".


Obra redactada per Ramon Llull a Napols el 1294; no en tenim el text
catala, pero se'n conserven 12 manuscrits llatins: Bo III.18; Pla 69; ROL 59. 1 U


Lunica edicio del text a Opera medica, 1752.


III. (ff. 19v-40): Ars compendiosa medicinae.
F. 19v, rubrica: "Deus qui cs uera salus et medicina optima / infir-


1 0 Aquestes sigles corresponen als darrers catalegs luHians. a traves dels quals liom pol
reconstruir la inlormacio que hi ha sobrc cada una de les obres que esmentem. A part del
conegut catileg de Platzeck ( = Pla), s6n Bo = Bonncr. 1989 ; ROL = niimero que te assignat
a les obres de Llull el Raimundus-Lullus-Institut; Per = Pcrarnau, 1982-1986.




1 7 8 SOBERANAS/BADIA


morum cum tua gratia et virtute incipimus li / brum dc arte medicine
conpendiosa"; (r. 4, ratllat; "Incipit ars mcdicine"); r. 5, comenca el proleg:
"ARs ista hac intentione conpilata est ut / medicus sub conpendiosa specu-
latione / scientiam medicine artificialiter possit acqui/rere ("adquirere",
corregit) et in breui tempore docere ("edocere", corregit) et etiam ut me-
dicus / [ . . . ] " ; f. 20, r. 3, acaba el proleg: " [ . . . ] sunt solubiles per / hanc
artem"; r. 4, comenca 1'obra: [nibrica] "De figuris / Flgure medicine sunt
sex [ . . . ] " ; f. 40, r. 25, acaba 1'obra: " [ . . . ] est tysico / et ydropico potest
dare remedium per decoctiones uel / cauterum aut syrupum, et huius-
modi." /


"Explicit ars medicine.".
Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull en lloc incert segura-


ment entre 1285 i 1287; no en tenim el text catala, pero se'n conserven
26 manuscrits llatins: Bo II.B.9; Pla 29; ROL 35.


La versio llatina del text es pot llegir a Opera medica, 1752 i a l'edi-
cio de J . M. Sevilla de 1987, que tambe te una traduccio al catala modern.


IV. (ff. 40v-87v): Liber principiorum medicinae.
F. 40v, nibrica: "Deus qui est suprema virtus ex cuius influentia crea-


ture / virtutis initium [...] de principiis et / medicine gradibus incoare
tractatum intendo / per quem sequendo (ratllat: "artem") artis compen-
diose inueni/endi veritatem maneriem ("maneriem", escrit en el marge)
intellectus exaltatur ad intenlectu [sic] ("exaltatur ad intenlectu", escrit en
el marge) formandum scientie medi-/cinalis et nature secreta."; r. 11, co-
menca el proleg: [nibrica] "De prologo. / QUoniam omnis ars habet
sua principia ideo nos in-/cepimus istum librum de principiis medici-
ne [•••]"; r. 20, acaba el pr6Ieg: " [ . . . ] de febribus. 8". de urinis. 9". de
pulsibus. / X" autem ("autem", escrit en el marge) de metaphoricio" [sic];
r. 21, comenca 1'obra: [nibrica] "De prima dispositione et primo de /
dispositione arboris. / NAturale quidem / est intellectui ut ipse per de-
monstrationem / factam per visum et per auditum melius intelligat quam /
per auditum solum [ . . . ] " ; f. 87v, r. 2, acaba 1'obra: " [ . . . ] opus est scientie
medicinalis inicia / per flnire ad effectum perducta patrocinio (?) et gratia
creatoris / A.M.E.N. J.E.S.U.S."/.


R. 5, nibrica: "Versus de alphabeto supra dicto / A mbeum calidum
dat .b. nigrum quoque siccum / [...] R. primo madidas forme designant
medicinas".


R. 21: "Explicit liber de ponderositate et leuitate / elementorum qui
scriptus est a Jo. de. bourgondia / et incepit eum scribere X X I I I J 0 die
januarii et finiuit ' VIJ die februarii. Anno domini nostri incarnationis /
ihesu xpisti .M.° CCCC. 0 L.°" /




MANUSCRITS L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 179


"Scriptor qui scripsit cum xpisto viuere possit / K.P.H.A.N.F.S. D.F.
B.X.R.G.P./N.D.K.B. [criptograma: Johanes de Burgondia] A.M.E.N.".


Aquest explicit correspon a la primera obra medica luHiana inclosa al
manuscrit (II); Ia darrera (IV), el Liber principiorum medicinae, va ser
redactat per Ramon Llull en lloc incert segurament entre 1274 i 1278; es
conserven dos manuscrits catalans medievals de 1'obra i 15 de llatins:
Bo II.A.9; Pla 11; Per 6; ROL 12.


La versio llatina es pot llegir a MOG I (1721), 767-814 = Int. xii, 1-47,
reproduida a Quattuor libri principiorum, 1969. La versio catalana, a Bon-
ner, 1989, II, 395-496: es tracta d'una edicio modernitzada, feta sobre els
testimonis mes antics, en espera de la versio critica que prepara Jordi
Gaya. Hi ha una traduccio anglesa a Bonner, 1985, II, 1119-1214.


V. (ff. 90-175v): Tabula generalis ad omnes scientias.
F. 90, rubrica: ".Jesus. / Deus in virtute tue magnitudinis. Bonitatis


etc a / Incipit tabula generalis ad omnes scientias."; r. 3, comenca el proleg:
"RAtio quare ista tabula ponitur / esse g[e]neralis consistit in hoc quia
de / g[e]neralibus principiis regulis et questio- / nibus consistit [ . . . ] " ; f. 91,
r. 22, aeaba el proleg: " [ . . . ] Quarta. de tabula. Quinta et / ultima de ques-
tionibus"; r. 23, comenga 1'obra: [rubrica] "De diuisione prime distictionis
[sic]. / PRima distinctio in 4" r figuras est diuisa [ . . . ] " ; f. 175v, r. 20, acaba
1'obra: " [ . . . ] ct a malis homini- / bus et inuidiosis defendere etiam hanc
scientiam conmendamus / in custodia angelorum et sanctorum glorie dei". /


"Incepta / fuit hec scientia in mari in portu tunicii in medio / septem-
bris anno incarnationis. M".C° C".X.C".III*. / et fuit finita in eodem anno
predicto in octauis / epiphanie in ciuitate neapoli ad honorem domini / dei
nostri A.M.E.N. / D.E.O. Gracias". /


"Ego Johannes de bourgondia scribere incepit [sic] hunc / librum anno
domini M."CCCC." L." VIJ die februarij / et finit [sic] XXI". die eodem
mense deo laus".


Aquesta obra Rainon Llull la va comencar a Tunis al mes de setem-
bre de 1293 i la va acabar a Napols al gener del segiient; existeixen tres
manuscrits catalans, 33 manuscrits llatins i un manuscrit inedit frances:
Bo 111,11; Pla 67; Per 36; ROL 52.


La versio catalana es pot llegir a ORL XVI (1932), 295-522; la llatina,
a 1'edicio de Proaza, 1515, i a MOG V (1729), 221-300 = Int. ii, 1-80.




1 8 0 SOBERANAS/BADIA


Ms. 3076. R. Llull: Opcra varia latina


S. XIV-XV. Llati. Paper. i + 42 ff. + vi, 206 X 140 miu. Paginacio an-
terior (s. XVII) , amb errors a partir de la p. 16; apareix nomes la numeracio
senar, a 1'angle superior dret del recte dels folis, pp. 3-84 ( = ff. l-42v).
El f. 1 conserva a 1'angle inferior dret, la signatura primitiva: "ai" . F . 42v,
de ma del s. XVII : "42 io l . " . Filigrana: carro de dues rodes (var. Briquet
3528 i 3544). Quaderns Ha<+i> (el full de guarda va encartat en el qua-
dern), 2-4 1 2 , amb reclams al centre del marge inferior de les respectives
darreres pagines. Per reforcar els quaderns per a la relligadura, duen a
linterior de la part central de cada plec unes tiretes de viteHa. 30/33 linies.
A ratlla tirada, a excepcio dels ff. 41-42, a dues columnes. Justificacio,
sense ratllat: 136 X 84 mm, aproximadament. Lletra gotica minuscula ca-
talana, duna sola ma. Riibriques, inicials, caplletres i calderons, en vermell.
Correccions al text i anotacions, manetes i altres senyals de lectura als
marges, de mans dels segles XV, XVI, XVII i XVIII . El full de guarda
i els talls del manuscrit conserven restes de tintura de color violeta. Ac-
tualment es sense relligar.


Foli segon ( = f. 2) : "posibilis Et ad qui vel ad que".
Signatura anterior: Ms. 2906.


I. (ff. l-42v): Introductoria Artis demostrativae.
F. 1, comenga la taula: "NUnc autem ad tractandum de proposito nc-


gocio / accedamus [ . . . ] " ; f. lv, r. 27, acaba: " [ . . . ] 42 (juod omni studenti
cognandum est ad universalem cognitionem venire".


F . Iv, r. 28, comenga 1'obra: [riibrica] "Qua necessitate et qua inten-
cione hec ars sit in/venta seu de eius / utilitate capitulum primum. /
INtroductoria / artis demostrative tradere volentes / Primo videamus quo-
modo ista ars sit necessaria et / (f. 2) posibilis [ . . . ] " ; f. 41, r. 7, acaba
1'obra: " [ . . . ] nobis concedat ille a quo librum / ex orsus sum et in quem
eundem terminum .alpha et .o. xpistus / verbum patris omnipotentis
Amen.".


(ff. 41-42v): Alphabetum generale.
F. 41, titol, de ma del segle XVII I : "Alphabetum Generale in hac Arte


contentum.". / R. 10, col. a, comenga 1'obra: "A / deus in primo .t. /
modus in 2." .t. / [ . . . ] " ; f. 42v, r. 2, acaba 1'obra: " [ . . . ] concordancia
distincio / figura est diffinicionis.".


El que el manuscrit presenta com un opuscle a part, segons tots els
catalegs es el capitol XLI I I de 1'obra anterior i aixi apareix a MOG I I I
(1722), 91-92 = Int. ii, 37-38.




MANUSCRITS L U L L I A N S D E LA R I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 181


Els Introductoria Artis demostrativae, amb el seu Alphabetum generale,
van ser redactats en lloc incert, segurament entre 1283 i 1285; no en tenim
el text catala, pero se'n conserven 6 manuscrits llatins: Bo II.B.3; Pla 27;
ROL 29.


Lunica edicio es la de MOG I I I (1722), 55-92 = Int. ii, 1-38.
Aquest manuscrit 3076 en altre temps, si mes no fins a mitjan segle XIX,


havia estat relligat amb el 118 de la Biblioteca de Catalunya, tot formant-
ne un del sol. El manuscrit 118 fou donat a la Biblioteca per Mateu Obra-
dor i Bennassar 1'octubre de 1908. Si be de paper i de mans diferents,
tenen tots dos manuscrits (118 i 3076) unes mesures molt semblants i en
tots dos hi apareixen les mateixes mans dels segles XVII-XVIII que po-
saren diverses anotacions als marges (cf., per exemple, els ff. 10 i 18 del
ms. 118 amb els ff. 2 i 8 del ms. 3076; el f. 17 del ms. 118 amb els ff. 26
i 28 del ms. 3076, etc.). A mes, tots dos conserven en els talls restes d'una
mateixa tintura de color violeta, prova evident d'haver estat relligats con-
juntament. La suma dels folis d'ambdos manuscrits no dona, pero, 120
com diu Jeroni Rossello en inventariar el manuscrit quan era a 1'Institut
Balear (Alos-Moner, 1935, mim. XLII ) . Potser Rossello es va enganyar en
prendre el niim. 83 que figura al darrer full del ms. 3076 ( = f. 42 actual;
el ms. va ser paginat antigament nomes amb la numeracio senar) com si
es tractes del numero del darrer foli. Sumant el 83 amb els 37 folis titils
(aleshores sense foliar ni paginar) de la segona part del manuscrit, el 118,
d6na exactament 120 "folis".


Heus aci el contingut del ms. 118:
I. (ff. l-3v): Lectura comjjendiosa super Artem inveniendi veritatem


(edici6 a MOG I (1721), 473-476 = Int. iii, 41-44; Bo II.A.l bis).
II . (ff. 4v-37v): Ars comjyendiosa inveniendi veritatem (edicio a MOG


I (1721), 433-473 = Int. iii, 1-41; Bo II .A.l) .


Ms. 3 0 7 8 . n R. Llull et al.: Opera varia iatina


S. XV (de la primera meitat: ff. 1-7 i 55-59; de la segona meitat, la
resta del manuscrit). Llati. Paper. 65 ff. <ff. 7v, 33-33v, 41-41v, 45v-46v,
51v, 60-63v, 65v, en blanc), 219 X 153 mm. Una ma del s. XVII , que apa-
reix tambe al ms. 3076, anota al final dalguns tractats el nombre de folis
de que consten: f. 7: "7.fol.", f. 40v: "7.fol.", i f. 54v: "3.fol.". Filigranes:


" Aquest mannscrit ingressa a la Biblioteea de Catalunya dividit en dues parts. i per
aixd hom li dona dues signatures: Ms. 2905 i Ms. 2907 . Seguint la descripcio de fra Rafael
Barcel6 (Gottron, 1920-1922, n. 59 , 203-205) , 1'hem reconstruit en un sol manuscrit.




182 SOBEHANAS/BADIA


guant, guant amb estel i tres turons dins un cercle, no registrades a Bri-
quet. Quaderns l 8 l , 2 1 4 , 3 1 2 , 4 S , 5 4 , &\ V, 8 8 , 9=-'. Un iinie reclam, al final
del segon quadern, a 1'angle inferior dret, escrit verticalment. 23/30 lin.
Justificacio, sense ratllat: 107/163 X 98/100 mm. Espais en blanc per a les
inicials (ff. 1-7 i 55-59v). Lletra de dues mans: gotica cursiva catalana
(ff. 1-7 i 55-59v) i gotica notarial catalana (ff. 8-54v i 64-65). La segona
ma, la notarial, copia uns tractats en el coloto dalguns dels quals figuren
els noms de dos copistes: Gabriel (ff. 32v i 40v) i Lluis Britos (ff. 45 i 54).
Si fos la ma de Gabriel caldria atribuir-li la reproduccio dels colofons
signats pcr Lluis Britos, un dels quals conte un error (3078, VI). Pero tambe
podria ser que una tercera ma copies els textos signats per Gabriel i Lluis
Britos, tot respectant els noms dels copistes. Riibriques, inicials i calderons
en vermell (les nibriques, a partir dcl f. 42; els ff. 1-7 i 55-59v, sense
vermell). Correccions i anotacions en el text i en els marges, dels segles XV,
XVII i XVIII , una d'elles, la que comenca "Apud Salzinger", f. 7, es de
ma del pare Antoni Ramon Pasqual. En el centre del marge inferior del
f. 1, hi ha el segiient ex-libris, llegit sota raigs ultraviolats: "Est hugonis
berardi pri.", del s. XVII, de qui possiblement son unes anotacions als
marges i els titols dels ff. 1 i 55. Actualment es sense relligar.


Foli segon ( = f. 2) : "autem actingit in sua".
Signatura anterior: Ms. 2905 i Ms. 2907.


I. (ff. 1-7): Liber cle praeclestinatione et praescientia.
F. 1, comenca el proleg: " [ ]Oniam plures homines deformare nesciunt


de predestinacione nec de / prescientia supponentes omnia venire necessa-
rio [ . . . ] " ; r. 6, acaba el proleg: " [ . . . ] utilitate poteris eorum ma/licia
extirpari"; r. 8, comenca 1'obra "[ ]Iuiditur liber iste in tres divisiones in
prima distinctionc tractabimus dc no/uem principiis [ . . . ] " ; f. 7, r. 2, acaba
1'obra: " [ . . . ] confir/mari que breuitas gratia dimitimus subtiliter tuenti"/.


"Ad laudem dei / Eniuit raymundus istum librum mense aprilis anno
domini millesimo / Incarnacionis domini nostri Jhesu xpristi.". 1 2


Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull a Paris al mes d'abril
de 1310; no en tenim el text catala, pero se'n conserven 14 manuscrits
llatins: Bo IV.25; Pla 180; R O L 160.


Lunica edicio es a ROL VI (1978), 153-175.


" A continuaeio del colofci, unn mn. pntscr ln de Bcrnrd. nnota: "nondum crnt natus /
Lullus, forte in alio cxemplari bcne adnotabitur an/nus". La ma quc posa el tftol i la inicial
a 1'espai en blanc, afegi a continuncio: "Et evidcns est quod nntc lullus non potuit liber / iste
componi [ . . . ] " . En el marge drct, una tercern m:«, ln del parc Antoni Rnmon Pnsqual. anota:
"Apud Sahinger / dicitur finitus / hic libcr anno / Incar. 1 3 1 0 " .




MANUSCRITS L U L L I A N S D E LA B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 183


II . (ff. 8-32v): Anonirn, Liber cle ordinatione superiori et inferiori
essenciarum cum esse convertibilium, accidentium et consiitutorum ex
ipsis.


F. 8, nibrica, en negre: "Deus cum tua sapiencia et amore incipit liber
de / ordinatione superiori et inferiori essenciarum cum esse convertibi-
lium / accidentium et constitutorum ex ipsis."; r. 4, comenca el proleg:
"QVanquam maxima sit voluminum copia ad laudem et / honorem summe
trinitatis [ . . . ] " ; 1 3 f. 8v, r. 4, acaba el proleg: " [ . - . ] tam naturali / ordine
essendi quam etiam tractandi atque intelligendi"; r. 6, comenca 1'obra:
"Dluiditur igitur iste liber in predictas tres partes [ . . . ] " ; f. 32, r. 21, acaba
1'obra: " [ . . . ] ad / aliud esse videlicet hominis cuius pars esse solebat et
erit in die / resurectionis et judicii generalis [...] / (f. 32v, 1 4 r. 8) ut fide-
lem et obedien/tem catholicum decet. deo gratias ac beate virgini dei /
filii matri cuius gratia mediante sic quid bene scrip/tum est scripsi / Deo
gracias". /


"Guabriel vocatur qui scripsit benedicatur".
Aquesta obra no es de Ramon Llull, sino de la seva escola. Segons


informacions que ens ha facilitat Fernando Dominguez, del Raimundus-
Lullus-Institut, se'n coneixen en total altres cinc manuscrits llatins, en els
quals apareix sota titols lleugerament diferents. Al manuscrit 1048 de la
Biblioteca Publica de Palma (Garcia Pastor, 1965, 59-60) 1'obra es atri-
buida a Joan Cabaspre , r >, el qual posseia el manuscrit 1043 de la mateixa
biblioteca (ibidem, 58) i es troba relacionat amb el manuscrit 1052 del
mateix fons (ibidem, 62). La no autoria lulliana d'aquesta obra apareix
glossada als marges del manuscrit mateix: vegeu les notes 13 i 14.


I II . (ff. 34-40v): Liber de essentia et esse Dei.
F. 34, riibrica, cn negre: "O deus tu qui es tua essencia et tuum esse


fac istum librum / qui est de tua essencia et de tuo esse"; r. 3, comenca
el pioleg: "Dlcitur quod in hac vita homo non potest habere substantiam
de / diuina essencia [ . . . ] " ; r. 17, acaba el proleg: " [ . . . ] per os/tentionem
et secundus erit per inposibile."; r. 19, comenca 1'obra: [nibrica, en ne-
grc] "De divisione huius libri. / Dluiditur liber iste in decem distinctio-


u Al marge dret, una ma del s. XVII eserivi: "Author est / Lullista", tot referint-se a
un esment del nom de Llull cn el text ("Reuerendissimus Illuminatusque magister / ray-
mundus lull").


u La matcixa ma del s. XVII al marge esquerre anota: "Probatur non / esse Raym.
lib. / iste.", tot referint-se a un esment del nom de Llull en el text ("a reuerendissimo /
preceptore nosrro catholico illuminatoque doctore magistro / raymundo lull").


" L'autoria de Cabaspre no es confirma en els altres manuscrits. La infomiacio a 1'abast
sobre el personatge no va mes enlla del que diu Bover, 1868 , I, num. 182.




1 8 4 SOBEHANAS/BADIA


nes [ . . . ] " ; f. 40v, r. 1, acaba lobra: " [ . . . ] diligere cognoscat deum per
istam scienciam quoniam mag/num intelligere in bono disponit magnum
diligere. Ad / Laudem et honorem ("finit", ratllat) dei finit raymundus
librum isrum / in ciuitate mesane mensis desembris anno M". CCC°. et
XI I I " / 1 6 incarnationis domini nostri Jesu xpisti. / Deo gratias". /


"Qui scripsit scribat semper cum domino viuat / Gabriel vocatur qui
scripsit benedicatur.".


Aquesta obra va ser escrita per Ramon Llull a Messina al mes de de-
sembre de 1313; no sen conserva el text catala, pero hi ha 7 manuscrits
llatins: Bo IV.91; Pla 251; ROL 232.


Lunica edicio a ROL I (1959) 357-375.


IV. (ff. 42-45): Liber de conuenientia fidei et intellectus in objecto.
F. 42, nibrica: "Deus cum tua sapiencia et charitate gratia et benedie-


tione / incipit liber qui est de conuenienciis quas habent fides et intellectus
in objecto"; r. 3, comenca 1'obra: "Llber iste diuiditur in tres partes prima
pars cst de quibusdam / dicendis eontra illos qui dicunt [ . . . ] " ; f. 45, r. 19,
acaba 1'obra: " [ . . . ] quod totus mundus / esset in bono statu mediante
gratia xpisti sicut dixit xpistus querite et / dabitur vobis. Qui habet aures
audiendi audiat" /.


"Ad honorem et laudem domini nostri Jhesu xpisti finiuit Raimundus
istum librum / l 7 in monte pesulano mense marcii annno [sic] M° CCC"
octauo in/carnationis domini nostri Jhesu xpisti in cuius custodia comen-
dauit animam suam / et beate marie virginis matris eius. Si autem erraui
in aliquo contra sanctam fidem / hoc non feci scienter sed ignoranter
confiteor hoc dixisse cur sub/mito me correctioni eclesie sante romane.
A.M.E.N." /.


"Xpistus laudetur posquam libri finis habetur. Transcripsit me ludovi-
cus britos / vicesima nona mensis augusti ora quasi noctis un[d]ecima
anno incar/nationis domini M" CCCC° LXXXIII I" . Amen Jhesus Xpistus.".


Aquesta obra va ser escrita per Ramon Llull a Montpeller al mes de
marc de 1309; no en tenim el text catala, pero se'n conserven 22 manus-
crits Uatins: Bo IV. 10; Pla 164; ROL 144.


Lunica edicio es a MOG IV (1729), 571-575 = Int. xi, 3-5.


V. (ff. 47-51): Liber de demonstratione per aequiparantiam.
F. 47, rubrica: "Deus cum tua benedictione incipit / demostratio per


La ma del s. XVII escriv! al marRe etquerre: "Notatur / esse Lnlli / 1 3 1 3 " .
La mi del i. XVII escrivi al marue dret: "Notatur / esse lulli / 1 3 0 8 " .




MANUSCRITS L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 185


equiparanciam"; r. 3, comenca el proleg: "QVOniam quidquid demostra-
tum fuit ab antiquis de/mostratum fuit propter quid aut quia [ . . . ] " ; f. 48,
r. 25, acaba el proleg: " [ . . . ] aut credere pro / credere set bene credere
pro intelligere dimiteremus"; r. 27, comenga 1'obra: [rubrica] "De diuisio-
ne huius libri / Dluiditur iste liber in tres distinctiones prima est ad pro-
bandum [ . . . ] " ; f. 51, r. 4, acaba 1'obra: " [ . . . ] In diuina potestate de
diuinis personis sic / potest dari de diuina bonitate magnitudine eternitate
intellectu et voluntate / virtute gloria et veritate suo modo A.M.E.N.".


"Ad laudem et gloriam et honorem ac cognitionem diuine trinitatis
fi/niuit raymundus istum libram 1 8 in monte pesulano mense mar/tii M".
CCC".4" incarnatio [sic] domini nostri Jhesu xpisti in custodia cuius / sit
recomandatus iste liber ac etiam gloriose virginis marie matris eius / Deo
gratias".


Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull a Montpeller al mes
de marg de 1305; no en tenim el text catala, pero se'n conserven 34 ma-
nuscrits llatins: Bo 111.71; Pla 133; ROL 121.


Existeixen diverses edicions del text llati: la de Proaza, 1510; la de la
MOG IV (1729), 577-582; la dels Opera parva I; i la dels ROL IX (1981).
201-231.


Aquesta obra tambe apareix copiada al manuscrit 3174, II ; vegeu infra.


VI. (ff. 52-54v): Liber de nominibus diuinarum personarum seu Liber
de Trinitate in unitate permansiue in essentia Dei.


F. 52, rubrica: "Deus cum tua gracia et auxilio incipit / liber de trini-
tate unitate pura siue de essentia tua"; r. 3, comenga el proleg: "QVoniam
infideles derident xpistianos propter hoc quia credunt quod in / essentia
dei sit pater et filius et spiritus sanclus [•••]"; r. 9, acaba el proleg: " [ . . . ]
virtutem veritatem gloriam / eternam et perfectionem et primo de boni-
tate"; r. 11, comenga 1'obra: "OMne ens magis bonum magis unisimum et
potentissimum / agit [ . . . ] " ; f. 54, r. 23, acaba 1'obra: " [ . . . ] propter quam /
probationem possunt infideles et vero modo solui omnes obiectiones quas
ipsi / possunt facere in probando per patrem et filium et spiritum sanc-
tum"/.


"Ffinitus est iste liber ad honorem et gloriam totius sanctisime tri-
nitatis / et finiuit Raymundus istum l i b r a m 1 9 apud montem pesulanum
mense / aprilis Anno domini M".CCC°. X"." /.


"Fhiiiuit me transcribendi ludovicus britos mense et secunda septem-
bris die / (f. 54v) octaua noctis quasi seu nona qui scriptor in custodia


" La ma del s. XVII eserivi a! marge dret: "Notatur / Lulli 1 3 0 4 " .
" La ma del s. XVII escrivi al margc dret: "Xotatur / Lulli 1 3 1 0 " .




186 SOBERANAS/BADIA


beatissime / trinitatis sit semper quometantus et intus et in custodia
matris Jhesu / gloriosime [sic] virginis marie A.M.E.N.".


Aquesta obra va ser escrita per Ramon Llull a Montpeller al mes
dabril de 1309; no en tenim el text catala, pero se'n conserven 13 ma-
nuscrits llatins: Bo IV. 17; Pla 169 i 169a ; ROL 149.


Lunica edicio es a Ottaviano, 1929, 289-292.


VII . (ff. 55-59v): Liber de memoria Dei.
F. 55,'-'1 comenea el proleg: " [ JVoniam de diuina memoria non ha-


bemus tantam noticiam sicut de / diuino intellectu et voluntate [ . . . ] " ;
r. 12, acaba el proleg: " [ . . . ] de diuina memoria eterna noticiam habeant";
r. 13, comenca 1'obra: [rubrica, en negre] "De diuisione huius libri /
[ ]Iuiditur liber iste in quinque distinciones in prima trac/tabimus de mcmo-
ria hominis [ . . . ] " ; f. 59v, r. 2, acaba 1'obra: " [ . . . ] et de suis dignitati/bus et
talis scientia est valde alta et profunda et anima per ipsam / valde jocun-
dam [sic]" /.


" [ ]D laudem et honorem dei finiuit raymundus / librum istum qui
est de diuina memoria in ciuitate me/ssane mense marcii anno M° CCC°
X I I I I ° 2 2 Incarnacionis domini / nostri Jhesu xpisti / Deo gracias amen".


Aquesta obra va ser escrita per Ramon Llull a Messina al mes de
marc de 1314; no en tenim el text catala, pero se'n conscrven 7 manuscrits
llatins: Bo IV.104; Pla 266; ROL 246.


Lunica edicio es als ROL II (1960), 117-130.


VIII . (ff. 64-65): Liber de accidente et substantia.
F. 64, nibrica: "Deus cum tua gratia incipit liber de substantia et acci-


dente"; r. 2, comenca el proleg: "QVOniam per plures nouos modos vcnati
sumus diuinam trini/tatem et de hoc multos libros fecimus [•••]"; r. 14,
acaba el proleg: " [ . . . ] est substantia que magis absoluta est aliter muta-
retur ordo que mutatio est inposibilis [sic]" ; r. 15, comenca 1'obra: "Liber
iste in 10 principia diuiditur que sunt unitas [ . . . ] " ; f. 65, r. 26, acaba
1'obra: " [ . . . ] et si in hoc est superbus ego con-/veniam ipsum in die iudi-
cii coram diuinam trinitatcm"/.


" Sembla quc l"'scriptor" copia una f6rmuln quc no cntcn. El doctor Joan Rn<tnrdns
cns suggereix la lectura "quictus atque securus", que agrnim. Aquest mateix colofo amb
"quomcntatus" en lloc de "quomctantus" es troba a la fi del mateix tractat liillia. tamhc
signut pcl mateix Lluis Britos, al manuscrit Ottob. lat. 1278. fol. 77b. (Vegcu un altre cnlofo
atribuit al mateix Britos a Ottob. lat. 1278, quc correspon al nostrc 3078 , IV). Perez Mar-
tinez 1961, num. 59 , copia part del colofo que ens intercssa i omct ln formula discutidn.


" Al mnrge supcrior, csborrnt pero llcgit sotn raigs ultraviolnts, lu mu del text escrivi:
"O deus tun".


m La mi del s. XVII escrivi ul murge esquerre: "Notatur / Lulli. / 1 3 1 4 " .




MANUSCRITS LUL-LIANS D E LA B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 187


"Ad laudem et honorem dei finiuit Raymundus istum tractatum in ciui-
tate me/sane mense octobris anno domini M^.CCC.XII I 0 . 2 3 in custodia /
domini nostri Jhesu xpisti Amen".


Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull a Messina al mes d'oc-
tubre de 1313; no en tenim el text catala, pero se'n conserven 22 manus-
crits llatins: Bo IV.75; Pla 235; ROL 216.


Existeixen diverses edicions del text llati: la de Proaza, 1510; la dels
Opera parva I; i la del ROL I (1959), 133-147.


Obra copiada tambe al manuscrit 3174, I II ; vegeu infra.


Ms. 3174. R. Llull et al.: Opera varia latina


S. XV. Llati. Paper. 70 f f . l + 1 ] ; 164 X 117 mm. Restes de filigranes sense
identificar als ff. 53, 62, 64 i 65. Quaderns 1-5 1 2 , 6 1", amb reclams al centrc
del marge inferior de les respectives darreres pagines, alguns guillotinats
pel relligador. Potser per aquesta causa manca el reclam del quadern 4 r t .
Per reforcar els quaderns per a la relligadura, duen a linterior i a 1'exte-
rior de la part central de cada plec unes tiretes de viteHa, amb restes
descriptura en vermell i en sepia, aquesta darrera molt esvaida. 36/37 li-
nies. Justificacio: 125 X 75 mm. Lletra gotica minuscula italiana d'una
sola ma (ff. 1-69). Riibriques, inicials, caplletres, calderons, ratlletes de
canceHaci6 en el text i unes crides d'atencio marginals (vegeu, per exem-
ple, ff. 37v-38) en vermell. Hi ha una taca dbumitat a la part superior de
tot el manuscrit. Relligadura probablement original, en cuir llis, de
170 X 120 mm. Amb restes de tancadors al pla anterior, on es veu, tambe,
una empremta amb tres forats petits que travessen tot el pla, produits
pcr uns claus. Al pla posterior hi ha, enganxat, un petit retol de pergami,
amb senyals d'haver-hi estat abans clavat amb sis claus petits, amb el titol
"Libcr de deo" escrit amb acurada lletra gotica (s. XV). A sota, damunt
el cuir, hi ha dibuixada amb tinta, una " D " majiiscula, gotica (s. XV).
Nervis dobles i filets al llom, engofrat. En el contrapla anterior hi havia di-
verses anotacions manuscrites quc han estat raspades; es conserva una
anotacio, potser una signatura topografica: "N.3.f.68." (s. XIX?), i un
badge impres del s. XIX: "Sub robore virtus". Ha estat arrencat el full
de pergami que servia de guarda. El full de guarda posterior, va ser en-
ganxat al contrapla. i la ma que copia, entre altres texts, unes anotacions
tretes del De Civitate Dei en els folis 69v-70v, segui copiant-hi d'altres del
mateix llibre.


** La ma del s. XVII escrhi al marge dret: "Notatur / Lulli 1 3 1 3 "




I S S SOBERANAS/BADIA


Quant a la procedencia, ultra el badge assenyalat, en el f. 70v, a la
part superior i inferior, hi ha restes duns ex-libris manuscrits, potser del
mateix s. XV final, o comencament del XVI, 1'acid de la tinta dels quals,
en cremar el paper, va fer caure el suport. Del primer, nomes es llegeix
el comencament: "Iste liber'. Del segon, s'endevina el mateix comenca-
ment i el mot final, potser de la primera linia: "concessus". A sota, duna
altra ma, tremolosa (probablement la que ratlla els dos ex-libris anteriors),
del s. XVI : "Ad usum fratris julii Aresti Un[ ]ani'- 4 / ordinis minorum
observantis [sic] provincic Brixie".


Foli segon ( = f. 2 ) : "bonitati in subjecto".


I. (ff. 1-36V): Liber de Deo et Jesu Christo.
F. 1, rubrica: "Deus qui es gloriosus propter tuum amorem hunc librum


facimus / Qui uocatur Liber de deo."; r. 3, comenca el proleg: "Cum sit
finis principa/lis propter quem homo creatus / est deum recolere intelli-
gere et amare / et homo tanto melius [ . . . ] " ; f. lv, r. 18, acaba el pr61eg:
" [ . . . ] et de quo sunt et sic de aliis rebus"; f. lv, r. 19, comenga 1'obra: [ni-
brica] "De prima parte huius libri. Et primo queritur utrum ("sit", ratllat)
deus sit" / Ad probandum quod dcus sit de/cem dabimus raciones [ . . . ] " ;
f. 36v, r. 7, acaba 1'obra: " [ . . . ] Queritur cum quo deus magis potest agere
in mundo solutio vade / ad questionem de cum quo / Finite sunt questio-
nes ad gloriam et laudem domini nostri ihesu / xpisti A m e n".


Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull a Mallorca al desem-
bre de 1300; se'n conserven 5 manuscrits catalans i 15 de llatins: Bo 111.48;
Pla 106; Per 59; ROL 95.


Existeix una edicio de la versio catalana a Obras II (1901), 269-371. El
text llati es a la MOG VI (1737), 561-598 = Int. x, 1-38.


II. (ff. 36v-41): Liber de demonstratione per aequiparantiam.
F. 36v, r. 11, comenga el proleg: "Quoniam quicquid demon/stratuni


fuit ab anti/quis fuit demonstratum per quid aut per / quia [ . . . ] " ; f. 38,
r. 18, acaba el proleg: " [ . . . ] aut credere pro credere sed bene credere pro
intelligere dimitemus"; f. 38, r. 19, comenga 1'obra: "Dlviditur istc liber
in tres / distinctiones [ . . . ] " ; f. 41, r. 14, acaba 1'obra: " [ . . . ] in diuina po-
testate de diuinis pcrsonis sic potest dari de diuina / bonitate magnitudine
eternitate intellectu voluntate virtute gloria / et veritate suo modo'7.


"Ad laudem gloriam et honorem et cognicionem diuine trinitatis / finiuit
Raymundus istum librum in monte pessulano mense / marcii M" CCC" IIII"


2 4 Un petit forat impossihilita de llegir la tercera llctra; llctra que havia d'esser una o 0
una c o una altra de les quc no tenen pal, asta, II.ic,, etc.




M A N U S C M T S L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 189


anno incarnacionis domini nostri ihesu xpristi / in custodia cuius sit re-
commendatus liber iste et eciam beate / gloriose virginis marie A m e n".


Aquesta obra apareix copiada al ms. 3078, V; vegeu supra.


III . (ff. 41-43): Liber de accidente et substantia.
F. 41, r. 22, rubrica: "De substantia sine accidente que est deus solus.";


f. 41, r. 23, comenca el proleg: "Cjuoniam per plures / modos nouos venati
sumus diuinam trin/tatem [sic] et de hoc multos libros fecimus / ad
huc [ . . . ] " ; f. 41v, r. 9, acaba el proleg: " [ - . . ] aliter mutaretur ordo que
mutatio / est impossibilis"; f. 41v, r. 10, comenca lobra: [riibrica] "Diuisio
libri ct primo de unitate. / Liber iste in decem princi-/pia diuiditur que
sunt / unitas [ . - . ]" ; f. 43, r. 11, acaba 1'obra: " [ . . . ] ego conueniam ipsum
ad diem iudicii coram diuina / trinitate"/.


"Ad honorem ct laudcm dci finiuit Ra\ mun/dus istum librum uel tracta-
tum in ciuitate Messane men/se octobris anno M° CCC° X I I I 0 incarnacio-
nis domini nostri ihesu / xpisti A m e n ".


Aquesta obra es copiada tambe al manuscrit 3078, VIII ; vegeu supra.


IV. (ff. 43-50v): Liber de ente simpliciter absoluto.
F. 43, r. 16, rubrica: "Liber Magistri Raymundi luli de ente simplici-


ter / absoluto quod est solus deus"; f. 43, r. 18, comenca el proleg: "ENs
simpliciter ab/solutum oportet quod h/abeat simpliciter sex conditiones
[ . . . ] " ; f. 43v, r. 17, acaba el pidleg: " [ . . . ] nullum ens potest esse simph-
citer abso/lutum et primo dicemus"; f. 43v, r. 18, comenca 1'obra: [rubri-
ca] "Dc bonitate absoluta / BOnitas absoluta requeritur / quod sit per se
simpliciter [ . . . ] " ; f. 50. r. 34, acaba 1'obra: "[•••] In cuius gratia iste liber
et omnes alii quos / de eo fecimus sint ei recommendati et ad suum ho-
norem mul/tiplicati cum propter ipsum simpliciter sint facti ("ad laudem",
ratllat)"/.


(f. 50v) "Ad laudem et honorcm dei finiuit Raymundus is/tum librum
in ciuitate viene dum ibidem erat concili/um generale Mense marcii
Anno M° CCC" XII . domini nostri ihesu / xpisti A m e n ".


Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull a Viena del Delfinat
al mes de marc de 1312; no en tenim manuscrits catalans, pero se'n con-
serven 10 dc llatins: Bo IV.52; Pla 212; ROL 193.


Lunica edici6 es la dels ROL XVI (1988), 181-205.


V. (ff. 50v-67): De contemplatione Raimundi.
F. 50v, r. 5, rubrica: "Deus ad te laudandum et contemplandum incipit /


modus contemplandi per decem modos artifitialiter"; f. 50v, r. 7, comenca
el prolcg: "AD honorcm dei ost/endere uolumus quomodo / per artem in-




190 SOBERANAS/DADIA


ventiuam adque per tabu/lam generalem gloriosissimum deum nostrum /
contemplari possimus et hoc decem modis [ . . . ] " ; f. 50v, r, 22, comenea
1'obra: [rubrica] "Modus contemplari per diuinas rationes. / Dluine ra-
ciones plures / sunt sive dignitates [ . . . ] " ; f. 66v, r. 34, acaba 1'obra: " [ . . . ]
et tuum iste tractatus (mot ratllat) conpilatus est"/.


"Perfecit doctor Ra\ inundus suam contemplacionem et in / quantum po-
test supplicat venerabili collegio doctorum / theologie parisius quod ipsum
acceptent Et si in aliquo / (f. 67) correctione indiguerit ipsum ad placitum
corrigant quia / ipsum intendit presentare nobillissimo domino philip/po
regi francie".


Aquesta obra va ser redactada per Ramon Llull a Paris entre 1297
i 1298; no en tenim el text catala, pero se'n conserven 17 manuscrits Ilatins
i dos de castellans inedits. Tots els testimonis presenten 1'opuscle dividit
en tres Uibres, per als quals els catalegs tenen entrades diferents. La pri-
mera part, el De contemplatione, es a Bo III.28a; Pla 82 i ROL 70.


Edicio a ORL XVIII (1935), 393-429 i a ROL XVII (1989), 17-50.'-'5


VI. (ff. 67-69): Quomodo contemplatio transit in raptum.
F. 67, r. 4, nibrica: "Quomodo contemplatio transit in raptum."; r. 5,


comenga el proleg: "Dlximus de contemplacione / nunc intendimus dare
modum per quem me/diante gratia dei posset fieri raptus [ . . . ] " ; r. 16,
acaba el proleg: " [ . . . ] Et primo exemplificabimus de / bonitate"; r. 17,
comenga 1'obra: [nibrica] "Exemplum de bonitate. / Homo iustus consi-
derans in summa bonitate [ . . . ] " ; f. 69, r. 23, acaba 1'obra: " [ . . . ] ipsa
consciencia magis inclinatur ad vnam partem / quam ad aliam nec tamen
eligat illam partem".


Aquesta obra, que te dues parts al seu interior (la segona de les quals
alguns manuscrits titulen De declaratione conscientiae), forma una unitat
amb 1'anterior: els catalegs, com hem dit, assignen entrades separades per a
cada una de les tres parts o llibres: Bo III.28b i Bo III.28c; Pla 83 i Pla 84;
ROL 71 i ROL 72.


Ledicio llatina es a les ORL XVII I (1935), 430-432 i 432-435, i a
ROL XVII (1989), 51-55 i 57-61.


VII . (f. 69v): Anonim, Iste sunt quinque salutationes domini nostri
Yhesu Christi.


Comenga 1'obra: "Clerico ("q", ratllat) cx usu salutare beatam uirgi-
nem [ . . . ] " ; r. 16, acaba 1'obra: " [ . . . ] Vita perennis. Amen."


Per a la datacio d'aqucsta obra, EL 30 (1990) , 86 .




MANUSCRITS L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 191


Tant aquest fragment com els segiients no pertanyen a 1'ambit del
lullisme.


VIII . (ff. 69v-[71]) Sant Agusti, De ciuitate Dei (fragments).
F. 69v, r. 17, riibrica, en negre: "agustinus de ciuitate dei de iudiciis


et iudicio. [ . . . ] " .


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Llull , R a m o n , Ars inventiva vcritatis. Tabula gcncralis. Lectura super artcm in-
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Llull , R a m o n , Opera parva, vol. I ( P a l m a d e Mal lorca , 1 7 4 4 ; R D 3 2 5 ; F a c s i -
mil : Hildesheim, 1 9 7 1 ) .


" Citem tota la bililiogralia a traves d'autor i data, llevat de les obres normalmeut
eitades per abreviatures a EL, i Hevat tambe de les obres de Ramon Llull, per a les quals
cspecifiquem, a mes, la serie quc acull cada obra o 1'cditor; les sigles empradcs son les
habituals d'aqucsta revista.




192 SOBERANAS/DADIA


Llull , R a m o n , Opcra medica (Pa lma de M a l l o r c a , 1 7 5 2 ; HD 3 6 3 ) .
Llull , R a m o n , Quattuor libri principiorum (Wakefie 'd , 1 9 6 9 ) .
Llull , R a m o n , L'art compcndiosa dc ia mcdicina, t raducc io i comentar is de


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T a r r e , Jose ( 1 9 4 1 ) , " L o s codices lulianos d e la Biblioteca Nacional d c P a r i s " ,
A S T 1 4 , 1 5 5 - 1 8 2 .


Obres luHianes contingudcs als mss.


Ars compendiosa inveniendi veritatem ms. 1 1 8 , II
Ars compendiosa medicinae ms . 3 0 7 5 , I I I
De contemplatione Raimuntli ms. 3 1 7 4 , V
De levitate et ponderositatc elementorum ms. 3 0 7 5 , II
Introductoria Artis demostrativae ms. 3 0 7 6 , I
Lectura compendiosa super Artcm inveniendi ms. 1 1 8 , I
Liber de accidente et suhstantia ms. 3 1 7 4 , I I I , i ms. 3 0 7 8 , V I I I : ROL I
Liber de conuenientia fidei et intellectus in objecto ms. 3 0 7 8 , I V
Liber de demonstratioiw per aequiparantiam ms. 3 1 7 4 , I I , i ms. 3 0 7 8 , V : ROL I X
Liber de Deo et Jesu Christo ms. 3 1 7 4 , I
Liber de ente simpliciler absoluto ms. 3 1 7 4 , I V : ROL X V I
Liber de essentia et esse Dei ms. 3 0 7 8 , I I I : ROL I




MANUSCRITS L U L L I A N S D E L A B I B L I O T E C A D E CATALUNYA. I 19.3


Liber de memoria Dei ms. 3 0 7 8 , V I I : ROL I I
Liber de nominibus diuinarum personarum seu Liber dc Trinitate in unilatc


permansiue in essentia Dei ms. 3 0 7 8 , V I
Liber de praedestinatione et praescientia ms. 3 0 7 8 , I : ROL V I
Liber principiorum medicinae ms. 3 0 7 5 , I V
Quomodo contemplatio transit in raptum ms. 3 1 7 4 , VI
Tabula generalis ad omnes scientias ms. 3 0 7 5 , V


A l t r c s o b r e s c o n t i n g u d e s a l s rrrss.


Agusti , sant, Dc ciuitate Dei ( f ragments) ms. 3 1 7 4 , V I I I
Anonim (Joan C a b a s p r e ? ) , Liber de ordinatione superiori et inferiori essenciarum


cum esse convertibilium, accidentium et constitulorum ex ipsis ms. 3 0 7 8 , I I .
V e g e u nota 1 5 .


Anoiiim, Iste sunt quinquc salulationes domini nostri Yhesu Christi ms. 3 1 7 4 , V I I


C o p i s t e s i p o s s e s s o r s a n t i c s


Aresti , Juli , ms. 3 1 7 4 (possessor, f rancisca de Brescia , S. X V I )
B e r a r d , H u g , ms. 3 0 7 8 (possessor, p r e v e r e mallorqui , s. X V I I )
Britos, Lluis , ms. 3 0 7 8 , iV i V I (copista d'algun manuscrit anterior (?) , 1 4 8 4 )
Gabriel, ms. 3 0 7 8 , II i I I I (copista d'algun manuscri t anterior (?) , s. X V )
Joan d e B o r g o n y a , ms. 3 0 7 5 , IV i V (copista d'algun manuscri t anterior , 1 4 5 0


i 1 4 5 7 )
A m a d e u J . SOBLRANAS L o l a BADIA


Diblioteca de Catalun; a Uni\ ersitat de Barcelona


Post scriptum:
Despres dnaver fet lcs precedents descripcions, s'han cnquadernat, al


taller corresponent de la mateixa Biblioteca, els mss. 3076 i 3078. Cal fer
constar, amb gran disgust, que en relligar el ms. 3076 s'ha eliminat, inad-
vertidament, el full de guarda anterior; aixo fa variar algunes de les dades
adduides a la descripcio del codex.






EL 3 0 ( 1 9 9 0 ) , 1 9 5 - 2 0 0


A . SOLEH I LLOPAHT


E L NOU MANUSCRIT D E L LLIBRE DE UORDE
CAVALLERIA I L E D I C I O D E L T E X T


L'aparici6 d'un nou manuscrit de qualsevol obra es sempre un fet re-
marcable i important perque, en la majoria dels casos, comporta informa-
cio sobre el text i la seva difusio historica, fins i tot si el manuscrit es
fragmentari. £ s el cas de quatre bifolis del Llibre de Vorde de cavalleria
que Jesus Alturo ha identificat recentment.


L'article "Un nou manuscrit (incomplet) del Llibre de Torde de cavalle-
ria de Ramon Llull", 1 de 1'esmentat estudios, havia d'apareixer en YArxiu
de textos catalans antics, niim. 7, que ha sofert un retard de prop de dos
anys: havia de sortir al carrer 1'anv 1988 i ho ha fet el 1990. Aquesta
dilacio desgraciada ha impedit que el nou manuscrit sTiagi tingut en
compte en 1'edicio critica del tractadet luHia sobre la cavalleria que jo
mateix vaig publicar a final de l'any 1988.1' Tot plegat es mes lamentable
si pcnsem que la darrera edicio del llibre era de l'any 1906! 8


EI treball de Jesiis Alturo parteix del fet que aleshores encara no existia
cap edicio critica del text i confronta el fragment amb 1'edicio de les
Obres essencials (1957). 4 Per aixo em sembla convenient oferir almenvs
les conclusions d'un estudi del text que transmeten aquests folis confron-


1 ATCA 7/8 (Barcelona, 1988-89) , pp. 223-240. fis datat el 28 de maig de 1987.
* Ramon Llull, Llibrc de Vorde de cavalleria, ENC (Barcelona, 1988) . El llibre va ser


distribuit durant els primers mesos de l'any 1989.
* A ORL I, que practicament rcprodueix 1'edicio de Maria Aguilo, Barcclona 1879.
' L'edici6 de les OE reprodueix el text de les ORL, regularitzant les grafies segons cri-


teris moderns; cs tracta, com es sabut, d'una edicio de divulgacio que es preferible no
prcndrc com a base d'estudi. En qualsevol cas, goso pensar que el mes encertat hauria estat
que, en sortir Tedicio el 1988, Jesiis Alturo hagues refet cl scu article; aixo hauria estalviat
aquestcs ratlles meves addicionals.




196 A. S O L E R I L L O P A R T


tat amb el dels altres testimonis. Entre daltres coses, es important aclarir
si el nou text modifica 1'edicio cn alguna cosa substancial.


Alturo fa una descripcio minuciosa del nou manuscrit; remeto el lector
a larticle per aquest important aspccte de la qiiestio. Potser nomes caldra
dir que 1'autor situa el fragment als primers anys del segle XV.


El manuscrit es avui a 1'Arxiu Reial de Catalunya (Arxiu de la Corona
d'Arago), per la qual cosa el denominare R;5 dins el fons del Gran Priorat
de Jerusalem, seccio II, armari 32, lligall 12, signatura 692. El seu exhu-
mador ja assenyala que no es possible precisar-ne la procedencia. Es tracta
de "quatre bifolis, que formen dos grups de dos bifolis cada un, discon-
tinus entre si per estar separats per un tercer grup dc dos bifolis perduts"."
Contenen, per tant, dos fragments del text: el primer va de la linia 331 dc
la II part, fins a la 146 de la III, de l'esmentada edicio; el segon va de la
linia 42 de la V part, fins a la 63 de la VI.


El tros de text que dona R permet una collacio amb els altres manus-
crits i fins la seva situacio a Ystemma. Tanmateix, la seva brevetat en una
obra ja de per si tan curta ens obliga a prendre amb prudencia les con-
clusions a que arribem.


R presenta tres errors comuns amb A i F , que a mes poden ser consi-
derats separatius respecte al manuscrit C. Son els segiients (la xifra romana
es refereix a la part dcl llibre i 1'arabiga al paragraf en que es troba el text):


I I I . 12
C: seguir sia que en cauaylaria se pogues destruir en uiltat que no pogues
reffer en nobilitat
A: seguir sie que caualleria se pogues destrouir en viltat e que no pogucs
fer res en nobilitat
F : seguir sie que Caualleria se pogues destruir en viltat e que no pogues
fer res en noblesa
R: seguir sia que caualleria se pogues destruir en viltat e que no pogucs
res fer en nobilitat


" Alturo el denomina B; em sembla nportu canviar la sigla per seguir el mateix critcri
que emprn a l'edici6, aixo es, que la sigla correspongui amb 1'inicial de la biblioteca o ciutat
a que pertany (o alguna de lcs lletres del nom, cn cas de coincidencia amb un altre tcsti-
moni). £s convenient recordar Ies sigles dels altres codexs que lian transmes cl Llihrr de
Vorde de cavalleria: C, ms. 12 de la Biblioteca de Catalunya, base de 1'edicio, segle X V
A, ms. III de la Biblioteca de l'Ateneu Barcelones, segle XV; F, ms. 9 de la Bibliotcca
de Sant Francesc, dc Palma dc Mallorca (avui a la Biblioteca dc la Fnndacio Marclit,
segle XVI; ms. M, ms. 1070 dc la Biblintcca Publicn de Palma de Mallorca. scgle XVIII.
que es una copia dcl ms. C i que no tindrcm en compte en la prcsent cnHacio.


" Ibid., p. 225 .




NOU MANUSCRIT D E L LLIBRE DE VORDE DE CAVALLERIA 197


V . l l
C: cauayler deu parar son cors deuant son seyor si alcun home uol pendre
ni naffrar son seyor
A: caualler deu parar son cors deuant son senyor
F : lo Caualler deu parar lo seu cors devant lo Rey son senvor
R: caualler deu parar son cors dauant son senyor


VI.7
C: Desfer cauayler es con hes trancada la correga de la spasa
A: de fer caualler es trencada la correia de la espasa
F : Car ha tal caualler es trencada la correge de la spasa
R: Desfer caualler es trencada la correga delespaa


Aquests errors ens permeten de postular 1'existencia d'un antecedent
comu a AFR que els ha transmes; tambe permeten afirmar que C pertanv
a una branca diferent de Ystemma, ja que si hagues copiat dalgun d'aquests
testimonis hauria transmes necessariament aquests errors. D'altra banda.
R no comparteix cap dels errors comuns conjuntius d'AF (a les pp. 88-91
de 1'edicio), ni cap dels errors separatius d'A (p. 94), ni tampoc cap dels
singulars de C ni d'A ni de F. Amb aquestes dades podem incloure el ma-
nuscrit R en Ystemma que ja havia dibuixat (pp. 100-101) de la segiient
manera:


X


Aquest nou stemma i les llicons que coneixcm de R no qiiestionen Ia
tipologia cferrors que es fa a les pagines 83-94 de 1'edicio.7


Pel que fa als problemes que plantejava 1'edicio del text en aquests
passatges, R no fa altra cosa sino confirmar la validesa de les solucions


* Nomes eal precisar que en el cas dels tres crrors continguts a la p. 84 . R concorda
oml) A cn la llic6; lii pot liaver hagut un acord circumstancial entre C i F o entre A i R.
En el cas de 1'error 111.17 de. Ia p. 86 , R duna una Uico correcta per6 facilment pot haver
resolt per conjectura. • -




1 9 8 A. S O L E R I L L O P A K T


adoptades i algunes de les suposieions. Per tant, el text editat qucda in-
tacte. Potser nomes cal esmentar el cas de VI.7, referit a la nota 7 (p. 209);
la llico de R es "qual caualler acostumat a fer torts", que es la que fa mes
sentit de totes les que transmeten els manuscrits, pero que alhora sembla
clarament una vulgaritzacio de la IH56 dels altres testimonis.


Acabo aquesta nota donant el fragment daparat critic corregit, tal i
com hauria de ser introduit a 1'edicio (XEI.s Nostres Classics; caldria substi-
tuir-lo des de la primera a 1'ultima linia indicada de cada una de les parts
en que es divideix el llibrc. Segueix els criteris dexhaustivitat i disposicio
de la colleccio. En cas de coincidencia d'A i R en la variant, transcric la
llico prenent-la del manuscrit A. 8


Aparat critic


Part H. 331 los altres: [s'inicia el fiagment de K] . — 334 argulloses e injurioses:
K "ergullosos e iniuriosos". — 341 sdn injurioses: R "son cauallers iniuriosos"; s6n
eneinics: R "sos enemics". — 3 4 3 de mal: fl "de inals". — 3 4 7 per forsa ciarmes:
K "per iusticia e per forca darnies". — 3 5 0 ni cpuils ni quants: K "ni quants nj quals". —
352 IKW: R [falta]. — 3 5 4 leyal, vcrtacler: R "leal e vertader". — 3 5 5 cavayler: R
"caualleria". — 3 5 6 cor; R "con" ; breu temps: R "breu de teinps"; a: R [falta].


Part III. 2 iorcle: R "orde" . — 3 cove examinaclor: R "coue que aia exaininador;
qui sie: R [falta]. — 1 4 alscuns: R "alguns". — 5 plus: R "pus" ; qui sicn hons: R "que
poch nomhre que fosen bons"; cor: R "con" . — 6 gxuirde: R "guart; nnifl: R " a m " . —
8 nobilitat: R "noblea" [passim|; esser: R " a eser". — 9 eximinador; R "cxaminador". —
15 qu\: K "que" . — 16 iescuder: R "escuder". — 17 cavaylaria reeb desonor en ies-
cuder: R "reeb desonor caualleria en lescuder". — 18 cor: R "con" . — 19 covenen:
R "covenguen"; sem: R "senes". — 2 2 noblesa: R "noblea". — 23 orde: R "1'orde". —
2 6 destruir: R "estroir": qui: R "ipie". — 27 scuder: R "altre caualler". — 20 nohtcsa:
R "noblea". — 3 0 ni no: R " n i " : cor: R " c a r " [passiin|. — 31 alcun: R "algun"; d: A
[el ms. continua en ar|uesta paraula]. — 3 2 la: R [faltal. — .33 ni no: R "ni" ; guarui-
ments: A "guamiment" ; arnes: K " a ames" . — 3 4 los grans guarniments: A "lo guar-
nim"nt"; gran^: R [falta] ; volpcy. A "volpell", R "volpel". — 3 5 nobelitat: AR "nobi-
litat": demana: AR "demana la" ; fc: A "fe e" . — 3 6 fortitudo: AR "fortitut" [passim]:
lcyaltat: R "lealtat". — 3 8 e angan; A " c a engan": e a los: R "e als". — 4 0 E: AR


* Em sembla interessant d'afegir una breu noticia 6"un article de Vincenzo Mlnervinl
sobre 1'obra que ens ocupa; el desconcixia cn preparar la meva cdicio i tampoc EL cl va
resscnyar qnan apareRue. Es tracta de "Portilla lulliana". Annnli ileWInslituto Vnivcrsi-
tario Orientale 25 , 1 (Napols, 1983), pp. 333-341 (n." 13 a la bfbliograSa d'nqucst fas-
cicle d'EL). Minenini lii fa una ressenya de Tedicio dc Marina Gustn (Barcelona. 1980)
i de 1'article d'Anna Cornagliotti sobre un nou manuscrit dc ln vcrsio frnncesn; Bnalment,
fa un estudi codicologic i ecdotic de dos codexa que no havia tingut en compte n ln seva
edicio critica del text frances (Bnri, 1972) .




NOU MANUSCRIT D E L LLIBRE DE VORDE DE CAVALLERIA 199


" c a r " . — 41 apreses: R "apresos". — 4 2 qui: A "quis", R "que" . — 44 infantesa: R "in-
fantea". — 4 5 dibilitat: AR "debilitat"; de: AR "de son". — 4 6 injiiria: R "eniuria"; los
forts comhatadors: A "lo forts combatador". — 5 3 e-t: A " t e " , R " o t " . — 5 5 hellesa:
R "noblea"; nt per-j R "per per". 5 6 rosses: A "rossos"; horsa: AR "bossa". — 57 a: R
[fal taj ; o: A " e " ; pages o: R "paratges e" . — 5 8 cavayler: A "escuder e cavaller";
entenquitut: A "encequitut", R "antiquitat". — 5 9 menysprees: A "menyspreses" [pas-
sim, per a les formes d'aquest verb]; e: A [falta] . — 61 baixes: R "abaxes". — 63
orde e regla- R "regla e orde" . — 64 e regla: A [falta] . — 65 d'entro: AR "entro". —
06 home: A "hom". — 68 qtie: R "qui" . — 6 9 e es: A [falta], R "y e s " ; que: R
"qui" . — 71 li: R "s i" . — 7 3 si: AR "si t a " . — 7 5 cels: R "aquelles coses"; qui: R
"que" . — 7 6 lumte: A "hom". — 7 9 rahonable: A "racionable", R "raconable"; qui:
R "que" . — 8 0 humd: R "humanal". —- 83 home: A "hom". — 84 enaxi: A "axi" . —
9 3 hagues: A "hagues a" . — 9 5 amics de desonor: R "enemichs": si cavaylaria: R " e " :
resebia: A "reebia a" , R "reebia". — 9 6 mantenen: R "mantenen caualleria"; en: AR
[faltaj . — 97 que: R " e q u e " ; reffer: A "fer res", R "res fer". — 101 scuder: A [falta];
voluntat: A "volentat" [passim]. — 102 cavaylaria per: AR "volentat per caualleria";
per: R [falta] ; per R[fa l ta ] ; senyorafar: A "senyoria". — 103 o per esser honrat:
AR [falta] . — 104 honre: A "honra", R "honrar"; e Iwnor: R [falta]. —• 105 per la
qual desonor: A [falta]. — 110 en: R [falta] . — 118 e los: R "els". — 119 mantenir;
A "pendre e mantenir"; hlasmes: A "blasmes". — 121 passid: A "passio ni". — 123
a: AR " a l " . — 124 qui: A " q u e " . — 126 quUv: R "que" . — 127 qui: A " q u e " ; pusca:
R "puxa" . — 129 d'ames: R "arnes". — 130 rohador: A "robador e " ; mentider: AR
"mentidor"; e: AR "e ha". — 131 vicis: AR "mals vicis"; cavayler: A "caualleria". —
132 vici: A "defalliment". — 135 reseb: AR " reeb" ; qui: R " q u e " : entacat ni: A
"encegat ni", R "entacat" . — 136 ames: AR "armes" : auta: AR "al ta" ; en: R " e " . —
137 riquesa: R "riquea". — 139 Demcnat e enquest deu esser scuder: A "Demana li
en aquest qui deu esser caualler", R "Demanat deu esser e enquest escuder". — 140
feyta: AR "feta" ; ne: R "ni" . — 141 fayliment: A "defalliment"; pord: R "pot" . — 142
fayliment: A "defalliment". — 146 vici: R [s'interromp el ms.]


Part V. 4 2 significar: R "ficar" [el ms. R continua en aquesta paraula]. — 4 3
cspaa e: R "espaa". — 4 4 les: AR [falta]. — 4 5 significar: A "significanca de" . —
4 6 espertesa: R "espertea"; honrat: A "e honrar". —« 4 8 corra: A "correga" ; ivasosa-
ment: A "ivarcosament", R "jvosament"; pusca: R "puga" . — 4 9 17111": AR "que" . —
5 0 sobtat: AR "sobrat"; precurar: AR "procurar"; 171/1": A "que" . — 5 2 Gorgera: A
"Car guerra". — 57 o major: AR [falta] . — 5 8 traicio: R "tracio". — 61 si°nificar:
A "significar que" . — 64 qtials cavaler: R "quals lo caualler". — 65 manten: A "mante" :
la Iwnor: A "lorde". — 66 Misericordia: A " D a g a " [passiin]. — 67 deffallen: A "fallen",
R "fallien", quc^: R " q u e " ; cor si es: A "com sia". — 7 0 a: R "en" . — 7 2 Yespe-
ranca: R "esperanca"; c ab: AR " d e " . — 7 5 Tesctit met lo caualer: R "lo caualler met
lescut"; enfre: R "entre" . — 7 6 enaxi: A "axi" : son: R [falta]. — 77 1o: R "e l " . —
7 8 si alctin Iwme vol pendre ni naffrar son seyor: AR [falta]. — 8 0 seguratat: R "se-
curitat" [passim]. — 1 8 3 cara: A "caure" . — 8 4 ventura: R "victoria que e s " : seguretat:
A "seguretats". — 8 5 guahaments: R "gabances" ; c moltes: A "moltes". — 8 6 qui:
A " q u e " ; a: R [faltal; lo: R [falta]. — 87 coratgc nohle: R "noble coratge" ; cors:
A "cor" ; del: R " d e " . — 9 0 dc nobilitat: A [falta]. — 91 encavdlcat: R "encavalgat" :
home: A "hom". —• 94 Jwme: A "hom". — 9 6 regnes: A "les regnes". R "las regnas":
que: AR "que lo" : reffrdn: R "refrena". — 97 reffren: R "refrena". — 98 querrer:
A "querir". — 9 9 git: R "foragit"; qne eyl: R "quel" . — 100 vc.t: AR "enuers". —
102 son: AR "sa" . — 103 [e]: R [falta]; dubtard de: AR "duptara sos enamichs a" ;




2 0 0 A. SOLEH I LLOPAHT


flaquea: H "flaquesa". — 104 qui c.i: R "ques" ; e: AR [falta] . — 107 a: R "al" . —
108 de armas: A "fet darmes". — 109 primer: A "primer e " . — 109 dcvant lo: R "e
devant el*'; /o cavatjler: R "el eaualler". — 110 dtfCOnt: A "denant"; rarf: A "la rao" . —
111 (/(•: A [falta|; devant: A "denant"; « : A " lo" , H [falta]; On: A "con" , R "car" . —
1 1 5 feta: AR [falta]; que: A "quel" : gordar e costoii: AR "guardar e costeir". —
M 9 ni: A "ni no" . — 120 a: H " d e " . — 121 cogitar: R "cogitar e pensar"; e: R [fal-
ta l . — 122 a: AR "a l " . —<li23 los quals: AR " q u e " ; li: A [falta] ; a: AH [falta]; soffcrrc:
A "soferir". — 124 a los: R "als" . — 125 iausberc: A "asberchs"; R "asberch". —
127 qui: R "que" . — 126 elegut: l\ "elegit". — 1 2 9 e: AR [falta] ; enans: A "Abans" ;
cavayler esser: A "esser caualler". — 130 e mort: R [falta]; cpii: R "que" . — 131
cnaxi: A "axi" ; doncs: A [falta] ; on: AR " e " . — 132 son: R "sons"; a/ts: AR "altres";
gran treball: A "grans trcballs". — 133 reger; A "regir" ; lurs: R "lures". — 135 de tos:
R "dels". — 136 la-. A [falta]; volpel ni: A "uolpell e" ; ni recreent: A "ne retraent":
es-li: R "es lo" . — 1 3 8 « ' : A [falta]. — 140 dc: R "del" . — 142 Senyera: R "senyoria":
e a princep: R "o a princep"; senyor: A "senyors". — 144 regne e: AR "regne o" . —
145 c: A " o " ; son; AR "lur" ; honrats: AR "honrats c loats e ainats". — 1 4 " cor: R
" c o m " . — 148 pttt: A [falta] . — 150 mes blasmats: A "blasmats", R "blasmats mes". —
151 la: AR [falta] ; o: R " e " . — 163 a f o : A [falta], R "altres"; e s6n: R "en son":
regnats e comptats; AR "regnes". — 153 lci: AH [falta|; c: A " o " , R "ni per"; traijsiii:
R "tracio" ; 11111//5: A "neguns".


Purf VI. 1 quis; R " q u e " . — 4 r/iii: R "que" . — 5 nohlea: A "nobilitat". — 6
/)i//'ar: A "usar" ; la; R [falta] ; ania: AR "alta" . — 7 On, con aysd sic enaxi. doncs de
necessitat se cove: R " E per aquesta rao se cove de necessitat"; enaxi: A "axi" . —
10 qtii: R " q u e " ; rail: A "rael" . — 11 totes: AR [fal ta ] .—; vies e carreres: R "via e
carrera". — 12 celestial gldria Jierdurable: R "perdurable gloria celestial". — 13 car-
clenals: A "cardinals"; theologicals: A "tres theologicals". — 14 cardenals: A "cardi-
nals". — 17 hom sjiiritiialment: R "hom be speritualment". — 19 cle veritat: A "de
Iealtat e de ueritat". — 2 3 Sancta Tcrra: AR "terra santa". — 24 d'armes; A "armes" :
creti: R "sancta creu"; nuirtirs: A "martris", R "martires". — 25 defenen: A "se defe-
nen". — 2 6 menyspresen: AR "menyspreen". — 27 roben e los: A "roben"; aytant: A
"tant" . — 3 0 la: R [falta] . — 31 secors: AR "socors"; ajuda de: A "aiuda" ; de Deti:
R "dell" ; ra/10: R "la rao" ; dc speranca: AH "de la speranca". — 3 2 lo: R "lo son". —
3 3 de Dau: R [falta]; ert lurs: R "en les lurs"; ne: R "ni" . — 34 enforiit: R "rcfortit" :
sofferre: A "soferir". — 3 6 soffcrre: AR "soferir"; fam: AR "fam e " ; en los: R " c
los". — 37 assatjats: H "asseriats". — 3 8 110 agra: A "aguere" . — 4 0 vnluntat: R
"volentat"; cor: R "car" . — 4 4 JV«: R " n e " . — 4 6 virtut: A "caritat" . — 47 c; A
[falta] . — 4 8 e: R " y " ; home: AR "hom" ; a: R "en" . — 4 9 e enaxi: AR "enaxi". —
5 0 carrec dcl: AR [falta] . — 5 6 o: A " e " ; contra: A "contra caualleria", R "contraria
a". — 58 qui ha acustumat: A "ha acostumat", R "acostumat a" . — 5 9 Desfer: A "de
fer"; con hes: AR [falta]. — 6 0 de la spasa: R "delespaa"; icspasa: R "la spaa" ; cn:
AR " a " . — 63 enjurios: R "iniurias" [en un reclam; acaba el text del fraginenl].


A l b e r t SOLER I LLOPART
Vilanova i la Geltru




EL 3 0 (1990) , 2 0 1 - 2 0 9
F. DOMINGUEZ R E B O I H A S


SOBRE EDICIONES DEFINITIVAS Y OTRAS INQUISICIONES.
GLOSA A UNA RECENSION D E JOSEP PERARNAU


En el casi unanime eco positivo a la edicion ROL realizada en el Rai-
mundus Lullus Institut de la Universidad de Freiburg hay que resaltar la
nota discordante de Josep Perarnau, quien en una larga recension a los
tomos XIV, XV y XVI de las ROL no deja titere con cabeza. 1 Su recia y
severa critica termina con una apodictica sentencia, a saber, que el texto
luliano presentado por las ROL "no pot esser saludat com a definitiu".


No vamos aqui a pasar revista a la argumentacion del ilustre y labo-
rioso canonigo. El lector puede y debe haccrse su propio juicio. Tampoco
pretende ser esta glosa una reaccion enfadada, o incluso furiosa, a un ve-
redicto de tal calibre que enjuicia de forma tan negativa y viene a calificar
de tarea infructuosa tan largo y duro trabajo iniciado hace mas de treinta
aiios por Friedrich Stegmuller. 2 Ante un censor tan criticastro podria juz-
garse este breve y, en verdad, poco amable comentario como un contragolpc
malhumorado. No hay tal. Creemos, siguiendo la sabiduria popular cas-
tellana, que "el mejor desprecio es no hacer aprecio" y por ello mejor
seria callarse y dejar pasar la tormenta del enfurecido clerigo y recibirla


1 Cf. ATCA 7 /8 (1988-1989) , pp. 330-6.
* No dcja de scr curioso quc esta critica proceda de un cientifico catalan. Fueron orga-


nismos catalanes los que. a mediados de los anos cincuenta. activaron la creacion del Rai-
mundus-Lullus-lnstitut y la puesta en marcha de la edicion de las obras latinas de Ramon
Llull bajo los auspicios dc una universidad alemana. Ambicioso proyecto que, por aquellas
fechas, no estaba dentro de las posibilidades de ningun organismo cultural de los paises
catalanes. Cf. F. Dominguez. El "Raimundus-Lullus-Institut" de la Universitat de Frifourg
(Alemanya), cn Estudis de Llenp.ua i Litcratura Catulanes. V: £1 CatalA ct Eurova i a Ameri-
ca (Barcelona: Publicacions dc 1'Abadia de Montserrat, 1982) , pp. 131-153. Quiza pretende
el recesente con ese tremendo juicio negativo hacer patente que ha llegado el momento de
transplantar esta tarea a tierras catalanas dada la alta cualificaeion de las ediciones criticas
realizadas por don Josep Perarnau.




2 0 2 F. D O M I N G U E Z REBOIRAS


como fructuosa y saludable agua de mayo. Criticas tan mordaces, bien
se sabe, daiian mas al critico que al criticado. Esta breve nota solo prc-
tende aprovechar la ocasion para recordar y aclarar los criterios de esta
cdicion frente a tan masiva e incalificada invectiva.


La afirmacion de no ser las ROL una edicion definitiva se acepta sin
reservas ni restricciones. No solo no es esta una edicion definitiva sino que,
por principio, no lo puede ni nunca lo ha pretendido ser. Toda recons-
truccion textual critica es una aproximacion al texto original y no puede
pretender reconstruirlo con certeza absoluta. Basta reproducir unas •—al
parecer para el clerigo recensente olvidadas— frases de Friedrich Steg-
miiller al final de su discurso leido en el Congreso Internacional de For-
mentor (Mallorca) el 20 de abril de 1960 : : | "EI texto del arquetipo nunca
puede ser reconstruido con certeza absoluta, sino tan solo con mayor o
menor probabilidad... Creyendo ofrecer asi un texto con suma probabi-
lidad muy proximo al de Raimundo Lulio, no alimentamos la ilusion de
que sea en todas sus partes inmejorable; pero si alimentamos el deseo, de
que crezca y prospere delante de Dios y quiza delante de los hombres"
(p. 241). Valga tambien esta referencia a F . Stegmiiller para recordar que
la edici6n ROL se rige por unos criterios de escuela bien notorios apli-
cados programaticamente al universo luliano de por si tan peculiar. Asi
pues, al contrario del recensente, los editores de las ROL no abrigan la
ilusion de hacer ediciones definitivas, extrana y casi blasfema pretension,
que s61o puede ser norma de trabajo de quien cree pertenecer a una casta
de seres angelicos capaces de tareas inmaculadas. El fin de la edicion ROL,
no lo olvidemos, es poner a disposicion del lector moderno y divulgar la
obra de Ramon Llull desconocida y escondida en manuscritos segiin los
criterios de una sana y no enfermiza critica filologica. Ni mas ni menos.
Por otro lado observamos que tales obras se escriben con la esperanza de
que sean superadas y nadie con buen criterio cientifico echa en olvido
que un libro tanto mas rapido envejece cuanto mayor hava sido el mimero
dc sus lectores y criticos. Los tomos de las ROL se editan para ser supcra-
dos por manos agudas y diligentes y cuanto antes eso ocurra mejor para
la obra luliana. El progreso de las ciencias se ha cscrito siempre asi.


Dejando a un lado el tono utilizado por Josep Perarnau, nada usual
entre personas que sc dedican a la misma tarea cientifica, hay que apuntar
que el origen de la malhumorada recension esta en una inusitada cstrechez
de criterio sobre lo que tienc que ser una edici6n critica. En efecto, Perar-


" Publicado con cl titulo "I.a edicion de las obrai latinas de R a m i m Llull. Principios -
Problcmas - Experiencias" cn EL 5 (1961) , pp. 217-241 .




SOBRE E D I C I O N E S D E F I N I T I V A S Y OTRAS INQUISICIONES 203


nau confunde la edicion de un texto luliano con la edicion de un manus-
crito luliano. Perarnau entiende por edicion critica la reproduccion escru-
pulosa y servil del manuscrito o manuscritos que el recibe, fiel a su pro-
fesion, como si fuese misal o sagrada escritura. Asi termina definiendo
apodicticamente que la "edicio critica es aquella que... ofereix al lector
actual un text, en el qual han estat interpretades, certament, les nombroses
abreviatures de fescriptura medieval, pero que, d'altra banda, permet cle
saber lletra per lletra les grafies del manuscrit...". 4 Esta definicion expresa
una trasnochada y poco matizada vision de lo que ha de ser una edicion
critica. r' En primer lugar esta cantando esta formulacion lo que la meri-
toria labor editora de Perarnau va mostrando a cada paso, es decir, el no sa-
ber distinguir entre la edicion de un texto latino y la de un texto en lengua
romance medieval. Ambas exigen una diferente actitud critica hacia la
obra de amanucnses y autores medievales. En el ultimo caso es norma
generalmente admitida la minuciosa reproduccion del manuscrito o ma-
nuscritos porque no solo ha de buscarse la reproduccion dei texto tal y
como salio de la pluma del autor sino la historia de su recepcion textual.
En efecto, para los filologos romanistas es de suma importancia resaltar
todas y cada una de las variantes graficas, que tienen muchas veces para
el investigador de la lengua y su historia tanta importancia como el texto
mismo. Esta, para la filologia romance, evidente exigencia no se acostum-
bra a aplicar por lo general a los textos latinos, donde las variantes gra-
ficas de los diferentes copistas no suelen ser aprovechadas sistematicamente
para la historia del texto o de la lengua latina medieval. En los textos
latinos es, por ello, norma unificar la grafia: una variante como, p. e., "de-
finitio/deffinitio" o "femine/foeminae" es considerada como mera curio-
sidad prescindible. Pararse en esas minucias significa ampliar innecesaria-
mente la "caverna apparatus critici" y perder de vista la razon de ser
ultima de una edicion critica, que es un trabajo cientifico y empirico que
consiste fundamentalmente en determinar las relaciones de los manuscri-
tos hacia un hipotetico original. Solo este producto final es lo que se llama
texto critico. Es una perogrullada pero, al parecer, oportuno aclarar que
los manuscritos lulianos son testigos de un texto arquetipo escrito o man-
dado escribir por Llull que ha de ser reconstmido con espiritu critico pero
a la vez conscientes que a traves del tiempo pueden llevar sobre si numero-
sas lecturas propias, fallos v lagunas. Estas diferencias con el arquetipo son
las que el editor critico, segiin los criterios filologicos v ecdoticos mas ge-


' Cf. Anuari dc ia Societat Catalana de Filosofia 2 (1988) , p. 198. El subrayado es mio.
B Una breve pero excelente orientacion historica sobrc las diversas conccpciones de la


critica textual puede vcrse en Alfred Foulet an Mary Blakely Speer. On Editing Old French
Texts (Lawrence: The Regcnt Prcss of Kansas, 1979) .




2 0 4 F. D O M I N G U E Z KEBOIRAS


neralizados, ha de procurar analizar para aproximarse al texto original.
Las faltas del manuscrito son relevantes solo en cuanto nos ayudan a la
reconstrucci6n del texto primitivo.


El buen canonigo esta en su pleno derecho cuando realiza sus ediciones
aplicando los criterios de la medievalistica romanica a los textos latinos
medievales, pero lo que deberia evitar es querer imponer esos criterios
—solo en apariencia mas dificiles pues se limitan, en el fondo, a una
comoda labor reproductora— como norma unica y universal. Con ello
Perarnau pone de manifiesto su cortedad (condicion humana) censurando
sin tino el ingenio del projimo al admitir una iniica forma de edicion, de
filiacion harto peculiar, y desconocer de entrada la variedad de escuelas
y de normas consagradas por el uso. Con razon afirma Pasquali que ". . .una
ricetta universale per 1'edizione critica... non e possibile, non esiste". 0 Los
criterios de edicion critica son diversos y cada edicion propone sobre ele-
mentales principios comunes una nonnativa diversa segiin el tipo dc texto
v tradicion. El fallo mental de Perarnau es imicamente esa su pretension
de imponer sus criterios como norma general. Convcncerle a el y a su
reducida parroquia que su estrecho criterio no tiene porque ser universal-
mente aceptado parece mas un problcma psicologico que cientifico y, por
ello, poco ayudan todas las glosas aclaratorias de metodologia critico-
historica si se empeiia sistematicamente en que todo el mundo haga las
cosas como el cree que solo pueden ser hechas. Es increible que el ilustre
canonigo no se haya percatado todavia que no todos comparten su modo
de ver las cosas. Lo curioso es que, de hecho, Perarnau no ha publicado
hasta el momento —que yo sepa—• ni una sola edicion critica. En su febril
y asombrosa actividad editora no ha hecho hasta el momento mas que
ediciones quasi-paleograficas que, el, constantemente, confunde con cdi-
ciones criticas. El juicio critico esta mas alla de sus reglas mecanicas, quc
son, al parecer, la unica norma que acepta y reconoce el recensente. Ese
limitado criterio es operativo si lo realiza consecuentemente tal y como lo
viene haciendo Perarnau en su revista y con tcxtos conservados en un
solo manuscrito; lo que no puede hacer es prescntarlo como norma de
toda edicion latina medieval. jPobres de nosotros si todas las edicioncs
medievales tuvieran que ser hechas segiin sus criterios! 7 La edicion critica


" Giorgio Pasquali, Storia della tradizione e critica del testo (Florcncia, 1952) , p. XI.
Tambien C. Bali" afirma qnc nadic dcbe olvidar que el arte critica "valdc intrincatam ct
complexam essc. neque absolute ccrtis legibus constringi posse. . ." . "De critica trxtunli Scbn-
lasticorum scriptis accommodata", Antonianum 20 (1945) , pp. 267-308, esp. 308 .


* Siguiendo la teenica pcrarnaldiana como se muestrn, p. e., en su edici6n dcl tcxto
catalan de la Peticid de Ramon al papa Celesti V per a la convcrsio dcls infidcls (ATCA
1 [ 1 9 8 2 ] , 9-46), una edicio dcl Uihre de contemplacid cxigirin unos cincuentn tomos de
trescientns pdginns (!).




SOBRE E D I C I O N E S D E F I X I T I V A S Y OTRAS I X Q U I S I C I O X E S 2 0 5


no se reduce a la servil reproduccion del texto que presentan el codice o
codices. Perarnau describe y reproduce fielmente manuscritos, repite, hace
ediciones paleograficas de los mismos con una exactitud asombrosa, pero
eso, por mucho que el se empeiie, no es una edicion critica segun la ter-
minologia tecnica de uso general.


En cuanto a la critica perarnaldiana a los ROL solo queda recordarle
de nuevo el articulo de Friedrich Stegmiiller anteriormente citado. En
aquella ponencia, despues de un magistral analisis de los posibles metodos
y vias de edicion (hay mas que una) de textos latinos propuso el insigne
medievalista como norma para su edicion el metodo filologico-genealogico
en su forma moderna tal y como lo presento Paul Maas. 8 Entre otras re-
glas fundamentales aclaro Stegmiiller que, segiin el metodo elegido, no se
trata de presentar todas las faltas de los manuscritos sino "las faltas genea-
Iogicamente significantes" y hacer una seleccion de faltas "conjuntivas o
separativas del gran niimero de variantes". Se trata de reconstruir un
arquetipo y no de levantar acta de los fallos v tachas de cualquier anonimo
escribiente por muy desconocido y venerable que este sea.


Al no admitir Perarnau mas metodo que el suyo, no es extraiio que
termine juzgando toda labor critica segun su intolerante rasero. No se para
a considerar los criterios de la edicion ROL, sino que tiene de entrada
fijado aquello que "ha de ser tractat com a variant". Cuando el editor
"s'atreveix" a cambiar el texto v fijar una conjetura, la necesaria anotacion
en el aparato es definida por Perarnau de una manera un tanto curiosa
como si estuviese confesando un pecado: 'Tediror reconeix que el manus-
crit diu.. ." . Se tiene la impresion que cualquier conjetura al textus re-
ccptus, aunque este convenientemente anotada en el aparato, es para
Perarnau un fallo en la edicion que el muestra como un trofeo. Asi en la
critica del tomo XVI la unica preocupacion de Perarnau es la defensa de
su edicion del Lil>er dc locutione angelonnn (cf. ATCA 2 (1983), pp. 104-121)
que el con tozudez quiere ver mas perfecta que la edicion de M. Senellart.
Al no encontrar cosas mas relevantes discute (en seis lineas de texto) una
lectura jgi<ur en contra de la lectura ergo de la ROL. Gracias a este igitur
v otras importantes e inteligentcs observaeiones por el estilo demuestra el
recensente la indiscutible calidad de la edicion Perarnau. La edicion Se-
nellart queda asi descalificada pues no nombra en el aparato aquellas cosas
importantisimas que, por cierto, "no manquen en la meva edicio". Lo
malo cs que. al interesarle mas el manuscrito que la reconstruccion dcl


" Paul Maas, Textkrilik (Leipzig, 1950) . Edicion italiana: Critica del testo (Floren-
cia, 1963) .




2 0 6 F. D O M I N G U E Z REBOIKAS


texto luliano, convierte Perarnau sus ediciones en una coleccion exhaus-
tiva de variantes y deja sin completar todas las anomalias del texto. Ofrece,
en fin, una copia fiel de un manuscrito y no la presentacion critica de un
texto luliano; 9 para Perarnau toda edicion se reduce a la reproduccion
de manuscritos con una fidelidad tal, que siente la imperiosa necesidad dc
distinguir ies de jotas. 1 0 Cualquier conjetura, cambio o divergencia fun-
dada respecto del textus receptus, aunque se anote en el aparato, es para
Perarnau un pecado capital imperdonable. Asi se sorprende el buen cano-
nigo que en la pagina 109, linea 9, se escriba his...his y en el manuscrito
se lea hiis...hiis, cosa, para el, inadmisible, pues se trata de un "canvi" (!)
que no queda senalado en el aparato critico. Mas problemas crea a las
"curtissimes llums" (sic) del recensente el que el editor se atreva a cambiar
el orden del manuscrito, aunque esto quede indicado en el aparato. Por
eso tambien descubre el aplicado canonigo una falta en el aparato de
enorme relevancia para la comprension de la obra luliana, pues esta al
margen y no en el texto, lo cual no viene indicado exactamente en el apa-
rato. Tambien —terriblc falta— se atreve el editor a transcribir sub (segun
el "sense cap signe dabreviatura") por substantia y no indica tal "anoma-
lia" en el aparato. No pretendemos aqui restarle importancia a ciertos
fallos v dudosos puntos de la transcripcion, y, de hecho, algunas observa-
ciones de Perarnau son dignas de tener en cuenta; lo que no se puede
admitir es que se presenten esas menudencias como constatacion de defi-
ciencias graves en el texto editado. Ninguna de sus observaciones, en efecto,
implica una discusion sobre el sentido del texto que se ofrece.


Y como Perarnau pretende poner como norma general su forma de
trabajo, es conveniente dejar en claro las deficiencias radicales del metodo


" Vease p. e. la edieion del Liber de virtule veuiuli utque viluli, de veniali jieccato ct
mortali en ATCA 4 (1985) . pp. 159-172. Lo linico que hacc Pcraniau es reproducir fidc-
lisimamente el manuscrito dc Munich (Clm. 10495) , sin haccr conjctura alguna o completar
sus numerosas lagunas. Una curiosa concepcion de una edici6n, que mas quc critica cs
reproductora o repetidora. Para el erudito lector mejor seria que ofreciese una rcprodticcion
facsimil del manuscrito, pcro quiza cree el ilustre clerigo que solo a el le fuc concedida la
gracia de leer manuscritos. No es extrano que con este estrecho e inflexiblc criterio le nieguc
Perarnau el calificativo de critica a la edicion dcl Art abreujuda de predicacid dc Ramon
Llull realizada por Curt Wittlin (fiarcclona, 1982), entre otras pequefieces, porquc no anota
todas las variantes de u/v e i/j , vease ATCA 3 (1984) , p. 283.


1 0 Solo asi se explican los indiccs exhaustivos (se podria incluso dccir cxhaustivisimo.s)
y no selectivos dc sus edicioncs en el ATCA, quc no ticnen cn la era de los ordenadorcs
electronicos objeto alguno (cf. los Instrumenta lexicologica latina cditados cn microficha quc
acompaiian a los tomos del Corpus Chistianorum y que hacen superfluos otros tipos de in-
dices complemcntarios). Ya otros llamaron la atcncion sobre la singularidad dc talcs indiccs
ILlengua & Literatura 2 (1987) , p. 535) , que son dcfcndidos cn una curiosa autoreccnsion
de la misma revista (ATCA 1/H (1988-9) , pp. 337 y ss.). Digo "curiosa', pucs no dcja dc
ser curioso y singular quc una revista haga largas recensioncs de sus propios articulos.




SOBRE E D I C I O N E S D E F I N i T I V A S Y OTRAS INQUISICIONES 207


que el exige para hacer de las ROL una "edicio definitiva". El modulo
que pretende imponer Perarnau deja al lector exhausto y, sobre todo, atur-
dido por la mezcla confusa de lo que es fundamental y secundario. Es el
suyo un proceder artesanal y, en el fondo, poco utilitario, pues lo unico
que pone a nuestra disposicion es una mas asequible lectura del texto ma-
nuscrito. El editor critico ha de ser creador. Esa funcion creadora no es
arbitraria y, siempre que se indique la divergencia en el aparato critico,
ofrece al lector la posibilidad de replica o aceptacion. Editar textos medie-
vales no es una labor mecanica y, al contrario de lo que pretende Perarnau,
el textus receptus es una primera herramienta y no la ultima verdad. Se-
gun las orientaciones criticas ya mencionadas en las que operan las ROL,
el textus receptus no es un objeto de museo o de laboratorio sino la base
para la fijacion de un texto que se aproxime al arquetipo. En resumidas
cuentas: es medio y no fin de una edicion. A una cmpresa de tal escru-
pulosa hechura como la que propone nuestro canonigo le sobra monumen-
talidad tipografica, ademas de estar en contra de los criterios fundamen-
tales que todo bucn aparato critico exige. 1 1 No sin cierto gracejo se le
puede aplicar al metodo perarnaldiano aquella frase del franciscano C. Ba-
lic hacia aquellos que ".. .entia multiphcant sine ratione sufficienti". Los
aparatos de Perarnau pudieran corresponder a aquella "ars critica valde
intrincata" de la que se mofa al franciscano y olvida lo que es tarea fun-
damental de toda critica textual "ex pluribus lectionibus intrinsece aequi
bonis unam denique eligendo". 1 2


Segun sus singulares criterios y tras una larga y sabia enumeracion de
minucias que, segun la escrupulosisima pluma del sabio canonigo tocan
el meollo y el centro del texto luliano, se llega a una consecuencia clara
y definitiva: los textos publicados en las ROL no son textos seguros, Ios
textos seguros son solo los del sefior Perarnau. En palabras del mismo:
"Dissortadament, la realitat constatada en els paragrafs anteriors no ens
permet pas d'afirmar que les edicions realitzades per els membres del


1 1 "Un bon apparat critique doit satisfaire a deux exigences: il faut qu'il soit parfaite-
ment intelligible, et il no doit pas elre touffu. Des deux exigences peuvent parfois se concilier
mais il peut se produirc aussi un conflit entre elles... En general, 1'exigence principale est
la clarte . . . " Union Academique Internationalc, Emploi des signes critiques. Disposition de
lapparat dans lcs editions savantes dc tcxtcs nrecs ct latins. Conseils et recommandations par
J. Bidez et A. B. Drachmann. Edition nouvelle par A. Delatte et A. Severyns (Bruxellei-
Paris, 1938) . Paul Maas (op. cit., p. 25) recnerda que el rutinario trabajo editorial no puede
hacer olvidar una "responsabilidad de estilo", lo cual ilustra con una frase de R. Bentley,
que estu en los antipodas del estilo perarnaldiano: "nobis et ratio et res ipsas centum codi-
cibus potiores sunt".


1 3 Cf. Carolus Balic, "De critica textuali Scholasticorum scriptis accommodata", Antonia-
mim 2 0 (1945) , pp. 267-308 , esp. 307-8.




2 0 8 F . D O M I N G U E Z KEBOIRAS


'Raimundus Lullus Institut' ens proporcionin tals textos." Tales tcxtos, a
saber, los de Perarnau. En la torre de marfil de su autoadquirido criterio
de "lletra per lletra", que no responde a ninguna escuela, no se ha entera-
do el buen clerigo que hay diferentes criterios de edicion critica y que
cada edicion propone, sobre elementales principios comunes, una norma-
tiva diversa segiin el tipo de texto y tradicion. Si se siguiesen los criterios
del ilustre canonigo, la gran mayoria de las ediciones criticas publicadas
en este siglo no serian tales.


El duxo e inflexible dictamen no solo se refiere al texto. Las intro-
ducciones, sobre todo la de ROL XV, es objeto de un analisis exhaustivo.
Asi, segiin Perarnau, el autor de aquella introduccion, si algo bueno escri-
bio, fue cuando intento seguir sin exito suficiente una pista propuesta por
el propio Perarnau en el Congreso de Miramar. El autor confiesa arrepen-
tido no haber tenido en cuenta aquella sabia ponencia. Sc presenta aqui
Perarnau como maestro, centro. guia y norma de la investigacion Iuliana
contemporanea. Asi siente mucho tener que decir que la tesis no le con-
vence. De lo que no se dio cuenta el buen canonigo es que el autor dc
la introduccion de ROL XV no entra en los campos de la ciencia queriendo
convencer a todo el mundo de sus tesis. Alh no se formula ninguna tesis
sino una mera hipotesis (entre tesis e hipotesis hav una no pequena dife-
rencia) sobre la determinacion del destinatario del Lihre de virtuts e de
pecats. El prolifico recensente no ha leido detenidamente el texto dondc,
entre otras cosas que el pretende leer, no se defiende una afinidad de inten-
ciones y criterios entre Llull y Arnau de Vilanova. La hipotesis alli fonnu-
lada solo pretende Ilamar la atencion sobre el brusco cambio de estilo en
la obra luliana despues del Concilio de Vienne, que podria responder a
las exigcncias de un grupo reformador siciliano influenciado por las ideas
de Arnau. Las diferencias entre Arnau y Ramon son faciles de constatar
y definir hoy en dia a traves de sus escritos, sin embargo para aquellos
reformadores laicos, huerfanos de Arnau, esas diferencias podian no ser
tan relevantes; lo importante es que Ramon y Arnau eran dos laicos com-
prometidos y enzarzados en una labor de refonna de la cristiandad y se
podia ver en Llull un sustituto de Arnau. Que ambas partes, arnaldianos
y Llull, no hayan compaginado y se hayan llevado una decepci6n mutua
es buena muestra de esas diferencias y no disminuve, miis bien favorece,
la posibilidad de tal interpretacion.


Huelga comentar otras obsesiones de Perarnau, fruto de su estrecho,
singular y obsoleto chauvinismo catalanista. P. e., sale de sus casillas
cuando un cientifico aleman califica un manuscrito catalan como de "spa-
nischer Provenienz" y cuando otro ignorante autor califica un apellido
catalan en Sicilia como de estirpe aragonesa. La eliminacion de los ter-




SOBRE E D I C I O N E S DEFINITIVAS Y OTRAS INQUISICIONES 2 0 9


minos hispano y aragones de la historia medieval catalana es otra harto
conocida obsesion del buen canonigo, que muestra a menudo unos criterios
de ciencia historica un tanto peculiares. En el recensente con su ya bien
conocida criticastra actitud —bien se sabe que la presente recension es
solo una pequeiia muestra— se echa de menos lo que, en largos anos
de contacto e intensa colaboracion con Catalufia, consideramos como es-
pecificamente catalan frente a la eterna, mezquina e hidalga manera espa-
iiola: una vision universalista, abierta, tolerante y magnanima. Perarnau
con su desvencijada sensibilidad patriotera esta demostrando precisamente
que es un representante genuino de la vieja cepa hispana. Ante el incom-
prensible e inadmisible tono no queda mas que admitir, tambien como
"realitat constatada", el funcionamiento perfecto en el laborioso canonigo
de los resortes psicologicos de aquella vieja pero, como se puede ver, aun
viva casta sacerdotal espanola (y no catalana), de la que el a cada paso
en defensa de sus diferencias nacionales quiere distanciarse. Aquel estilo
inquisitorial y paternalista magisterio que busca como perro sabueso las
tachas, vicios y posibles herejias en la produccion impresa del projimo
para quemarlos en plaza publica, silenciando por sistema las virtudes o
aspectos positivos del mismo, aparecen, no solo en esta recension, de una
manera liicida y palpable.


AI autor de esta glosa se le ha ido la pluma. Mas alla de una sana (sin
sana) y pretendida saeta ironica se ha salido de madre. Sin embargo, sigue
estando a tono con el texto comentado. A pesar de alguna dureza no se
pretende con ello disminuir lo mas minimo la admiraeion v respeto por
otras labores del benemerito y laborioso recensente a quien se le desearia
liberase sus contenidas agresiones en otras lides y mostrase mas cordialidad
v comprension hacia el trabajo del projimo. Disculpando algiin posiblc
exabrupto termino con unas frases sacadas de una carta del humanista
Pedro Chacon al fiero Leon de Castro (profesor salmantino del dieciseis que
con sus diatribas v mal genio metio en las carceles inquisitoriales a Frav
Luis de Leon) que parecen venir muv a cuento: "Porque, a lo que en
estos sus papeles veo, muchas vezes se dexa llevar vuesa merced tanto
de la passion v se abalanca tan sin oidas a herir al contrario, que sin hazer
reparo alguno descubre el cuerpo todo, v se expone a ser herido de muv
pesados y muv peligrosos g o l p e s . . . " 1 3


FERNANDO DONUNGUEZ REBOIRAS
Raimundus-Lullus-Institut
der Universitiit Freiburg


" Copia de una earta escrita al maestro Leon cathedrdtico de Rhetorica en Salamanca
por wt amigo suyo, British Library, EG 1871, fol. 9r.






RESUMS


Annand Llinares, Version frangaise de la preiniere partie de la "Quadra-
ture et triangulature du cercle"


In order to complete the translation done in conjunction with Rene
Prevost of the second part of the Llibre de quadratura e triangidatura de
cercle (under the title of Principes et questions de Theologie; see No. 5 in
the bibliography and reviews of the previous fascicle of EL), A. Llinares
here offers a French translation of the first —mathematical— part of the
work, together with a brief introduction and explanatory notes.


Mark D. Johnston, Affatus: Natural Science as Moral Theology (II)


The second half of an article on Ramon Llulls theorv of affatus — the
classification of speech as a sixth sense in humans and animals. In spite
of deviating radically from received Aristotelian theorv and seeming to
contradict ordinary experience, this concept is not unconnected with va-
rious commonplace Scholastic psvchological and phvsiological doctrines
supporting the association of speech with the five senses. Llull's "disco-
verv" of affatus in 1294 is comprehensible as an attempt to rectify the
human use of natural language so as to serve better the moral finality of
communication.




2 1 2 E S T U D I O S L U L I A N O S


P. Miquel Colom, Primcr pctit suplement al "Glossari general lullia"


This first supplement to the authors Glossari covers words and forms
encountered in A. Bonners Obresselectes de Ramon Llull (see EL 29, 1989,
p. 181), and especially in his edition of Comencaments de medicina, as
well as some encountered by A. Llinares in the course of his above-men-
tioned translation of the Quadralura.


A. Soberanas & L. Badia, Manuscrits lullians de la Biblioteca dc Cata-
lumja. I


The first part of a catalogue of the Lullian manuscripts of the Biblio-
teca de Catalunya, giving a detailed description of four Latin miscellanies.
They are Mss. 3075, 3076 and 3078 which formerly belonged to the Fran-
ciscan Library of Palma, and Ms. 3174 which came from the private collec-
tion of Frederic Mares. The description is preceded by an introduction,
and followed bv a bibliography, a list of the 18 Lullian and 3 non-Lullian
works contained in the four Mss., as well as one of owners and copyists.


A. Soler, El nou manuscrit del "Llibre de iorde de cavalleria" i 1'edicio
del text


An analysis of how the discovery of a new fragmentary Ms. of the
Llibre de Torde de cavalleria affects thc recent critical edition of the work
(Barcelona, 1988; cf. EL 29, 1989, pp. 181, 191-2). The text is collated with
the other Mss., and situated within the stemmu codicum of that edition,
which remains essentially unaffected by the discovery. An added critical
apparatus is given of this new fragment.


F . Dominguez, Sobre ediciones definitivas ij otras inquisiciones


An answer to J . Perarnau's criticisms of ROL XIV-XVI, and especially
of ROL XV, pointing out his tendency to attribute to incompetence what
in fact are editorial techniques different from those he uses, and criticizing
his idea of a "definitive" edition.




BIBLIOGRAFIA L U L L I S T I C A


I. EDICIONS, ANTOLOGIES I TRADUCCIONS D O B R E S
LUL-LIANES


1) Raymond Lulle. Le Livre des betes, trad. Patrick Gifreu (Paris:
Chiendent, 1985), 83 pp.


2) LIull, Ramon, Ltibre de les besties, ed. Agnes Bosch (Barcelona:
Diputacio de Barcelona i Diari de Barcelona, 1989), 60 pp.


3) Raimundo, Liilio, Livro do amigo e do Amado, trad. Esteve Jaulent.
"Estudos Medievais" 1 (Sao Paulo: Edicoes Lovola, 1989), 189 pp.


Ressenvat a continuaci6.


II . ESTUDIS LUL-LISTICS


4) Alturo i Perucho, Jesiis, "Un nou manuscrit (incomplet) del «Llibre
de 1'orde de cavalleria» de Ramon Llull", ATCA 7/8 (1988-9), pp. 223-240.


Vegeu 1'article de A. Soler a aquest mateix fascicle de EL.


5) Badia, Lola, "L'aportaci6 de Ramon Llull a la literatura en llengua
d'oc: per un replantejament de les relacions Occitania-Catalunya a la baixa
Edat Mitjana". Actes del Vuite CoHoqui Internacional de Llengua i Litera-
tura Catalanes. I - Totosa, 12-17 de setembre de 1988 (Montserrat, 1989).
pp. 261-295.


Ressenyat a continuaci6.




214 ESTUDIOS L U L I A N O S


6) Badia, Lola, "La doble herencia de Ramon Llull", La Vanguardia
(1990, feb. 27), pp. Cultura 8-9.


7) Chazan, Robert, Daggers of Faith. Thirteenth-Century Christian
Missionizing and Jewish Response (Berkeley/Los Angeles: University of
California Press, 1989), 226 pp.


Ressenyat a continuacio.


8) Galmes, Salvador, Escrits sobre Ramon Llull, ed. Pere Rossello Bo-
ver, "Biblioteca Marian Aguilo" 13 (Montserrat, 1990), 175 pp.


Ressenyat a continuacio.


9) Heinzer, Felix, Zur Bedeutung und Geschichte des Breviculums.
Vortrag anlasslich der Prasentation des Faksimiles des St. Peter perg. 92,
"Badische Landesbibliothek Vortrage" 19 (Karlsruhe, 1988), 34 pp.


10) Kaplan, Yosef, From Christianity to Judaism. The Stonj of Isaac
Orobio de Castro (Oxford, 1989).


Ressenyat a continuacio.


11) Masso i Torrents, Jaume i Rubio i Balaguer, Jordi, Catdleg dels
manuscrits de la Biblioteca de Catalunya I Mss. 1-154 (Barcelona: Biblio-
teca de Catalunya, 1989), 371 pp.


Ressenyat a continuacio.


12) Minervini, Vincenzo, "Postilla lulhana", Annali deW Instituto Uni-
versitario Orientale 25, 1 (Napols, 1983), pp. 333-341.


Vegeu 1'article de A. Soler a aquest matcix fascicle de EL.


13) Serverat, Vincent, "«Utrum culpa sit in christianis ex ignorantia
infidelium». Un sondage dans les relations entre Raymond Lulle et Henri
de Gand", Revue des Sciences Philosophiques et Theologiques 73 (1989),
pp. 369-396.


Ressenyat a continuacio.


14) Soto i Company, Ricard, "Alguns casos de gestio «colonial» feudal
a la Mallorca del segle XI I I " , Estudi General 5-6 (Girona, 1985-6), pp. 345-
369.


Tracta de Llull i la seva familia a les pp. 348-50 i 361.




BIBLIOGRAFIA L U L L l S T I C A 215


15) Spaeth, Paul J . , "Purloined Parchments and Burglarized Books",
Franciscan Studies 47 (1987), pp. 373-381.


Ressenyat a continuaci6.


16) Vecchio, Silvana, "II decalogo nella predicazione del XI I I secolo",
Crestianesimo nella storia. Ricerche storiche exegetiche teologiche 10 (1989),
pp. 41-56.


Tracta del Liber de serrnonibus factis de decem praeceptis a les
pp. 43, 49-50.






RESSENYES


3) Raimundo Liilio, Livro clo amigo e clo Amaclo.


Introduccio biografica sobre Llull i descripcio de 1'obra traduida amb
deutes amb la bibliografia tradicional i la darrera edicio castellana d'edi-
torial Planeta (1'apendix bibliografic, pp. 165-187 podria ser mes actualitzat
i triat). A les pp. 45-49 un breu assaig sobre Llull i la poesia, de caracter
informatiu. Als apendixs trobem un treball sobre "Virtudes e contempla-
cao" amb freqiients referencies al Llibre de Contemplacio i a YArbre de
ciencia, que presenta una teoria del curador del volum segons la qual el
Llibre cfamic e Amat conte un missatge moral d'aquest tenor: "el per-
feccionament moral de la persona humana es du a terme en la mesura
que aquesta s'habitui a pensar, recordar i estimar Deu i a realitzar els
plans divins. En la mcsura que es viu del pensament i de 1'amor de Deu.
mitjancant les obres virtuoses" (p. 150). Daqui que sigui possible produir
una llista de virtuts (abnegacio, adoracio, alegria, amor, apostolat, apro-
fitament del temps, audacia, autenticitat..., pp. 151-157), les quals curiosa-
ment no son posades en relacio amb les series de virruts o amb els prin-
cipis absoluts —dignitat o virtuts divines— i relatius del propi Llull. El
curador encara afegeix el deeret del concili de Vienne sobre 1'estudi de
les llengues orientals i uns apunts sobre etica luHiana. La traduccio se-
gueix amb eficacia criteris de literalitat i porta algunes notes sobre el sentit
filosofic d'alguns termes. tot i que el curador no especifica, quan 1'esmenta.
quina obra en concret es YArs Magna (p. 86, nota 12). La numeracio dels
versets mostra que la traduccio no segueix 1'edicio Galmes-Guilleumas
d"'EIs Nostres Classics", n. 74 (Barcelona, 1954), que es, ara com ara, la
can6nica.


Lola Badia




31S ESTUDIOS L U L I A N O S


5) Lola Badia, "L'aportaci6 dc Ramon Llull a la literatura en llen-
gua d'oc".


Despres d'uns cent-vint anys d'estudis luHians nioderns, els treballs so-
bre el Beat i la seva obra han acabat formant "una espessa selva" (expressio
aquesta ben badiana, vegeu p. 277). D'entrada, la quantitat es un indici
evident de vitalitat. Tanmateix, es innegable que contribueix a perpetuar
alguns topics i confusions que es van repetint fins que se n'oblida 1'origen;
el nombre elevat de treballs tambe fa dificil a 1'estudios de controlar tota
la bibliografia d'un tema. Es per aixo que avui, en molts casos, es fa nc-
cessari envestir un estudi de tema luHia fent un repas critic de 1'estat dc
la qiiestio. No es un esforc gratuit d'erudici6; es tracta de clarificar, d'in-
cloure conscientment els precedents i, en fi, d'avanc,ar en el coneixement
dels temes d'una forma global.


Aixo es cl que fa Lola Badia en 1'article aqui ressenyat; considera un
dels temes mes inexplorats de 1'univers lullia: el de Ramon Llull i la cul-
tura en llengua d'oc, partint sobretot de les dades que la bibliografia exis-
tent ofereix i situant-lo en el seu context. La part d'investigacio directa que
hi ha en el treball es potser reduida, pero els resultats de la reflexio son
molt valuosos: 1'autora desbrossa el terrenv i marca els camins per a les
properes investigacions.


L'article s'inicia fent un repas a les relacions que el Beat va tenir amb
Occitania, gracies a les seves estades a Montpeller; les obres que hi escriu,
els corrents inteHectuals que hi troba, les necessitats comunicatives que se
li devien presentar. Una puntualitzacio que calia fer: "metodol6gicament es
recomanable no insistir en les virtualitats ocultes dcl passat trobadoresc de
Llull, del qual 1'unica cosa que sabem es que va existir" (p. 264); es un
d'aquests topics que es repeteixen sovint (un altre de similar es el de les
virtualitats del passat cavalleresc igualment desconegut de Llull).


Lola Badia constata que, en general, es te cn compte 1'existencia de
versions del Llibre del gentil, la Doctrina jmeril, el Blaquerna o el Felix,
en altres llengiies romaniques que el catala (frances, castella, italia), pero
que habitualment soblida (o es desconeix) cme hi ha versions tambe occi-
tanes. Un exemple clamoros. Es diu sovint que el Blaquema s'ha transmes
en dos manuscrits catalans, tot i que des de l'any 1974 (gracies al rigor6s
estudi de M. Metzeltin) sabem que el ms. esp. 478 de Paris conte una
versi6 occitana del Blaquerna i no una versio catalana molt "aproven^ala-
da" (lultim cop rjue hc vist rcpctit aqucst error cs cn un treball de 1986!).


A continuacio, Lola Badia fa una consideraci6 detallada dels dos con-
textos en que s'insereix el problema. El primcr es el de les relacions entre




R E S S E N Y E S 2 1 9


Catalunya i Occitania als segles XIII i XIV, plantejat com a questio previa
de metode: les "vicissituds historiques de 1'occita haurien de formar part
del rerafons de dades manejables per qualsevol estudios o filoleg catala"
(pp. 269-270). El segon, es el de la Uengua dels originals luHians que in-
clou el tema dels metodes de treball del Beat: la difusio de la seva obra
i els originals i traduccions, la intervencio de coHaboradors (copistes, tra-
ductors, deixebles...), el proces de redaccio, correccio, copia... L'estudiosa
fa un repas complet al que sabem fins ara de tot aixo i extreu algunes con-
clusions tambe de caire metodologic: algunes obres de Llull presenten una
tradicio plurilingue que cal tenir en compte globalment (de vegades es
tracta de diversos graus d'interferencia entre catala i occita); cal resseguir
de forma minuciosa els indicis que sobre aquestes qiiestions ofereixen els
manuscrits mes antics.


El treball se centra despres en les dues versions d'obres luHianes que
son incontestablement una traduccio a 1'occita: la del Blaquerna i les de
la Doctrina pueril, S'analitza les peculiaritats de la tradicio manuscrita que
les transmet, es transcriu alguns fragments de text, i es fa un breu estudi
de la llengua en que son escrites. Es remarcable el cas del ms. 1025 de
Palma que transmet una retraduccio al catala del llibre cinque del Bla-
querna oecita: "El rerafons cultural de totes aquestes copies, traduccions i
retraduccions apunta a un mon d'intercanvis occitano-catalans que mai
fins ara no hem provat d'esbrinar de forma global i sistcmatica" (pp. 284-5).


Lola Badia tanca el seu estudi amb la conclusio que "els set ma-
nuscrit luHians en prosa romanica esmentats plantegen una casuistica que
pcrmet de postular «el luHisme occita» dcl segle XIII , XIV i X V " (p. 289).


Potser es convenient recordar una cosa que de tan sabuda de vegades
s'oblida: les qiiestions de mctode son tan decisives en emprendre una in-
vestigacio qualsevol, que en condicionen els resultats i fins les investiga-
cions posteriors. Els treballs com el de Lola Badia ens fan memoria.


A. Soler i Llopart


7) Chazan, Daggers of Faith.


Una expansi6 en forma de llibre de diversos articles de 1'autor. i sobre-
tot, pel que fa als luHistes, del scu "From Friar Paul to Friar Ravmond"
comentat a EL 29 (1989), pp. 80 i 87. Pero no es tracta del simple refrit
antol6gic al qual molts autors ens tenen acostumats, sino d'una vertadera
reestructuracio i profunditzacio en el tcma. Les seves tesis del paper inno-
vador dc Pnu Cristia i del grau de coneixement del judaisme de Ramon




2 2 0 ESTUDIOS L U L I A N O S


Marti, ara es veuen no tan sols eixamplades, sino tambe reforcades per
capitols sobre els antecedents i les conseqiiencies de 1'esforc missioner do-
minica. S6n massa els temcs tractats per una ressenya curta; nomes assenya-
lare analisis de la disputacio de Barcelona de 1263 (pp. 67-85), de les
reaccions posteriors de Moises ben Nahman (pp. 88-103) i Solomon ibn
Adret (pp. 137-158), que sembla era un conegut tant de Ramon Marti com
de Ramon Llull, i de Ramon Llull matcix (pp. 161-3). El llibre no tan sols
corregeix molts dels punts de vista del seu predecessor en el camp de la
polemica judaico-cristiana, The Friars and the Jews de Jeremy Cohen, sin6
que ofereix una visio nova, convincent i admirablement sintetit/adora de
la qiiestio. Pel fet que analitza els escrits de Ramon Marti des del punt
de vista del seu impacte sobre la comunitat jueva, encara s'ha d'acudir
als dos treballs d'E. Colomer: un ressenyat a EL 27 (1987) i 1'altre pu-
blicat a EL 28 (1988), 1-37, per una visio de 1'obra de Marti des de el
punt de vista de la teologia cristiana, i sobretot per una evolucio des duna
posicio augustiana cap a una molt mes netament tomista. Pel quc fa a
Ramon Llull, no crec que sigui correcte dir que era "almost oblivious to thc
innovative thrusts that had come so recently out of the circle surrounding
Raymond of Penvafort". Crec que al contrari la tecnica de Llull era el
resultat duna reaccio ben conscient contra els metodes dominicans; vegeu
el que en dic a Ramon Lhdl i Mallorca (Palma, 1987), pp. 12-14, a Selected
Works, p. 58, i a Obres selectes, p. 60. Pero allo es un detall dins d'un
llibre que es potser la contribucio mes important fins avui a 1'estudi de
les controversies judaico-cristianes al regne dArago durant 1'Edat Mitjana.


A. Bonner


8) Galmes, Escrits sobre Ramon Llull.


Despres del seu article "Notes sobre Salvador Galmes i el luHisme",
Affar 2 (Palma, 1982), pp. 161-171, del seu llibre Uobra de Saloador Gal-
mes i Sanxo (1876-1951) (Montserrat, 1988), i de la publicaci6 a 1'anterior
fascicle de EL del darrer escrit de Galmes sobre la mort dc Ramon Llull.
Pere Rosscllo Bover ara ens ofereix una seleccio d'escrits de 1'autor de
Sant Lloreng del Cardassar sobre el Beat. Per al luHista el tom te forca
interes, no tan sols per a la recuperacio de la figura de Galmes —potser
un xic oblidat avui entre els estudiosos del Beat —sino tambe per definir
millor la seva traject6ria lullistica i al mateix temps per donar-nos tcxtos
fins ara desconeguts. Perque, dels nou textos publicats aqui, nomes quatre
es troben registrats a la bibliografia de Brummer: un de 1'any 1928, Viatges




R E S S E N Y E S 2 2 1


de Ramun Llull, i tres de I'any 1934, Vedicio de les Obres Originals del
Mestre, Ramon Llull plasmador del nostre idiorna, i Dinamisme de Ramon
Llull. Els cinc no registrats per Brummer son: una ressenya de la tra-
ducci6 anglesa feta per Allison Peers de Blaquerna (1926), Davant del
centenari lutlid (1932), Activitat literaria de Ramon Lull (un text inedit
de 1933), Llantia votiva (1934) i Ramon Lull dins Thistoria de la cultura
catalana (text tambe inedit i de data incerta). Val la pena assenyalar que
tres daquests escrits (Activitat literaria, Daoant el centenari i Ramon Lidl
dins Thistoria) son descubriments recents, i per tant no foren registrats a
la bibliografia donada per Rossello a les seves "Notes". D'aquesta seleccio,
per altra banda respectuosa amb les ortografies vaciHants (Llull-Lull) o
antiquades (fhistoria), es despren un aspecte doble del luHisme de Gal-
mes. Per un costat veim Galmes com el promotor i defensor de la causa
del Beat, convencut que era gracies a ell que la cultura catalana va arribar
a ocupar un Hoc dins 1'europea. N'es un defensor sovint apassionat, i de
vegades un xic amargat quan veu que els responsables de la societat no
el segueixen en aquest sentit del deure. Tambe veim un Galmes amb la
imatge encara romantica d'un Llull genial i sant, pero amb un sistema
logic (l'Art) que, a pesar de la seva fama al Renaixement, "resta, sembla,
definitivament arreconat" (p. 62), i amb la tendencia general en la seva
generacio d'interpretar com a autobiografics passatges de Blaquerna i
altres obres que feien viatjar al Beat fins a Georgia i Etiopia. Pero al
mateix temps veim un Galmes cientific, manejant amb gran discerniment
tota la bibliografia disponible al seu temps, i ja per 1'any 1933 (vegeu
pp. 84-5) descartant la llegenda del martiri de Llull. Potser 1'unic caire
de la labor luHiana galmesiana que no queda palesa aqui es el de 1'edicio
de les obres catalanes del Beat. Va ser una tasca gegantina —setze toms
de les Obres originals, nou d'EIs Nostres Classics, i una obreta llatina a
E U C — que no se si s'ha valorat mai suficientment. Pero, a part d'aixo,
aquesta seleccio dels seus Escrits donara una bona imatge del luHisme
a la vegada apassionat i riguros de Mossen Salvador Galmes.


A. Bonner


10) Josef Kaplan, From Christianity to Judaism.


Interesante obra publicada por primera vez en hebreo en 1982. En
relacion a la historia del lulismo se trata en las pp. 179-189 de la contro-
versia entre Alonso de Zepeda e Isaac Orobio de Castro a raiz de la pu-
blicaci6n en Bruselas del Arbre de ciencia en castellano (cf. RD 249-251,




222 E S T U D I O S L U L I A N O S


254). En las pp. 433-435 se enumeran los manuscritos de la obra de Zepeda,
Defcnsa de los terminos ij doctrina de Rmjmundo Lulio (RD 254) y de la
inedita Respuesta apologetica al libro que escrivio don Alonso de Zepeda
que intituld Defensa de los terminos ij doctrina de Ratjmundo Lulio de
Orobio de Castro. La afirmacion del autor en las pp. 299-300: "he (Oro-
bio) had invested his best intellectual powers in demolishing the philo-
sophical system of Raymond Lull" parece un tanto exagerada si se consi-
dera lo que el mismo autor apunta al decir que Orobio en su rechazo del
pensamiento luliano no hizo mas que repetir los lugares comunes de la
tradicion escolastico-dominicana sin aportar nada nuevo. A la Respuesta
de Orobio le cuadra mejor la dura critica del mismo Zepeda: " . . .no obs-
tante que en el modo de proponer descubre ser Philosopho y versado en
la doctrina de las escuelas Catholicas: pero en la de Raymundo Lulio...
no entiende palabra" (p. 185, not. 32).


F . Dominguez


11) Masso i Rubio, Catdleg dels manuscrits dc la Biblioteca de Ca-
talumja.


El primer volum del Catdleg cle manuscrits de la Biblioteca de Cata-
lumja es una reproduccio facsimil de les descripcions que havien anat
publicant els seus dos iHustres bibliotecaris Jaume Masso i Jordi Rubio
fins al 1923, en el Butlleti de 1'esmentada biblioteca. Contc la dcscripcio
dels 154 primers exemplars que van constituir la seccio de manuscrits:
aquells que van entrar entre 1907 (data de fundacio de la Bibliotcca pcr
part de 1'Institut d'Estudis Catalans) i el febrer de 1911.


L'interes del cataleg per als medievalistes es evidcnt, donat que aquest
grup de manuscrits integra peces cabdals per a la cultura catalana de
1'Edat Mitjana. Em permeto de reproduir un fragment del proleg de
Manuel Mundo que ajudara el lector a fer-se una idea del fons que com-
pren: "Entre els canconers medievals, a mes del Vega-Aguilo, ja citat, hi
ha el magnific Gil (ms. 146), el de vides de sants (ms. 3), el d'Obres ena-
morades i dAusias March (10), el dels Masdovelles (11) i el cangoner de
Nadal (111). La literatura medieval catalana compta amb manuscrits de
Ramon Llull (12, 118) i Eiximenis (12), de Ramon Muntaner (4), Bemat
Desclot (1, 152) i Gabriel Turell (2), a mes de les vcrsions catalanes de
Boeci, de Gerson, de Roderic de Toledo i la novella de Valter i Griselda,
de Petrarca, traduida per Bernat Metge (12). Hi ha, encara un bell exem-
plar dels Furs de Valencia (137)."


El primer dels codexs lullians es ben conegut (el ms. 12) perque trans-




R E S S E N Y E S 223


met una cdpia del segle XV del Llibre de 1'orde de camlleria; es el testi-
moni que s'ha revelat mes acostat a 1'arquetip i que ha estat la base de
totes les edicions que s'han fet de 1'obra. El segon (el ms. 118) conte dues
obres, la Lectura compendiosa super artem inveniendi veritatem i VArs
compendiosa inveniencli veritatem, en una copia de final de segle XIV,
segons s'indica.


El primer volum del cataleg es tanca amb quatre utils indexs: de
noms i d'obres anonimes, d'incipits, de primers versos, d'escriptors i copis-
tes i, finalment, de possessors.


El fons manuscrit de la biblioteca catalana es de prop de 3750 exem-
plars; esperem que la laboriosa empresa de confeccio i publicacio del
cataleg segueixi un bon ritme. De moment, pero, ens hem de congratular
per 1'aparicio del primer volum d'aquesta valuosa eina de treball.


A. Soler i Llopart


13) Serverat, "«Utrum culpa sit in christianis ex ignoranti infidelium»".


El treball de V. Servcrat fa referencia a una questio quodlibetal que
el teoleg Enric de Gand va respondre a Paris, sembla que pels volts de
Nadal del 1291 (en qualsevol cas, posteriorment a 1290): Utrum videlicet
doctores Ecclesiae debeant facere conscientiam peccati eo quod non h-
borant ad conversionem infidelium. Aquesta pregunta te un corresponent
lullia en el Blaquerna: "Qiiestio es: si los crestians han colpa de la inno-
rancia dels infeels qui innoren la santa fe catholica" (ENC II, p. 126).


L'autor analitza el desenvolupament del tema en 1'obra de Llull, en
diverses etapes: 1264-1270, el Llibre de contemplacid; 1274-1284, estades
a Montpeller i formulacio en el Blaquerna; primera estada a Paris (1287-
1289) i presencia a la universitat; fins a les ordinationes presentades al
Concili de Viena (1311). El recorregut es succint pero no exempt d'interes
i d'algunes idees que caldria estudiar mes a fons (p. ex., el paper de Mont-
peller en 1'aproximacio a certes idees dels reformistes franciscans).


Serverat fa tambe una analisi de la resposta del teoleg de la universitat
de Paris. Enric de Gand distingeix la responsabilitat missionera en temps
dels Apostols, en que els infidels estaven predisposats a acollir la fe, i
en un present en que es demostren contraris a rebre-la; davant de la im-
probabilitat dobtenir resultats apreciables, el teoleg eximeix d'obligacio
greu els predicadors. El contrast d'aquesta solucio amb la posicio del Beat,
que atribueix als cristians una responsabilitat coHectiva, "est revelatrice
des lignes de fracture qui s'ouvrent entre le milieu parisien et la chre-




224 ESTUDIOS L U L I A N O S


tiente des marches: entre un savoir universitaire et 1'apologetique des fron-
tieres, entre une culture clericale et les aspirations du laique, entre un
certain corporatisme de caste et 1'appel de l'universalisme chretien" (p. 380).
Serverat assaja encara de reconstruir una hipotetica resposta de Llull a
Enric de Gand a base de la Doctrina ptieril i el Blaquerna.


La darrera part de 1'article segueix la qiiestio en seguidors i detractors
de Llull. Eimeric shi refereix cxplicitament a les seves tesis contra el
Beat; van respondre a Eimeric, el Memoriale que apareix al primer volum
de la MOG, el pare Pasqual a les seves Vindiciae. Tambe Jean dAubry
en parla.


El treball de Serverat aproiundeix en tot aquest tema de Llull, Enric
de Gand i cl quodlibetum, que havia estat tractat nomes dc passada per
Riedlinger (ROL V) i per Hillgarth (Ramon Lull and Lullism), entre d'al-
tres. En aquest sentit, el plantejament de la qiiestio i la comparacio de
les ducs posicions que fa Serverat son interessants.


En tot 1'article, tanmateix, hi manca una referencia historica general
del tema; per be que no s'afirmi explicitament, la reflexio de Serverat
sembla partir de la idea que la qiiestio sobre la responsabilitat dels teolegs
(i de tota 1'Esglesia) en la conversio dels infidels es original del Beat, que
el debat no havia existit previament. Aixo fa que 1'autor maldi per rela-
cionar historicament Enric de Gand i Ramon Llull. I aixo en dos sentits;
primer, la influencia del Beat en la qiiestio que es planteja a Enric de
Gand: "il n'est pas du tout exclu qu'Henri de Gand ait eu connaissance
de quelqucs theses lulliennes, soit directement, soit par 1'entremise d'un
texte —la petition a 1'Universite de Paris—, soit par un disciple comme
Thomas le Myesier" (pp. 380-81). Segon, la influencia de la resposta d'En-
ric de Gand en Llull: "II n'est pas absurde de penser quc Raymond Lulle
ait pu avoir connaissance des theses d'Henri de Gand touchant une ma-
tiere qui lui tenait tant k coeur. Cest en tout cas 1'impression que nous
retirons en lisant certains passages du Felix de les Meravelles" (p. 384);
si aixo fos aixi, diu 1'autor, caldria segurament retocar la data de compo-
sicio de la novella. I encara a les conclusions finals hi podem llegir: "il
faut chercher dans le Blaquema 1'origine lointaine du quodlibetum soutenu
par Henri de Gand en 1291" (p. 396). Els passatges que Serverat ens dona
com a prova d'aquestes afirmacions em semblen poc significatius; caldria,
com dic, situar la polemica en el seu context historic.


En tot cas, es mes que evident que una coincidencia ideol6gica entre
dos autors no implica una relacio historica necessaria entre ambdos, ni
directa ni indirecta. I si hom vol mantenir 1'existencia d'un contacte, cal
que el provi amb pels i senyals. En el cas de Llull aixo es especialment
convenient perque hi ha hagut sempre una tendencia a buscar relacions




R E S S E N Y E S 225


personals del Beat amb d'altres figures historiques i, en general, a fer
hipotesis biografiques de tota mena que, al cap del temps, es prenen com
si fossin dades certes. Es aquesta una tendencia que s'ha demostrat mal-
sana i que ha produit tota mena de miratges i polemiques forca esterils.
En aquest sentit, es necessari dir que no podem retocar la data del Felix
nomes per la coincidencia que apunta 1'estudi de Serverat; les datacions
les hem d'atribuir, si pot ser, nomes a partir de les dades internes que
ofereixen les obres.


Un altre problema que, al meu parer, presenta 1'article de Serverat es
que no observa la distincio de proposits que Llull mateix va fer en les
seves obres. En la produccio del Beat hi deu haver almenys quatre tipus
d'obres. En primer lloc, les diferents versions de 1'Art, que en son el cen-
tre; hi ha tambe unes aplicacions de l'Art a diversos camps del coneixe-
ment i de 1'activitat humana; despres, hi ha obres purament circumstan-
cials, estrategiques (per exemple, 1'epistola que Llull, en la seva primera
estada a Paris, va adrecar a la Universitat); finalment, hi ha les divul-
gacions de les finalitats de l'Art. £ s molt perillos reconstruir doctrines
lullianes a base d'obres que nomes pretenen ser divulgacions o que tenen
una finalitat immediata: la Doctrina jnieril, el Blaquerna, el Felix o 1'epis-
tola a la universitat. Cal observar aquestes distincions. de les quals Llull
mateix demostra ser-ne molt conscient.


A. Soler i Llopart


15) Spaeth, "Purloined Parchments and Burglarized Books".


Noticia trista del robatori duna gran quantitat de manuscrits i incuna-
bles del Holy Name College de Washington, D.C., l'any 1969, i que encara
no s'han recuperat. Pel que fa als luflistes, implica la perdua del cbdex 39
del sigle XV que contenia els Prooerbia i les Quaestiones Attrebatenses
(vegeu-ne la descripcio a Friedrich Stegmuller, "Raimundiana Americana",
Estudis Roinanics 9, 1961, pp. 46-48). Tambe es va perdre un exemplar
de 1'edicio de Venecia, 1518, de 1'obra pseudolulliana, De auditu Kabba-
listico.


A. Bonner






CRONICA


A comencament de 1990 la Maioricensis Schola Lullistica va celebrar
1'acte d'investidura com a primer Magister honoris causa del senyor Car-
les Blanes Nouvilas, Director General de la Caixa d'EstaIvis "Sa Nostra",
nomenament que el Consell Academic de 1'Escola havia aprovat el no-
vembre de 1989. El Rector de 1'Escola, Dr. Sebastia Trias Mercant, en el
discurs de presentacio del nou Magister va subratllar els aspectes segiients:


El nomenament del senyor Blanes es el reconeixement de gratitud duna
trajectoria de quasi cinquanta anys de relacions entre la Caixa i 1'Escola.
Pero, amb el nomenament del senyor Blanes, 1'Escola no solament vol
reconeixer el fet i el dret de la Caixa, sino tambe el merit personal del
senyor Blanes envers del coneixement i de la defensa de Ramon Llull.
A 1'epoca del rectorat del Dr. Carcias Palou el senyor Blanes va lluitar
personalment i fermament per tal de trobar una solucio digna per a la
Biblioteca de 1'Escola i crear en el seu entorn un centre luHista que, a
1'empara de la tradicio de la Sapiencia, aglutinas distintes tasques lullia-
nes. Potser avui caldria repensar aquell projecte del senyor Blanes des de
noves perspectives. Pero, el senyor Blanes es, a mes, un assidu partici-
pant als actes de caracter lullia i sent un viu interes per les edicions lulha-
nes i es un bon lector de les obres de Llull com ho demostra la seva
biblioteca particular. Per tots aquests motius i merits personals, el senyor
Blanes fou investit Magister honoris causa de 1'Escola LuHista.


El senyor Blanes va contestar amb un Harg discurs en el qual agrai
el nomenament en nom de la Caixa, indicant que era noblesa recordar
les tasques realitzades, pero no era convenient entretenir-se en elles, sino
mirar sempre cap envant i programar-ne de noves. Va recordar la parti-
cipacio i suport de la Caixa respecte d'una serie de projectes luHians




2 2 8 CRONICA


i va subratllar que aquell programa d'un oentrc lullia d'investigacio seguia
encara viu i calia dur-lo endavant. Tot el programa de realitzacions respon
—va dir el senyor Blanes— a una filosofia directora: es el dinamisnic
luHia com a model d'impuls de realitzacions.




INDEXS GENERALS
(Volum XXX, 1990)


Artus, W., Actitud y respuestas de Lulio al ateismo 31-41
Colom, M., Primer petit suplement al Glossari general luHia 161-171
Dominguez Reboiras, F., Sobre ediciones definitivas y otras


inquisiciones. GLosa a una recension de Josep Perarnau 201-209
Hillgarth, J.N., Un inventario del rey Jaime III de


Mallorca (1349), y otros documentos sobre la
dinastia maUorquina 57-74


Johnston, M.D., Aifatus: Natural Science as Moral
Theology 3-30, 139-159


Llinares, A., Version francaise de la premiere partie
de la Quadrature et triangulature du cercle 121-138


Rossello i Bover, P., "La mort de Ramon Llull", de Salvador
Galmes i Sanxo 43-56


Soberanas, A.J. i Badia, L., Manuscrits luHians de
la Biblioteca de Catalumja. I 173-193


Soler i Llopart, A., El nou manuscrit del Llibre de 1'orde
de cavalleria i l'edicio del text 195-200


Resums dels articles 75-76, 212-213
Bibliograiia luHistica 77-81, 213-215
Ressenves 83-111, 217-225
Crdnica 113-118, 227-22S




INDEX D O B R E S RESSENYADES I CITADES
A LES BIBLIOGRAFIES


I. EDICIONS, ANTOLOGIES I TRADUCCIONS
D O B R E S L U L L I A N E S


Badia, Lola, "From religious propagandist to cultural am-
bassador", Catalan Writing 2 (Barcelona: Institucio de
les Lletres Catalanes, 1988), pp. 87-91 77


LIull, Ramon, Blanquerna, trad. E. Allison Peers, ed. Ro-
bert Irwin (Londres: Dedalus i Nova York: Hippocre-
ne, s.d.), 536 pp. 77


Llull, Ramon, Das Buch vorn Freuncle uncl vom Geiiehten,
trad. Erika Lorenz (Zuric/Munic: Artemis Verlag,
1988), 156 pp. 77, 83-4


Llull, Ramon, Libro de los secretos cle la naturaleza o
quinta esencia, del doctisimo filosofo Raimond Lhdl,
trad. Atilano Martinez Tome (Madrid: Ediciones Do-
ble R, 1989), 245 pp. 78, 89-90


LIull, Ramon, Llibre de les besties, ed. Agnes Bosch (Bar-
celona: Diputacio de Barcelona i Diari de Barcelona,
1989), 60 pp. 213


Llull, Ramon, Vida coetdnia, trad. Jesus M. Montserrat,
ed. Josep Renye, "Biblioteca LuHiana" 1 (Fondarella:
Edicions Palestra, 1989), v + 18 pp. 78, 87-9


Raimundo Lidio, Livro do amigo e do Amado, trad. Esteve
Jaulent "Estudos Medievais" 1 (Sao Paulo: Edicoes
Loyola, 1989), 189 pp. 213, 217


Raimundi Lulli Opera Latina, Tomus VXH, 76-81. Opera




1 N D E X 231


Parisiis annis MCCXCVII-MCCXCIX composita, ed.
Michela Pereira, Theo Pindl-Biichel, "Corpus Christia-
norum, Continuatio Mediaevalis" LXXIX (Turnhout,
Belgica: Brepols, 1989), xlv + 462 pp.


Raymond Lulle, Livre de TAmi et de TAime, trad. Patrick
Gifreu, "Orphee" (Montpellier: La Difference, 1989),
191 pp.


Raymond Luile, Le Livre des betes, trad. Patrick Gifreu
(Paris: Chiendent, 1985), 83 pp.


Raymond Lulle, Principes et questions de Theologie, ed.
Armand Llinares, trad. Rene Prevost, "Sagesses chre-
tiennes" (Paris: Editions du Cerf, 1989), 264 pp.


II. ESTUDIS L U L L I S T I C S


Aito de Gorigos, La flor de les histdries dOrient, ed. Al-
bert Hauf, "Colleccio de Textos Medievals Breus" 9
(Barcelona: Biblioteca Escriny, 1989), 206 pp.


Alturo i Perucho, Jesus, "Un nou manuscrit (incomplet)
del «Llibre de 1'orde de cavalleria» de Ramon Llull",
ATCA 7/8 (1988-9), pp. 223-240


Badia, Lola, "A proposit de Ramon Llull i la gramatica",
Estudis de llengua i literatura catalanes - XVIII.
MisceHania Joan Bastardas 1 (Montserrat, 1989),
pp. 157-182


Badia, Lola, "Laportacio de Ramon Llull a la literatura
en llengua d'oc: per un replantejament de les relacions
Occitania-Catalunya a la baixa Edat Mitjana", Actes
del Vuite CoHoqui Internacional de Hengua i Litera-
tura Catalanes. I - Tolosa, 12-17 de setembre de 1988
(Montserrat, 1989), pp. 261-295


Badia, Lola, "La doble herencia de Ramon Llull", La Van-
guardia (1990, feb 27), pp. Cultura 8-9


Bauza, Manuel, "L'exemplarisme de Ramon Llull", "Pu-
blicacions del Centre d'Estudis Teologics de Mallor-
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ment i obra literaria, "Les Naus d'Empuries. Pal Ma-
jor" 2 (Barcelona: Empiiries, 1988), 190 pp.


78, 85-7


77


213


77, 84-5


78, 91-5


195-200, 213


78, 95-6


213, 218-219


214


7S


79, 96-7




2 3 2 E S T U D I O S L U L I A N O S


Bonner, Anthony, "El Breviculum de Ramon Llull", Brisas
136-7 (Palma, 1989, nov-des), pp. 12-13


Cavaller, Ramon, "Dialeg de Ramon i Mehmet a la cerca
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Bovarone, G. Mombello (Alessandria: Edizioni dell'Or-
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Finestres y el circulo de Cervera", Segon Congres dHis-
tdria Moderna de Catalumja. Cataluntja a Tepoca de
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derna" (Universitat de Barcelona, Dept. d'Historia Mo-
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Garcias Palou, Sebastian, La formacion cientifica de Ra-
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Greive, Hermann, "Ramon Llull i la cabala", Calls 3
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Heinzer, Felix, Zur Bedeutung und Geschichte des Brevi-
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Imbach, Ruedi, Laien in der Philosophie des Mittelalters.




I N D E X 2 3 3


Hinweise und Anregungen zu einem vernachlassigten
Thema, "Bochumer Studien zur Philosophie" 14 (Ams-
terdam: B. R. Griiner, 1989), 170 pp. Llull 60-4, 102-31 80, 103-5


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Kaplan, Yosef, From Christianity to Judaism. The story of
Isaac Orobio de Castro (Oxford, 1989), 525 pp. 214, 221-2


Llinares, Armand, "Les singes, le ver luisant et 1'oiseau",
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dels manuscrits de la Biblioteca de Catalunya I (Barce-
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Minervini, Vincenzo, "Postilla lulliana", Annali delV Insti-
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Perarnau i Espelt, Josep, "Entorn d'un paragraf del «Lli-
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Pereira, Michela, The Alchemical Corpus Attributed to
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Sala-Molins, Lluis, "E l gegantisme de la rao luHiana", "Pu-
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Santamaria, Alvaro, Ramon Llull y la Corona de Mallor-
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mundi Lulli (Mallorca: Sociedad Arqueologica Lulia-
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Serverat, Vincent, "«Utrum culpa sit in christianis ex igno-
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Raymond Lulle et Henri de Gand", Revue des Scien-
ces Philosophiques et Thcologiques 73 (1989a),
pp. 369-396 214, 223-5


Soler i Llopart, Albert, "Three Romances by Ramon Llull",
Catalan Writing 2 (Barcelona: Instituci6 de les Lletres
Catalanes, 1988), pp. 92-6 80


Soto i Company, Ricard, "Alguns casos de gesti6 «colo-
nial» feudal a la Mallorca del segle XI I I " , Estudi




2 3 4 E S T U D I O S LULIANOS


General 5-6 (Girona, 1985-6), pp. 345-369; Llull, 348-50,
361 214


Spaeth, Paul J . , "Purloined Parchments and Burglarized
Books", Franciscan Studies 47 (1987), pp. 373-.381 215, 225


Trias Mercant, Sebastia, "El «Ramon Llull» de Miguel
Cmz Hernandez y las «zonas calientes» del pensamien-
to luliano", Miguel Cruz Herndndez. Pensamiento is-
lamico, investigacidn de su tradicion y actualidad.
Anthropos 86-87 (Barcelona, 1988), pp. 98-102 81


Tusquets, Joan, "Les respostes de Ramon Llull a 1'ateisme
medieval", Anuari de la Societat Catalana de Filosojia 2
(Barcelona: Institut d'Estudis Catalans, 1988), pp. 11-21 81, 97-8


Vecchio, Silvana, "II decalogo nella predicazione del
XI I I secolo", Crestianesimo nella storia. Ricerche stori-
che exegetiche teologiche 10 (1989), pp. 41-56; Llull
43, 49-50 215




INDEX D'OBRES LULLIANES


Arbre de ciencia 5, 10, 12, 16, 18, 19, 21, 107, 108, 150, 217, 221
Arbre de filosofia desiderat 16
Ars brevis 36, 145, 161 i ss.
Ars brevis juris civilis 20, 29
Ars compendiosa inveniendi veritatem 34, 181, 223
Ars compendiosa medicinae 177-8
Ars consilii 47, 55
Ars generalis ultima 105, 159
Ars mystica 145, 154
Art abreujada de predicacio 206
Art breu, vegeu Ars brevis
Art demostrativa 161 i ss.
Blaquerna 107, 108, 173, 174, 218, 223-5
Cant de Ramon 77
Cent noms de Deu 141
Comencaments de medicina 161 i ss., 175, 177, 178-9
Contemplatio Raimundi 78, 86, 189-190
De experientia realitatis Artis generalis 151
De fide catholica contra sarracenos, vegeu Disputatio


Raimundi christiani et Hamar Saraceni
De locutione angelorum 23, 205
De refugio intellectus 12
De virtute veniali atque vitali 206
Declaratio Raimundi per modum dialogi edita 78, 86-7
Disputatio fidei et intellectus 153
Disputatio Raimundi christiani et Hamar saraceni 56
Disputatio Raimundi et Averroistae 153




2 3 6 E S T U D I O S L U L I A N O S


Doctrina pueril 95, 101-2, 218, 224, 225
Felix o Llibre de meravelles 9, 24, 107, 108, 161 i ss., 218, 224, 225
Flors damors e flors d'enteHigencia 161 i ss.
Introductoria Artis demonstrativae 175, 180-1
Investigatio generalium mixtionum secundum Artem generalem 78, 86-7
Lectura compendiosa super Artem inveniendi veritatem 181, 223
Lectura super Artem inventivam et Tabulam generalem 16, 17
Liber de accidente et substantia 186-7, 189
Liber de aequalitate potentiarum animarum in beatitudine 158
Liber de agentia majore 47, 56
Liber de ascensu et descensu intellectus 19-21, 36, 145-6,


150, 152, 154, 155
Liber de bono et malo 48, 56
Liber de civitate mundi 55
Liber de convenientia fidci et intellectus in objecto 35, 153, 184
Liber de demonstratione per aequiparantiam 184-5, 188-9
Liber de Deo et de mundo 48
Liber de Deo et Jesu Christo 188
Liber de Deo et suis propriis qualitatibus infinitis 47, 55
Liber de divina existentia et agentia 151
Liber de ente simpliciter absoluto 189
Liber de essentia et esse Dei 183-4
Liber de fallaciis novis 153
Liber de fide sancta catholica 153
Liber de forma Dei 143
Liber de geometria nova 158
Liber de inventione majori 47, 56
Liber de levitate et ponderositate elementorum 175, 177
Liber de majori fine intellectus amoris et honoris 48, 56
Liber de memoria Dei 186
Liber de modo naturah intelligendi 153
Liber de nominibus divinarum personarum 185-6
Liber de perseitate Dei 55
Liber de perversione entis removenda 12
Liber de possibili et impossibili 28, 151
Liber de praedestinatione et praescientia 175, 182
Liber de praedicatione 18, 25, 87, 141 i ss., 143, 150-2
Liber de sermonibus factis de decem praeceptis 215
Liber de virtutibus et peccatis 143, 145, 208
Liber lamentationis philosophiae 10, 12, 29
Liber mirandarum demonstrationum, vegeu Llibre de demostracions




1 N D E X 237


Liber novus physicorum 10
Liber principiorum medicinae, vegeu Comencaments de medicina
Liber reprobationis aliquorum errorum Averrois 153
Llibre de affatus 3 i ss., 139 i ss.
Llibre damic e Amat 77, 83-4, 213, 217
Llibre de anima racional 152
Llibre de contemplacio 9, 12, 18, 37, 86, 97, 102, 140, 141,


143, 144, 146-9, 154, 159 217, 223
Llibre de definicions 95-6, 98
Llibre de demostracions 18, 34
Llibre del gentil e dels tres savis 31 i ss., 98, 161 i ss., 218
Llibre de 1'orde de cavalleria 156, 195 i ss., 213, 223
Llibre de les besties 99, 107, 213
Llibre dels angels 23
Llibre de quadratura e triangulatura de cercle 77, 84-5, 121 i ss.
Llibre de santa Maria 94, 142, 144, 149
Lo desconhort 173
Logica nova 154
Medicina de pecat 23, 141, 143, 151
Metaphysica nova 20, 145, 150, 151, 154, 158
Mil proverbis 143, 156
Petici6 a Celesti V 204
Proverbis de Ramon 16, 18, 20, 145, 146, 151, 153, 225
Quaestiones Attrebatenses 225
Quaestiones per Artem demonstrativam solubiles 9, 23-4, 155
Rhetorica nova 29, 105, 107, 108, 155, 158
Tabula generalis ad omnes scientias 179
Tractatus novus de astronomia 78, 85-6
Vida coetania 78, 87-9, 96, 101, 110-111


OBRES PSEUDO-LULLIANES


Art de confessi6 143
De auditu Kabbalistico 225
Liber de secretis naturae 78, 89 i ss., 109
Testamentum 109










ABREVIATURES


AST : - Analecta Sacra Tarraconensia (Barcelona)
ATCA = Arxiu cle Textos Catalans Antics (Barcelona)
BSAL = Butlleti cle la Societat Arqueolbgica Lulliana (Palma)
EF = Estuclis Franciscans (Barcelona)
EL = Estuclios Lulianos (Palma)
EUC = Estudis Universiiaris Catalans (Bareelona)
SMR = Studia Monograpliica et Recensiones (Palma)


ABREVIATURES D E COL LECCIONS


ENC = Els Nostres Classics (Barcelona)
MOG = Rayinundi Lidli Opera omnia, ed. I. Sal/inger, 8 vols. (Magiin-


cia, 1721-42) 1
Obras = Obras de Ramon Lull, ed. J . Rosello, 3 vols. (Palma, 1901-3)
OE = Ramon Llull, Obres Essencials, 2 vols. (Barcelona, 1957-60)
OL = Ramon Llull, Obras Literarias, "Biblioteca de Autores Cristianos"


(Madrid, 1948)
ORL = Obrcs de Ramon Lull, edicid original (Palma, 1906-50)
ROL = Raimundi Lulli 0]>cra Latina (Palma i Turnhout, 1959 i ss.)


ABREVIATURES D O B R E S BASIQUES D E CONSULTA


Av = J. Avinvo, Les obres autentiqucs del Bcat Ramon LIull (Barcelona
1935)


Bru = R. Brummer, Bibliografia Lulliana: Ramon-Lhdl-Schriftum 1870-
1973 (Hildesheim. 1976)


Ca = T. i J . Carreras y Artau, Historia de la filosofia espahola: Fihsofia
cristiana de los siglos XIII al XV, 2 vols. (Madrid, 1939-43)


/7LF = E. Littre i B. Haureau. "Ravmond Lulle, ermite", a Histoire littc-
raire de la France XXIX (Paris,' 1885), pp. 1-386, 567-8. 618


Lo = E. Longpre, "Lulle, Ravmond (le Bienheureux)", a Dictionnaire de
Thcologie Catholique IX,' 1 (Paris, 1926), cols. 1072-1141


Pla = E.-W. Platzeck, Raimuncl LuII, sein Leben, seine Werke, clie Gund-
lagen seines Denkens (Frinzipienlehre), 2 vols. (Roma-Dusseldorf,
1962-4)


RO = E. Rogent i E. Duran, Bibliografia de les impressions lulliancs
(Barcelona, 1927)


Qualsevol daquestes darreres vuit sigles seguides per un mimero tot
sol, sense indicacio expressa de pagina, es refereix a un niimero dels seus
catalegs (el de Ca es troba a 1, 285-334; el de Lo a les cols. 1090-1110; i
el de Pla a 11, 3°-S4'').


1 Es cilara iTaqiicsta fornia "A/OC I, 434 = Int. vii, 1 " , on el " 4 3 4 " es refereix a la pagi-
nacio continua dc la reinipressio (cd. Stcgmullcr, Frankfurt. 1965) . i el darrer miniero es refc-
reix a la primcra pagina dc la sctcna numeracio interna de 1'edicio original. Suggerim
aqueixa forma de cita una mica rebuscada perque, d'una banda. "A/OG I. Int. vii, 1 " es
innccessariament complicat per a una persona que te a ma la rcimprcssio. i d'altra
bauda. "A/OG 1. 4 3 4 " seria iinpossiblc dc trobar pcr a una pcrsona que volgues consullai
1'edieii original.




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